Le romantisme en Andalousie est apparu avec force dans le deuxième tiers du XIXe siècle sous le règne d'Isabelle II. C’est l'une des périodes artistiques les plus prospères de l'histoire de la peinture andalouse pendant laquelle l'Espagne accueille de nombreux peintres européens, attirés par l’ « exotisme » du pays.
A cette époque les figures de l'artiste et du voyageur sont intimement liées. Parmi les grands voyageurs romantiques on retrouve Washington Irving ou Richard Ansdell qui ont longtemps séjourné dans des villes comme Séville et Grenade pour créer leurs œuvres de scènes de vie, de fêtes, de personnages et de paysages, composant le patrimoine folklorique espagnol.
Une incitation au voyage

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L’Andalousie est très vite devenue l’image romantique par excellence de l’Espagne et une destination rêvée pour les voyageurs. Les écrivains et artistes de l’époque ont tous été inspirés par ses coutumes et son folklore (les gitans, l’architecture mauresque, le flamenco, les taureaux, les bandits ou les processions religieuses).

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Cette image idéalisée de l’Andalousie diffusée par les artistes romantiques a d’autant plus dynamisé la peinture folklorique car les artistes espagnols étaient soucieux de répondre aux exigences du marché touristique tout en développant leur propre identité artistique.
Les œuvres qui en ont découlé étaient généralement des peintures aux petits formats, faciles à transporter, représentant les sujets les plus attrayants pour les voyageurs étrangers.
La scène artistique sévillane

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Très vite, Seville devient l'épicentre de ce succès , car les artistes de toute l’Europe sont attirés par les scènes qu’ils ont pu admirer à travers les tableaux. Ainsi, l’école de Séville se développe largement, de par le nombre d’artistes étrangers et de voyageurs, et par l’intérêt toujours croissant de la clientèle étrangère pour les scènes de genre espagnoles.

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De cet engouement naît le courant costumbrismo, qui traduit l’amour pour l’environnement local et les usages et qui se manifeste à travers des scènes de genre (vie quotidienne, des manières et des coutumes). On peut retrouver certains noms ayant participé à ce mouvement, notamment l’un de ses initiateurs, José Domínguez Bécquer (1805-1841), qui était le professeur de nombreux autres artistes, et père du poète Gustavo Adolfo et du peintre Valeriano, auteur de types et de scènes populaires. Antonio Cabral Bejarano (1788-1861) a également joué un rôle important dans la création et la définition du costumbrismo sévillan, qui préfère peindre des figures isolées, des paysages locaux plutôt que des scènes de genre.

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Le succès de la peinture andalouse tient donc à deux choses: à la fois aux artistes espagnols qui se sont toujours intéressés aux coutumes et à la tradition andalouse et qui ont favorisé cet engouement pour le sud de l’Espagne, et aux artistes étrangers qui ont participé à la diffusion des paysages d’Andalousie et de sa culture à travers leurs voyages.
