Rossella Tiadina, veuve de l’ancien directeur de la galerie Ricci Oddi, est soupçonnée d’avoir participé au vol du tableau miraculé de Gustav Klimt, retrouvé dans le jardin de l’institution 23 ans après sa disparition. Tiadina fait l’objet d’une investigation par les autorités de Plaisance, et une perquisition a été effectuée à son domicile. D'après les écrits personnels de son défunt mari Stefano Fugazza, rendus publics il y a quelques années par la BBC, il aurait pensé à orchestrer le vol lui-même pour promouvoir l’exposition « De Hayez à Klimt » au Palazzo Gotico, bâtiment historique de la ville de Plaisance.
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Seule une copie des écrits a été dévoilée : « Je me suis demandé ce qui aurait pu être fait pour donner à l'exposition une notoriété retentissante, pour lui garantir un succès comme jamais auparavant à Plaisance. Et l'idée était d'organiser délibérément, en interne, le vol du Klimt juste avant l'exposition (exactement, mon Dieu, ce qui s'est passé ensuite) puis de le retrouver peu après, pendant l'exposition. »
Rien de nouveau jusqu’ici, comme l'a déclaré l'avocat de Tiadina, Stefano Bontempo. Le journal avait été reporté il y a quelques années, lorsque le journaliste italien Max Paradiso menait une enquête sur la disparition de l'œuvre et s’était vu remettre le manuscrit par la veuve de Fugazza (selon lui).
Deux décennies plus tard, le mystère plane toujours au-dessus du vol, et la police cherche aujourd’hui à comprendre quel rôle a tenu Rosella Tiadina dans l’affaire.
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Seule une personne dément encore l’implication de la veuve : Valeriano Beltrame, l’homme qui avait revendiqué le vol dans une lettre. « Madame Fugazza n’a rien à voir avec cette histoire et je suis désolé qu’elle y soit mêlée », a-t-il déclaré il y a un mois. Beltrame a plaidé coupable en janvier dernier, avouant qu’il avait remis le tableau aux autorités « en cadeau à la ville ». Son cas est également surveillé.
Pour Ermanno Mariani, reporter du journal Libertà et auteur d’un livre sur l'affaire Klimt, Beltrame, dont le casier judiciaire est déjà bien rempli, a « rendu » l’œuvre pour tenter de négocier avec les autorités. Beltrame et son présumé complice (dont l'identité n'a pas été révélée) ont été récemment condamnés à 7 ans et 2 mois et 4 ans et 8 mois de prison pour d'autres délits et font toujours l'objet d'une enquête.
La saga du portrait ne montre aucun signe de fatigue. Après une disparition en 1997, une mystérieuse redécouverte en décembre 2019 et une l'authentification en début d'année, l’enquête sur l'épouse de l'ancien directeur de la galerie Ricci Oddi n'est qu'une autre pièce d’un puzzle bien compliqué.




