Une parade militaire se prépare chez Zorrilla Subastas. Un total de 345 objets militaires, casques, médailles et armes antiques seront présentés le 19 octobre prochain. Les différents couvre-chefs du catalogue permettront aux collectionneurs et aux passionnés de se plonger dans l’histoire militaire de France.

Le casque de cuirassier modèle 1874 arrive peu après la signature du traité de Francfort, le 10 mai 1870, une paix imposée par le nouvel empire allemand. Après plusieurs mois d’épreuves et abattue par sa défaite, la France se relève et s’empresse de se forger une nouvelle armée. Le projet de remaniement militaire est mené par Adolphe Tiers, qui après le vote de la « Loi militaire », ordonne la modernisation des uniformes militaires.
En juin 1972, le nouveau casque porté par les cuirassiers et les dragons (militaires se déplaçant à cheval mais combattant à pied) abandonne définitivement son bandeau de fourrure. La bombe, la visière et le couvre-nuque sont en tôle d’acier, tandis que le cimier et les autres garnitures sont en laiton. Le cimier se termine à l’avant par une tête de méduse qui vient accueillir la houppette rouge en crin, et se termine par une longue crinière en crin noir. À l’entame du premier conflit mondial, les cuirassiers en campagne sont coiffés du modèle 1974, qu’ils recouvrent par un casque en toile de coton de couleur kaki, afin de le rendre plus discret.

Le casque de gendarme reprend la forme du casque de cuirassier, il est composé d’une bombe, d’une visière, d’un couvre-nuque, d’un bandeau, d’un cimier et d’un porte-plumet. À la différence du cuirassier 1874, le casque de gendarme ne porte pas de houppette ni de longue crinière à l’arrière du cimier, mais plutôt une crête de crin noir, qui s’étend d’avant en arrière, donnant une impression de légèreté et d’une plus grande liberté de mouvement.

Le casque Adrian, un couvre-chef inspiré de la bourguignotte de Moyen Âge, a coiffé les soldats des troupes françaises pendant la Première Guerre mondiale. Conçu dans l’urgence pour les soldats combattants dans les tranchées, dont les blessures à la tête étaient la principale cause des pertes sur le champ de bataille, il a été distribué à partir de septembre 1915. Avant son adoption, 77 % des blessures subies par les soldats français étaient à la tête, contre 22 % en 1916. Le casque Adrian a été pensé pour amortir les chocs venant par le dessus, ou en d’autres termes, pour recevoir les éclats d’obus explosant au-dessus des tranchées. Le cimier, une réminiscence des anciens casques de cavalerie, permettait de recevoir le choc en s’écrasant, avant qu’il n’atteigne la bombe du casque.

L’un des clichés les plus représentatifs de l’époque coloniale européenne, le salacot est un chapeau ou casque léger fabriqué en liège ou en fibres végétales, qui servait principalement à se protéger du soleil. Le salacot est officiellement adopté par le personnel militaire français dans les colonies tropicales en 1878. Les versions militaires sont généralement ornées d’un insigne en métal à l’avant, et peuvent être garnies d’un poinçon.

Le mot képi est emprunté à l’alémanique Käppi, un diminutif de l’allemand Kappe (« chapeau »). Il est porté en France dans l’Armée de terre à partir de 1861, pour remplacer le shako, et dans certains métiers civils, mais reste réservé aux hommes, le calot étant préféré pour les femmes. Bien que le képi représente symboliquement la France, son usage se fait de plus en plus rare depuis en trentaine d’années. Chez les militaires, il est orné de feuilles de chêne et le nombre d’étoiles figure sur le devant. Les rangées de feuilles de chêne permettaient de différencier les trois grades (à l’époque où il n’en existait que trois) que sont généraux de brigade, généraux de division et maréchaux de France.
Outre ces quelques couvre-chefs français, la vente sera ponctuée d’objets et de décorations militaires issus du monde entier. Le 19 octobre chez Zorrilla Subastas.
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