La série documentaire Michael Jordan « The Last Dance », sortie le mois dernier, a captivé le public en racontant l'ascension fulgurante du joueur prodige au sommet de la NBA. Vingt ans après la fin de sa carrière, la fascination perdure et se manifeste notamment lors de ventes aux enchères proposant ses effets personnels ou ses équipements sportifs. Ses Nike Air Jordans de 1985 ont été présentées chez Sotheby's le 17 mai dernier avec une estimation de 150 000 dollars (environ 132 000 euros).

La paire a été portée en 1985 par Jordan, alors âgé de 25 ans et fraîchement recruté pour intégrer l’équipe des Chicago Bulls, et portent sa signature. Les chaussures appartenaient à Jordan Geller, le méga-collectionneur de Nike possédant plus de 2 500 paires de la marque, qui a ouvert Shoezeum, un musée de la chaussure à Las Vegas.
Voir aussi : La catégorie émergente des baskets de collection
Geller a décidé, parallèlement à la sortie de la « docusérie », qu'il était temps de se séparer de cette paire de collection. Après une féroce bataille d’enchères, les baskets se sont envolées pour 560 000 dollars (510 000 euros) le 17 mai, détrônant les Nike Moon Shoes, qui détenaient le record des baskets les plus chères du monde. Conçues spécialement pour les sélections olympiques en 1972 par le cofondateur de Nike, Bill Bowerman, les Moon Shoes s’étaient envolées pour 437 500 dollars (390 000 euros) chez Sotheby's l'été dernier.

L’année 1985 a marqué le début de la collaboration entre Jordan et Nike, qui a donné naissance aux Air Jordan I, et rapporté 126 millions de dollars à Nike la première année seulement. Les baskets rares sont aujourd’hui une catégorie de collection à part entière et atteignent des sommets toujours plus hauts. Les experts pensent que ce segment du marché prendra davantage d’ampleur dans les années à venir et attirera une toute nouvelle génération de collectionneurs dans l’univers des enchères.
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