Du 26 au 28 mai et du 1er au 2 juin, la maison de ventes Hermann Historica, basée à Grasbrunn près de Munich, présentera sa 89e vacation en date. Spécialisée dans les trésors historiques et militaires, la maison a constitué, une fois de plus, un catalogue exceptionnel qui ravira les collectionneurs chevronnés, les amateurs et les nouveaux acheteurs.

Le 26 mai, les 578 lots de la vente aux enchères « Arts et Métiers, Antiquités » seront dispersés. Ils couvrent plus de cinq millénaires et proviennent des régions les plus diverses. L'une des pièces les plus anciennes est une sculpture en lapis-lazuli représentant un lion couché, la gueule ouverte, qui ne mesure que 5,8 cm. Elle a été réalisée par un artiste de l'empire élamite au IIIe millénaire avant Jésus-Christ. L'empire élamite était situé sur le golfe Persique, aujourd'hui l'Iran. La figurine sera proposée avec un prix de départ de 11 000 euros.

Ce portrait grandeur nature de l'empereur romain Caracalla (211-217 après J.-C.) a été réalisé en marbre au début du IIIe siècle. Elle représente l'empereur dans sa jeunesse, avec sa coiffure bouclée typique. Le prix de départ est de 200 000 euros.

La dynastie Tang a été fondée par la famille Li, qui a pris le pouvoir durant le déclin et la chute de l'empire Sui. Pour les souverains de cette nouvelle dynastie, et surtout pour l'empereur Taizong, son deuxième empereur, les chevaux revêtaient une grande importance, si bien que les représentations d’équidés se sont imposées comme un thème à part entière dans l’art chinois. Le présent exemplaire avec glaçure brun-noisette est présenté avec un prix de départ de 24 000 euros.

Cette tête de sanglier en bois entièrement sculptée, qui aurait fait partie d’un drakkar viking retrouvé dans les années 1930 au fond de l'Escaut, près d'Anvers, est également très intéressante. Le naufrage du drakkar explique son bon état de conservation car le bois, comme toutes les matières organiques, se décompose relativement vite sauf s'il n'est plus en contact avec l'oxygène. Un examen au radiocarbone a révélé que la tête de sanglier, estimée à 9 000 euros, a été fabriquée entre 660 et 870.

Cette extraordinaire peinture à l'huile sur plaque de cuivre provient de la première moitié du XVIIe siècle. Son sujet nous entraîne dans le monde des fables : elle représente un renard roux suspendu à une branche qui se fait juger par d’autres animaux, notamment des oiseaux enragés, tandis qu'un chat lit le verdict et que deux lièvres font de la musique. Mesurant seulement 14,5 x 20 cm, l'œuvre sera proposée à partir de 1 500 euros.

La dispersion des 322 lots du catalogue « Armes et armures anciennes du monde entier » se déroulera dès le 27 mai. Il convient ici de noter une armure de serviteur noire et blanche avec un casque provenant du sud de l'Allemagne, dont le prix de départ est de 25 000 euros. Toutes les parties de l'armure sont d'origine, datant d'environ 1560, et présentent une décoration similaire.

Cette épée de chevalier présente une facture élaborée qui témoigne d'une grande habileté de la part de l'armurier. La lame à double tranchant est décorée sur un côté d'une inscription et d'un aigle stylisé avec un ornement de feuilles d'or. Les collectionneurs devront débourser au moins 12 000 euros pour cette rare arme historique.

C'est également avec un prix de départ de 12 000 euros que cette arbalète de la Renaissance passera sous le marteau. Fabriquée entre 1600 et 1620 dans le sud de l'Allemagne, elle est dotée d'une fine décoration en os représentant des scènes de chasse.

Enfin, le 28 mai, Hermann Historica mettra les « Armes à feu des cinq siècles derniers » à l’honneur, avec un total de 1044 lots. Parmi les pièces maîtresses de cette collection figure cette importante paire de carabines à verrou fabriquée à Teschen vers 1640 et décorée d’incrustations en os et en nacre. La ville silésienne de Teschen était célèbre pour ses excellents fusils de chasse, qui sont aujourd’hui considérés comme des objets de collection très recherchés. Le prix de départ de 65 000 euros montre également à quel point les exemplaires présentés ici sont précieux.

Véritable mine d’or pour les admirateurs de l'impératrice Élisabeth d’Autriche, le catalogue « Ordres internationaux et objets de collection historiques militaires », qui sera proposé le 1er juin, comprend plusieurs pièces ayant appartenu à la légendaire souveraine. C’est le cas de cette élégante robe de salon en soie et en dentelle, qu'Elisabeth a fait confectionner par la couturière Marie Braun dans son Munich natal. On ne sait pas combien l'impératrice a payé à l’époque mais aujourd'hui, on en réclame au moins 4 500 euros.

Cet uniforme d'un général de cavalerie autrichien en tenue de gala hongroise provient également de l'État des Habsbourg. L'uniforme incluant le Tschako (couvre-chef militaire typique) est un bel exemple de la minutie et des efforts mis dans la confection des tenues hongroises officielles. Le présent exemplaire a été fabriqué aux alentours de 1900 et est aujourd'hui proposé à 11 000 euros.

On termine ce tour d’horizon par l'Empire russe tsariste, avec cet Ordre de Saint-Stanislas, qui a été introduit en 1839 et ne pouvait être décernée qu'aux fonctionnaires de l'ordre. La médaille proposée lors de la vente, qui est estimée à 35 000 euros, est une œuvre de l'orfèvre de Saint-Pétersbourg Julius Keibel datant de 1870.
La série de ventes aux enchères se terminera le 2 juin avec la vente aux enchères « Histoire militaire internationale depuis 1919 ». Toutes les sessions débuteront à 10 heures et auront lieu à la salle des ventes de Grasbrunn, près de Munich. Des expositions seront organisées du 19 au 22 mai et du 29 au 31 mai.



