Remarquée pour sa voix de soprano dès l’âge de douze ans, la peintre suisse Angelika Kauffmann était également chanteuse. D’une beauté remarquable, l'artiste aux multiples talents parlait quatre langues : allemand, italien, anglais et français. Dans son premier autoportrait, peint en 1753, elle se représente en chanteuse. Sans regret, elle fait le choix de dédier son activité à la peinture, mieux considéré à l'époque pré-révolutionnaire.

Angelika Kauffmann est née le 30 octobre 1741 à Coire, d'où est originaire sa mère Cleofea Luz. Son père Johann Joseph Kauffmann est originaire de Schwarzberg en Autriche. Le père d’Angelika, lui-même artiste, réalise plusieurs fresques dans les palais et les églises du lac de Constance au nord de l'Italie, forçant la famille à déménager fréquemment. La famille Kauffmann séjourne plus longtemps à Côme et à Milan, où la jeune Angelika développe ses talents artistiques. Talents encouragés par l’aristocratie supportant alors le travail du père.
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Dans la Ville éternelle, Angelika Kauffmann rencontre l'historien de l'art allemand Johann Joachim Winckelmann, qu'elle représente également. Cela lui donne accès aux illustres cercles britanniques en Italie. L'acteur David Garrick fait réaliser son portrait par Angelika Kaufmann, et l’envoie à Londres, où il est exposé à la Société des Artistes et fait grande impression. Lorsqu’elle arrive à Londres avec son père en 1766, sur la recommandation de l'épouse de l'ambassadeur britannique à Venise, Lady Wentworth, sa réputation l’a precède déjà.

Dans la Ville éternelle, Angelika Kauffmann rencontre l'historien de l'art allemand Johann Joachim Winckelmann, qu'elle représente également. Cela lui donne accès aux illustres cercles britanniques en Italie. L'acteur David Garrick fait réaliser son portrait par Angelika Kaufmann, et l’envoie à Londres, où il est exposé à la Société des Artistes et fait grande impression. Lorsqu’elle arrive à Londres avec son père en 1766, sur la recommandation de l'épouse de l'ambassadeur britannique à Venise, Lady Wentworth, sa réputation l’a precède déjà.
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À Londres, elle se lie d'amitié avec le peintre Joshua Reynolds - elle refuse sa prétendue demande en mariage - et grâce à cette relation fructueuse, elle continue à se développer artistiquement. Bien qu'elle réalise encore de nombreux portraits, elle se consacre désormais principalement à la peinture d'histoire, un genre, jusqu'alors réservé aux artistes masculins, et considéré trop exigeant et difficile pour les femmes. En peignant avec brio des scènes de la mythologie et des allégories, Angelika réfute sans aucun doute cette théorie.

Avec sa collègue Mary Moser , Angelika Kauffmann est l'un des membres fondateurs de la Royal Academy of Arts en 1768, où a ensuite lieu sa première exposition. Son succès dans la société anglaise est si grand qu'elle reçoit plusieurs commandes pour la décoration intérieure de maisons privées et de bâtiments publics. En 1773, elle doit décorer la cathédrale Saint-Paul avec d'autres membres de l'Académie, mais le projet ne se concrétise pas.
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Angelika Kauffman a moins de chance dans sa vie privée. Elle épouse le prétendu comte suédois Frederick de Horn en novembre 1767, qui s'avère être un escroc et s'enfuit avec ses économies. Dès février 1768, le divorce est prononcé. Ce n'est qu'en 1781 qu'elle se remarie, à la demande de son père. Antonio Zucchi (1726-1795), également prospère en Angleterre, a quinze ans de plus qu'Angelika et devient non seulement son mari mais aussi son agent.
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Avec son père et son nouveau mari, Angelika Kauffmann voyage via l'Autriche jusqu'à Venise. En 1782 son père, Johann meurt et le couple Zucchi-Kauffmann s'installe à Rome, où ils vivent dans l'ancienne maison du peintre néoclassique Anton Raphael Mengs. La maison devient rapidement un centre d'attraction pour les artistes de la métropole italienne et attire de nombreux voyageurs, dont Johann Wolfgang von Goethe et Johann Gottfried Herder ainsi que l'empereur Joseph II.

Dans cette maison, Angelika Kauffmann peint son meilleur autoportrait avec Autoportrait à la croisée de la musique et de la peinture en 1792 . Après la mort d'Antonio Zucchi en 1795, elle se consacre de plus en plus aux thèmes religieux, avant de s’éteindre pour toujours le 5 novembre 1807.
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