Avez-vous déjà admiré une célébrité au point d'être prêt à acheter son pantalon usagé ou la gamelle de son chien ? De nombreux fans et collectionneurs s’affolent pour les souvenirs et effets personnels de célébrités, et sont prêts à payer des prix astronomiques pour les obtenir.
Délirant, avez-vous dit ?
En 2008, un mouchoir usagé de Scarlett Johansson a été vendu 5 300 dollars (4 000 euros environ) sur eBay. Lors d'un talk-show, Johansson a plaisanté en disant que son rhume, attrapé à cause de son collègue Samuel Jackson, avait plus de « valeur », car il était passé d'une célébrité à l'autre.

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En 2012, l'ancien membre des One Direction, Niall Horan, a laissé derrière lui un morceau de toast au Vegemite (pâte à tartiner essentiellement consommée en Australie) après avoir participé à une émission de télévision. Son en-cas à moitié mangé a été vendu pour la somme stupéfiante de 65 000 dollars (environ 70 000 euros). Plus récemment, en 2019, la raquette Wilson Blade de Serena Williams, qu'elle a fracassée avec rage suite à une dispute avec l'arbitre, a été vendue aux enchères pour près de 20 400 dollars (environ 18 500 euros).
Aussi absurdes que certaines de ces histoires puissent paraître, on peut tout de même se demander ce qui fait que ces souvenirs de célébrités valent autant.
Au contact physique des célébrités
Les objets qui ont été en contact physique avec des célébrités (utilisés, portés ou même brièvement touchés) ont une valeur plus importante que les possessions moins personnelles.
Par exemple, une paire de Nike Air Jordan 1 a été vendue plus de 560 000 dollars (510 00 euros) lors d'une vente aux enchères organisée par Sotheby's l'année dernière, devenant alors la paire de baskets la plus chère vendue aux enchères (elles ont depuis été détrônées par les Nike Air Yeezy 1 de Kanye West, vendues en avril 2021). Pourquoi ? Elles ont été portées en match par Michael Jordan en 1985. De plus, elles portaient la signature du joueur.

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Et qui peut oublier l'emblématique robe rebaptisée « Happy Birthday, Mr. President » de Marilyn Monroe ? Cette robe moulante recouverte de strass n'a pas seulement suscité les murmures de la foule des années 1960, mais a également été vendue aux enchères en 2016 pour la somme astronomique de 4,8 millions de dollars (4,5 millions d’euros).
Il est donc clair que plus les contacts et le temps passé avec la célébrité sont conséquents, plus le prix de l'objet sera élevé. Certaines personnes refuseront même d’acheter des souvenirs de célébrités s’ils ont été stérilisés ou lavés avant d'être vendus.
La loi de la contagion
Outre ce précieux « contact physique » avec la célébrité, on pense également que les gens , en achetant un objet souvenir, espèrent s’approprier une partie de la personnalité ou des qualités de la personne. C'est ce que les anthropologues appellent la « loi de la contagion » ou la « contagion magique », c’est-à-dire la croyance selon laquelle l'essence d'une personne est imprégnée et transmise dans et par les objets qu'elle a touchés.
Aussi farfelu que cela semble, ce phénomène est bien plus courant qu’on ne le pense. Ainsi, certaines personnes pensent que posséder une veste portée par Michael Jackson permettra d'acquérir un peu de son talent, ou peut-être, qu'acheter une mèche de cheveux d'Elvis Presley les rendra aussi charismatiques que lui.

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Il suffit de regarder la vente aux enchères phare de la collection personnelle d'Audrey Hepburn. Les biens de l'icône du cinéma et de la mode, qui étaient conservés par sa famille, ont été mis en vente pour la première fois en 2017. Les enchères ont notamment porté sur le script annoté par Hepburn pour « Diamants sur canapé », qui a été vendu pour 632 750 livres (721 800 euros). Sa vaste garde-robe personnelle a également été mise à disposition, notamment ses ballerines en cuir, qui ne sont pas seulement confortables mais aussi extrêmement tendances.
La vente aux enchères proposait trois paires, chacune dans une couleur et un style différents, estimées à plusieurs milliers d’euros, car elles ont été portées lorsque l’actrice était au sommet de sa carrière.
Cette croyance fonctionne également dans le sens inverse. Pour les objets de célébrités tristement célèbres, moins il y a de contact, mieux c'est, car ils contiennent moins d’énergie négative.
Des objets de collection rares
Évidemment, plus les objets sont rares, plus leur cote grimpe. Parmi les exemples les plus courants, citons les accessoires de films et les articles conçus sur mesure.
Comme par exemple la mini robe fantaisie portée par Amy Poehler dans le film « Les Rois du patin » (2007), qui a été spécialement conçue pour son rôle de Fairchild Van Waldenberg. En plus d'être unique en son genre (à l’instar de la célèbre robe de Marilyn Monroe), elle a été vendue à un prix plus élevé parce que son état était impeccable.

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Un autre exemple est le chapeau Fedora vu dans la saga de films « Indiana Jones ». Comme il n'existe que quarante-cinq chapeaux (à part l'original fabriqué pour Harrison Ford), il n'est pas surprenant qu'ils aient été vendus aux enchères pour plusieurs milliers chacun, et jusqu’à 300 000 dollars (254 000 euros) pour celui porté par Harisson Ford lors d’une vente en juillet 2021.
En effet, le monde du spectacle est intéressant. Même si ces célébrités sont que des personnes ordinaires, portant des vêtements ordinaires et possédant des objets ordinaires, pour les fans et les collectionneurs dévoués, elles représentent bien plus.
Que ce soit pour le lien, la rareté ou l’admiration, l'attrait des souvenirs de célébrités n’a pas donné son dernier mot.
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Article de Jennifer Birch



