8. Le plat cuivré

Cet important plat en cuivre doré avait été acheté il y a quelques années sur un marché aux puces, pour la modique somme de deux euros. Identifié comme une pièce d’orfèvrerie datant de la fin du XVIIe siècle, l’objet s’est vendu le 14 juin 2019 chez Uppsala Auktionskammare pour 1 500 euros.
7. Les bougeoirs de Svenskt Tenn

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Ces deux très beaux bougeoirs ont été achetés pour un peu moins de 900 euros par un chineur à Hälsingland, en Suède. L’acheteur avait immédiatement identifié la griffe de la sculptrice Anna Petrus pour le designer Svenskt Tenn. La paire de bougeoirs a ensuite été acquise aux enchères pour 46 800 euros par le Nationalmuseum de Stockholm, qui la conserve toujours dans ses collections.
6. Le canapé-lit avec bonus

En 2007, une étudiante berlinoise flânant sur un marché aux puces décide d’acheter un canapé-lit au prix de 190 euros. De retour chez elle, la jeune femme découvre une peinture à l'huile dissimulée dans la partie coulissante de son nouveau canapé. L'œuvre en question, Préparation à l'évasion en Égypte, a été attribuée à Carlo Saraceni, un artiste vénitien du XVIIe siècle. Le tableau s’est vendu pour 19 500 euros chez une maison de vente hambourgeoise.
5. Le Tenner

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En juin 2017, une bague en or blanc sertie d’un diamant de 26 carats baptisé « The Tenner » a été présentée à la vente chez Sotheby's, à Londres. Les enchères ont atteint près de 750 000 euros, un prix relativement normal pour un diamant de cette taille datant du XIXe siècle. Ce qui rend cette bague si spéciale, c’est sa provenance : elle avait été achetée sur un marché aux puces dans les années 1980, par une femme qui a déclaré l’avoir trouvée dans un bol avec d’autres bijoux. Au cours des 30 années suivantes, sa propriétaire l’a portée tous les jours, lorsqu'elle travaillait, nettoyait, ou effectuait des tâches domestiques. Pour elle, le bijou était une imitation peu coûteuse d’un joyau ancien. Son prix d’achat au marché ? Environ 11 euros.
4. Le bol chinois millénaire

En été 2007, une famille américaine s’est offert un petit bol en porcelaine au prix de 3 euros, dans une brocante voisine. Le récipient blanc a été soigneusement conservé dans le vaisselier familial pendant plusieurs années. La curiosité ayant eu raison d’eux, les propriétaires décident un jour de l’emmener chez un expert pour une estimation.
Le bol, authentifié comme une antiquité chinoise datant de la dynastie des Song (XIIe siècle), a été présenté à la vente chez Sotheby's à New-York le 19 mars 2013. Entrée en salle avec une estimation fixée entre 180 000 et 220 000 euros, la délicate porcelaine est repartie sous le bras du collectionneur Giuseppe Eskenazi, pour 1,96 million d’euros.
3. Le Bouddha assis

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Parmi les lots présentés lors de la traditionnelle vente d’Art chinois tenue en mars dernier chez Sotheby’s, à New-York, se trouvait une petite statue en bronze doré représentant un Bouddha assis. Cette dernière avait été achetée dans une braderie environ 20 ans plus tôt, pour une centaine de dollars. La propriétaire avait, peu de temps avant la vente, décidé d’emmener l’objet sur le plateau de l'émission de télévision Antiques Roadshow pour en connaître la valeur. C’est à sa grande surprise que les experts du programme ont daté la statue du début du XVe siècle, et confirmé son origine.
Bien que l’un des spécialistes de l’émission ait estimé la valeur du Bouddha entre 100 000 et 125 000 dollars (90 000 à 110 000 euros), son prix d’adjudication s’est avéré bien plus élevé : après sept minutes d’enchères acharnées, la statue s’est envolée pour 2,1 millions de dollars, soit 1,87 million d’euros.
2. Le tableau et l'archive

En 1989, un homme originaire de Pennsylvanie fait l’acquisition d’un tableau trouvé dans un marché aux puces local. Loin d’être enthousiasmé par l’œuvre en elle-même, il envisageait d’utiliser le cadre fleuri qui l’accompagnait pour y placer autre chose. Une fois le tableau démonté, il découvre un papier soigneusement placé derrière le cadre : une copie de la déclaration d'indépendance des États-Unis de 1776.
Ladite copie était l'un des 25 exemplaires les plus connus produits au cours de l'année de la signature officielle de la déclaration. En vue de son remarquable état de conservation, le spécimen s’est envolé pour 2,1 millions d’euros, lors d’une vente tenue en 1991.
1. L'œuf d'or du ferrailleur

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Le célèbre joaillier Fabergé a travaillé pour la cour impériale de Russie de 1885 à 1917. Au cours de cette période, il a réalisé 57 œufs de Pâques ornés de joyaux et de pierres pour les différents membres de la famille du Tsar. Cette coûteuse tradition, qui s’est étendue sur trois décennies, a pris fin à l’éclatement de la révolution, et les œufs ont été éparpillés dans la nature (l'impératrice Maria Fjodorovna en avait conservé un, tandis que d'autres ont été volés ou oubliés).
En 2014, huit des 57 œufs étaient encore portés disparus, jusqu'à une découverte de taille. Un ferrailleur américain s'est rendu sur un marché aux puces du Midwest américain et a mis la main sur un œuf doré richement décoré. La somme demandée par son vendeur n’était pas si modeste, mais semblait justifiée : environ 7 700 euros. Un prix basé principalement sur les matériaux précieux qui, à première vue, avaient été utilisés pour sa fabrication.
Des analyses ont ensuite démontré qu’il s’agissait du troisième œuf fabriqué par la maison Fabergé pour la famille impériale, vers 1886-1887. Le ferrailleur venait donc d’acquérir l’un des huit œufs de Fabergé manquants. L’augmentation entre son prix de vente sur le marché aux puces et son prix d’adjudication final est d’environ 2500 %. L’œuf s’est envolé pour 19,5 millions d’euros.



