Les origines du diadème remontent à l'antiquité. Pour les Grecs, la tiare, ou diadème, était à l'origine un simple serre-tête en tissu porté par les vainqueurs des Jeux olympiques (le mot grec diadema signifie d’ailleurs « serre-tête »). Symbole d'autorité, le diadème couronnait la tête des shahs perses, des pharaons égyptiens et des rois hellénistiques. Ce n'est qu'au IIIe siècle qu’il s’est popularisé auprès des empereurs de l'Empire romain.

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Leurs épouses avaient deux siècles d'avance sur eux. Dès le 1er siècle, elles coiffaient leur tête de bandeaux, qui reposaient comme un croissant de lune dans leurs cheveux. Bien que les diadèmes aient également été portés dans l'Empire romain d'Orient (Byzance), ils sont passés de mode au Moyen Âge, alors que les femmes ont commencé à cacher leurs cheveux sous des capuches.
Dans les siècles qui ont suivi, les diadèmes sont tombés dans l’oubli. La tendance a ressurgi lorsque les styles de l'Antiquité ont été remis au goût du jour, à la fin du XVIIIe siècle. Les femmes portaient des robes-chemises à ceinture haute, rappelant les tuniques romaines, et accessoirisaient leurs coiffures de diadèmes.

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L'impératrice Joséphine possédait un grand nombre de tiares, souvent issues de magnifiques parures que Napoléon lui offrait. Joséphine faisait des cadeaux aussi généreusement qu’elle en recevait. Elle a offert à sa petite-fille, la future reine de Suède, certains de ses bijoux, notamment son diadème en camée, qui a été porté pour la dernière fois en 2010 par la princesse héritière Victoria lors de son mariage.

À partir de là, les diadèmes sont devenus indispensables chez les dames de la noblesse, complétant les robes de bal et d'État. Chaque maison régnante faisait fabriquer de magnifiques modèles pour ses dames, composés tour à tour de diamants étincelants, de perles chatoyantes et d'autres pierres raffinées.

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Les codes du port du diadème ont changé au début du XXe siècle, s’adaptant aux styles et à la mode en général. Les bandeaux étroits sont revenus à la mode et rappelaient davantage les bandeaux des athlètes antiques que les splendides symboles de statut social de l'aristocratie.

Aujourd'hui, la plus célèbre collection de diadèmes est sans aucun doute celle de la Reine Elizabeth II. Le choix du diadème que chaque mariée royale emprunte à la Reine est presque aussi attendu que le modèle de la robe de mariée.

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L'intérêt actuel pour ces bijoux prestigieux se reflète sur le marché des enchères. Des sommes colossales sont déboursées pour des diadèmes sertis de diamants, surtout s'ils ont une provenance intéressante. Par exemple, le diadème conçu en 1904 pour la princesse Alexandra de Hanovre, à l'occasion de son mariage avec le grand duc de Mecklembourg-Schwerin, Frédéric François IV, s'est vendu chez Christie's pour 904 590 euros en 2019.

Le diadème le plus cher des enchères a été adjugé en 2011 chez Sotheby's à Genève, pour 11,2 millions de francs suisses (8,78 millions d’euros). Le Prince Henckel von Donnersmarck l’avait commandé au début des années 1900 pour sa seconde épouse, la Princesse Katherina Henckel Von Donnersmarck. Les onze émeraudes qui y sont serties ont appartenu à l'impératrice Joséphine.
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