Des gros titres aux documentaires, en passant par la série The Crown, récompensée par un Emmy Award, la fièvre de la famille royale britannique (et de toutes les familles royales d'ailleurs) n'a jamais été aussi forte. C'est l'occasion pour nous de revenir sur cinq ventes de bijoux royaux qui ont marqué l'histoire des enchères.
1. La tiare « Cambridge Lover’s knot »

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La tiare « Cambridge Lover's Knot » a été fabriquée au début du XIXe siècle, probablement en Allemagne, pour la princesse Augusta de Hesse Cassel, duchesse de Cambridge. Elle est ensuite passée à sa fille, la grande-duchesse de Mecklenburg Strelitz, et à son arrière-petite-fille, la princesse Jutta du Monténégro, avant d'être vendue chez Christie's en 1981.
Elle est étroitement liée à l'image de la famille royale britannique car la reine Mary en avait commandé une réplique, qu'elle a léguée à sa fille la reine Elizabeth II à sa mort. La princesse de Galles Diana et la duchesse de Cambridge Kate Middleton ont toutes deux été photographiées portant cette même tiare.
La reine Elizabeth II a proposé la tiare à Diana comme cadeau de mariage, bien que cette dernière ait choisi de porter la tiare « Spencer » (un important bijou de famille qui avait été porté par ses deux sœurs aînées lors de leurs mariages respectifs) lors de la cérémonie.
2. Les émeraudes de la duchesse de Berry

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Le 15 novembre 2017, Sotheby's présentait, à Genève, une pièce inédite provenant de la collection de l'une des figures aristocratiques les plus célèbres et intrigantes du XIXe siècle : la Duchesse de Berry.
Marie Caroline Ferdinande Louise de Bourbon, princesse des Deux-Siciles, duchesse de Berry, est née à Palerme en 1798 et morte au château de Brunnsee près de Mureck en Styrie en 1870. Épouse de Charles Ferdinand d'Artois, duc de Berry, fils de Charles X, elle est la mère d'Henri d'Artois, prétendant légitimiste au trône de France. Au nom de son fils, elle a tenté en vain de prendre le pouvoir en France en 1832 en qualité de « régente ».
Le collier de la duchesse est serti de magnifiques émeraudes en forme de poire dont l'émeraude centrale pèse 14,03 carats. La demi-parure provient directement de la Collection de Marie-Caroline de Bourbon-Deux-Siciles (1798-1870), autrement appelée la Duchesse de Berry (1816), puis de celle de la Duchesse della Grazia (1831).
Le collier s'est vendu pour 1,63 million de dollars en 2017 chez Sotheby's.
3. La Régente : une perle pour gouverner le monde

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La perle Régente est l'une des plus grosses perles du monde. Si elle se place en cinquième place en termes de taille, elle est néanmoins la plus chère avec un prix de vente de 2,5 millions de dollars en 2005.
Son histoire d'amour avec les enchères commence en 1987, où elle est vendue chez Christie's à New York et cataloguée avec une « provenance russe » (deux ans avant la chute du mur de Berlin, les artefacts soviétiques étaient encore entourés de mystère). La Régente venait bien de Russie, où elle avait été portée par la princesse Youssoupov de Russie impériale.
Ses origines remontent néanmoins au début du XIXe siècle. En 1811, l'empereur Napoléon l'a acquis auprès du joaillier Nitot, qui l'a montée dans un diadème destiné à sa seconde épouse, l'impératrice Marie-Louise. Après la chute de l'Empire français en 1870, La Régente et les autres joyaux de la Couronne sont restés à Paris et à l'annonce de la Troisième République, l'emplacement du trésor s'est perdu. En 1887, la plus grande partie de la collection s'est vendue aux enchères au Louvre et La Régente est passée entre les mains de Rossel, un marchand qui aurait enchéri pour le compte du prince russe Nikolai Youssoupov.
La Régente arrive en Russie. En 1919, les Youssoupov sont exilés. Dans l'impossibilité d'emporter leur collection de bijoux, ils la dissimulent sous les marches de leur palais de Moscou. Elle ne sera redécouverte qu'en 1925 et, en 1987, La Régente est mise aux enchères à New York. Elle repassera aux enchères chez Christie's à Genève en 1988, puis une troisième fois chez Christie's en 2005, où elle est adjugée pour 2,5 millions de dollars.
4. Les joyaux de la duchesse de Windsor

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Wallis Simpson, duchesse de Windsor, était l'épouse américaine du prince Édouard, duc de Windsor. Deux fois divorcée et associée à des hauts dignitaires nazis, son mariage a fait scandale au sein de la monarchie et du peuple britannique. En revanche, son style et la beauté de ses tenues sont reconnus de tous.
En 1987, Sotheby's a dispersé 300 joyaux de la collection de la duchesse de Windsor. Au cours d'un mariage long de 35 ans avec le duc de Windsor, bien qu'elle ne soit jamais devenue reine, la duchesse n'a jamais porté autre chose que des bijoux faits sur mesure pour elle.
La collection présentée chez Sotheby's a totalisé 50,3 millions de dollars et comprenait des pièces de Cartier, Suzanne Belperron et Van Cleef & Arpels, dont beaucoup étaient des bijoux uniques qui personnifiaient le style de la Duchesse.
La vente aux enchères comprenait, entre autres, un étui à cigarettes en or 18 carats et pierres précieuses portant l'inscription « David from Wallis Christmas 1935 », avec une carte gravée représentant un itinéraire de vacances communes en Europe. La pièce s'est vendue 266 000 dollars, soit presque 100 fois son estimation.

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Autre trésor de la vente : une broche clip en diamant en forme de plumes provenant de la couronne du Prince de Galles, achetée par Elizabeth Taylor pour 623 327 dollars et ensuite revendue 1 314 500 dollars lors de la vente historique Legendary Jewels qui a dispersé la collection Taylor en décembre 2011.
Un collier de perles naturelles et diamants par Cartier, autrefois propriété de la Reine Mère, a été acheté par Calvin Klein pour 733 333 dollars, record du monde pour des perles en 1987. Vingt ans plus tard, le collier s'est vendu chez Sotheby's pour un montant incroyable de 3 625 000 dollars.
5. La tiare « Poltimore » de la princesse Margaret, comtesse de Snowdon

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La collection de la princesse Margaret, comtesse de Snowdon et soeur de la Reine Elisabeth II, s'est vendue en juin 2006 chez Christie's et a totalisé 17,65 millions de dollars.
La tiare dite « Poltimore » fut sans nul l'un des lots phares de cette vente. La pièce a été réalisée en 1870 par le joaillier Garrard à la demande du baron Poltimore, Ministre des Finances sous le règne de la reine Victoria. Le bijou a été vendu à la famille royale britannique pour la somme de 5 500 livres sterling en 1959, un an avant l'annonce officielle par la Reine Elizabeth, le 26 février 1960, des fiançailles de la Princesse Margaret avec Antony Armstrong-Jones. La tiare a été offerte à la Princesse Margaret pour l'évènement. Elle l'a d’ailleurs portée le jour de ses noces à la cathédrale de Westminster ainsi que pour de nombreux portraits officiels.
La tiare « Poltimore » a été vendue aux enchères chez Christie’s en juin 2006 par les héritiers de la Princesse Margaret, Lord Linley et Lady Sarah Armstrong-Jones et achetée pour la somme de 1 704 576 de dollars, soit quatre fois son estimation basse.
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