Dans le monde de l'art, les faux sont monnaie courante. Ils sont principalement destinés à duper les collectionneurs souhaitant acquérir des chefs-d'œuvre à un prix (relativement) réduit. Le 30 mars 2021, la police de la Generalitat de Valence, en Espagne, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur un collectionneur qui tentait de vendre trois œuvres contrefaites pour une valeur totale de 12,5 millions d’euros.
Le collectionneur, basé à Tolède, en Espagne, échangeait des e-mails avec plusieurs marchands d'art pour vendre les œuvres et demandait une commission de 10 %.

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L'œuvre la plus chère du lot était un faux portrait par Amedeo Modigliani, que le collectionneur essayait de vendre en Allemagne, en Espagne et au Mexique, pour une valeur de 8,5 millions d’euros. L'Institut Valencià de Conservacio a prouvé qu'il ne s'agissait pas d'un original. Modigliani est l'un des dix artistes les plus falsifiés en circulation sur le marché noir.
Le Musée sépharade de Tolède et le Musée du Prado ont par la suite confirmé que les deux autres œuvres, un tableau du Greco représentant le Christ portant la croix (proposé pour 2,5 millions d’euros) et une petite toile de Francisco de Goya (estimée à 1,5 million d’euros), étaient contrefaites.

Les trois peintures étaient accompagnées de faux documents indiquant qu'elles avaient bien été authentifiées, et le portrait de Modigliani comportait même une signature falsifiée au dos.
Antonio López, le chef du département du patrimoine historique de la police de la Generalitat de Valence, a déclaré dans un communiqué : « La revente de faux est un problème persistant sur le marché de l'art qui inquiète les autorités, mais aussi les collectionneurs, les marchands d'art et les héritiers des familles des artistes, qui voient les circuits illégaux de commerce se développer ».

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En 2014, le Fine Art Expert Institute (FAEI) a averti que 50 % des œuvres circulant sur le marché seraient soit fausses, soit mal attribuées, bien que ce chiffre semble quelque peu exagéré. On connaît néanmoins l’existence de faussaires qui ont dupé les marchands et les collectionneurs les plus chevronnés. Avec des techniques et une technologie en constante évolution, il n’y a plus qu’à espérer que de moins en moins de faux passeront entre les mailles du filet.
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