Ten by Ten est l'exposition récurrente de la galerie de Stockholm CFHILL dans laquelle sont présentées avec les extravagances de l’art, contemporain et où les chefs-d'œuvre de tous temps dialoguent. Lors de cette exposition, on trouvera Amoako Boafo, Nathalie Djurberg & Hans Berg, Hilding Linnqvist , Marino Marini, Eddie Martinez, Olle Olsson Hagalund, Olle Bærtling, Roberto Matta, Nicolas Party et Fernand Léger.
L'exposition est ouverte tous les jours à la galerie, située à Stockholm au Västra Trädgårdsgatan 9.

« L'humour peut franchir des obstacles que le sérieux ne peut pas. Je pense que l'humour est l'un des moyens les plus intelligents de communiquer. » ~ Nathalie Djurberg
Worship (Corn Cob) est une œuvre sculpturale cinétique de Nathalie Djurberg et de Hans Berg, inspirée d'un objet présenté dans le film d’animation Worship. Ce film faisait à l'origine partie de l'exposition personnelle de Djurberg & Berg de 2017, intitulée Who am I to Judge, or It Must be Something Delicious à la Lisson Gallery de Londres. L'exposition a été décrite comme un spectacle stimulant plusieurs sens à la fois grâce à la combinaison d'éléments auditifs et visuels. Un an plus tard, l’œuvre a été incluse dans la célèbre exposition solo de Djurberg & Berg, A Journey Through Mud and Confusion with Small Glimpses of Air au Moderna Museet de Stockholm.
Les animations de Djurberg donnent à voir une abondance de couleurs, de formes, de textures, et de musique techno en Technicolor, dans lesquels des sujets tels que le sexe, le sadisme et le charnel produisent des scènes psychologiquement denses empreintes d'humour et d'ironie. Dans Worship, les protagonistes féminines, habillées comme des pin-up, se déhanchent de manière suggestive contre une variété d'objets, dont des sucettes scintillantes et un étincelant épi de maïs, ce dernier ayant servi d'inspiration pour Worship (Corn Cob). Cette sculpture en forme d'épi de maïs entièrement recouverte de cristaux Swarovski jaunes est d’ailleurs en rotation, ce qui en renforce son éclat.
Nathalie Djurberg (née en 1978) et Hans Berg (né en 1978) forment un duo d'artistes d’origine suédoise, travaillant ensemble depuis 2004 et basés à Berlin. Djurberg est célèbre pour ses animations image par image de marionnettes d'argile, qui sont souvent violentes et à nuances sexuelles. Hans Berg compose la musique qui accompagne ces films, et cette collaboration ajoute de la dimension à ces récits chargés de symboles et d’humour. Le duo a déjà montré son travail internationalement (Moderna Museet de Stockholm, Musée d'art moderne et contemporain de Trente et Rovereto, Schirn Kunsthalle Frankfurt, Perth Institute of Contemporary Arts (PICA), Wanås Konst, Knislinge, et 53e édition de la Biennale de Venise, entre autres). Leur travail est également représenté dans de grandes collections, dont celles de la Fondation Prada à Milan et du MoMA à New York.

« Un espace d’exposition est un peu comme un théâtre ; les gens y viennent pour voir des histoires très singulières, et pour réussir à faire croire ces histoires au public, vous devez construire un décor qui vous fera oublier où vous êtes vraiment. Je ne peux pas mettre des acteurs sur une scène vide. Ils ont besoin d'un décor. » ~ Nicolas Party
Nicolas Party (né en 1980) représente des sujets conventionnels, comme des paysages, des portraits et des natures mortes, mais toujours avec un élément inattendu qui stimule et génère une réflexion plus profonde sur l’œuvre. Il s'attarde souvent à la frontière entre passé et futur, entre science-fiction et symbolisme, et incorpore également des éléments qui rappellent l’esthétique du film noir.
Party a conçu Mable Leftovers avec du marbre, un matériau qui évoque la pratique sculpturale et les arts décoratifs. Il sert ici de toile de fond à une variété d'objets, dont un tentacule de poulpe, une mouche, un œil, un pied, des arêtes de poisson et un escargot. Les objets semblent avoir été déposés là spontanément, mais leur place dans la composition les élève de leur rôle quotidien et banal de restes, à celui d’objets précieux. La permanence du marbre et ses connotations historiques contrastent avec le caractère éphémère et limité des différents objets représentés. Ceci étant, ainsi fixés dans la roche, ils dureront éternellement et deviennent donc une preuve de notre temps pour les époques futures. De fait, l’œuvre rappelle tout autant les fossiles ensevelis que les mosaïques en trompe-l’œil de l’antiquité romaine.
Nicolas Party est né à Lausanne, en Suisse, en 1980, et il est désormais basé à New York. Ses œuvres ont été présentées lors de plusieurs expositions individuelles et collectives importantes dans des lieux tels que la FLAG Art Foundation à New York, M WOODS à Pékin, et le Musée Magritte à Bruxelles. Les œuvres de Party font également partie des collections du Kunsthall Stavanger en Norvège, du Kunsthaus Zürich en Suisse, du Long Museum de Shanghai, du Los Angeles County Museum of Art, de LVMH en France, de la Marciano Art Foundation de Los Angeles, et de la Masahiro Maki Foundation de Tokyo, pour ne citer qu’elles.



