Max Ernst (1891-1976) s'est tourné vers le surréalisme après sa phase dadaïste et a joué un rôle décisif dans la formation du mouvement. Il a également développé plusieurs techniques graphiques, connues sous le nom de frottage et de grattage, qui ont influencé la génération d'artistes qui lui a succédé. Voici cinq choses que vous ignoreriez peut-être sur l’excentrique artiste allemand :
1. Giacometti l'a inspiré pour expérimenter la sculpture

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Max Ernst était un artiste très polyvalent qui ne se contentait pas de peindre, mais excellait également en tant que graphiste et illustrateur. En 1934, alors qu’il rend visite à Alberto Giacometti dans son canton natal des Grisons, en Suisse, il découvre un nouveau médium : la sculpture. Si les deux artistes étaient voisins dans le quartier parisien de Montparnasse, Giacometti avait pour habitude de rejoindre son atelier en Suisse pendant l’été. Après cette visite, Ernst commence à s'intéresser à la sculpture, une discipline qu'il trouve « relaxante » par rapport à la peinture. Dans les années qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale, il a été le seul à s'essayer à la sculpture surréaliste.
2. Il était dans un ménage-à-trois avec Paul Éluard et sa femme
En 1922, Max Ernst s'installe à Paris. Il loge chez le poète surréaliste Paul Éluard et sa femme Gala, qu'il avait rencontrés l'année précédente à Cologne. Ernst et Gala tombent amoureux et un ménage-à-trois s’instaure dans la maison, jusqu'à ce qu'Éluard ne le supporte plus et s'enfuie au Viêtnam (il lui faudra tout de même deux ans pour boucler ses valises), mais sa femme et son amant le suivront peu après. Cependant, aucune des relations de ce trio amoureux n'était destinée à durer : en 1929, Gala rencontre Salvador Dalí et l’épouse en 1934, après son divorce d’Éluard.
3. Ernst a fui les nazis avec Peggy Guggenheim

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Diffamé par les nazis dans sa patrie allemande depuis 1933 et qualifié d’« artiste dégénéré », Max Ernst a été emprisonné à plusieurs reprises après la défaite de la France. C’est son vieil ami, Paul Éluard, qui a négocié sa libération. Ernst s'enfuit alors avec la mécène Peggy Guggenheim pour rejoindre New York, où ils se marient en décembre 1941. Toutefois, le mariage est de courte durée : après avoir rencontré la peintre américaine Dorothea Tanning dans la galerie de sa femme, à peine un an après son mariage, Ernst se sépare de Peggy. Il se mariera avec la talentueuse Dorothea Tanning quatre ans plus tard.
4. Il a inspiré l'action painting

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Dans les années 1950, l'artiste américain Jackson Pollock s'est fait connaître pour ses toiles monumentales sur lesquelles la peinture était jetée de manière dynamique et presque inédite. Pour ces œuvres, Pollock a confié avoir été inspiré par une exposition de Max Ernst qu’il avait vue à New York en 1942. À cette époque, Ernst avait mis au point une nouvelle technique, appelée « oscillation » (également connue sous le nom de drip painting), qui consistait à suspendre un bidon à une ficelle, d'où la peinture s'égouttait sur la toile dans un balancement d'avant en arrière.
5. Les oiseaux avaient un sens pour lui

Max Ernst était fasciné par les oiseaux : il racontait même être né d'un œuf d'aigle que sa mère avait placé dans un nid. À partir de 1930, un alter ego nommé Loplop apparaît dans ses œuvres, une sorte d’« oiseau suprême » auquel il s'identifie. Les oiseaux, ainsi que leur capacité à planer et à interagir à la fois avec le ciel et la terre étaient un motif récurrent chez Ernst.
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