La maison Pax Romana vous invite pour une vente estivale dédiée aux antiquités et à l’art ancien comprenant des objets spectaculaires issus du monde entier. Le catalogue, qui sera dispersé le 26 juillet, comprendra des antiquités égyptiennes, des armes anciennes, telles que des casques et des épées, des bijoux anciens, qui ont été examinés par un gemmologue indépendant, et des terres cuites chinoises testées par TL. Voici une sélection de six lots incontournables.

Cette longue épée en fer forgé, dotée d’une poignée et d’un pommeau circulaire, date des années 1200-1300 de notre ère. Le haut Moyen Âge a vu les forgerons développer de nouveaux types de lames pour combattre l'usage grandissant des armures. Avec l’apparition des équipements défensifs (tels que les armures), les épées de style ancien dotées de lames légères et plates perdaient beaucoup en efficacité. Les guerriers et les artisans de l'époque ont vite compris que les lames devaient être plus pointues, avec des sections transversales renforcées pour transpercer tous types de matériaux. Montée sur un support fait sur mesure, la présente épée est en excellent état.

Ce rare pendentif hellénistique, datant d'environ 300-100 avant J.-C., a la forme d'un amphoriskos (du grec, « petites amphores »), soit d’un type de pot à deux anses utilisé pour le parfum ou l’huile à l'époque grecque et romaine.
Le corps du pendentif (ou la panse de l’amphoriskos) se compose de verre et comporte un motif doré en écailles de poisson. La lèvre, le col, les anses, l'épaule et le pilon de l'amphoriskos sont en or, avec une petite boucle à l’extrémité inférieure. L'objet a été soumis à une analyse par fluorescence X pour confirmer son contenu métallurgique, confirmant son origine antique et l'absence d'éléments modernes.

Cette tête d'homme en céramique gréco-égyptienne date de la période gréco-romaine (323 av. J.-C. à 395 apr. J.-C.). La pièce est étonnamment réaliste : le sujet est représenté avec des cheveux ondulés, une barbe bouclée, des sourcils noirs et une carnation de couleur rouge-ocre. Ses yeux sont incrustés de verre noir et blanc pour un effet réfléchissant, et sont soulignés de bleu pour indiquer la présence de khôl. Des traits délicats représentant les cils émergent des paupières, s'inspirant davantage de l'art hellénistique que de l'art égyptien.
L'arrière de la tête n'a pas été conçu de manière réaliste, comme on pourrait s'y attendre, car la tête était à l’origine fixée à l'arrière d'une autre céramique (dont la nature n'est pas certaine, car elle a été brisée). La cassure laisse apparaître une zone où les cheveux sont accolés à une structure décorée de lignes et de motifs géométriques. Il pourrait s’agir d'un récipient en céramique de type chypriote, qui comportait un visage modelé sur le côté.
Chypre a longtemps constitué une partie importante de l'Empire ptolémaïque et compte tenu de sa situation géographique, très près d'Alexandrie, plusieurs récipients chypriotes ont été trouvés en Égypte. La question de savoir s'ils ont été importés de Chypre ou si leur style a été adopté par les artisans de l'Égypte gréco-romaine fait encore l’objet de débats.

Ce rare bracelet romain en or, datant des années 100-200 après J.-C., est composé d'épais fils d'or torsadés et d'un fermoir à crochet. Les bijoux étaient particulièrement importants pour les femmes romaines car ils leur appartenaient à elles, et non à leur mari. Ainsi, les femmes pouvaient acheter, vendre et léguer leurs bijoux comme elles l'entendaient, parfois en fondant des pièces anciennes au profit de styles plus modernes et même en utilisant des bijoux pour régler des dettes familiales.
Les bijoux des femmes étaient également un symbole de richesse et de classe sociale, comme en témoigne la Lex Oppia, une loi somptuaire votée en 215 avant J.-C. durant la deuxième guerre punique. Cette législation de guerre limitait la quantité de bijoux qu'une femme pouvait porter à une demi-once d'or, stipulant que le reste serait versé au trésor public pour la protection de l'État. La Lex Oppia visait à limiter le luxe afin que les richesses soient consacrées à la guerre plutôt qu'à la parure.
Après la guerre, les matrones romaines ont protesté et la loi a été abrogée en 195 avant J.-C., relançant la tendance des bijoux somptueux.

Ce casque chalcidien datant de 500-300 av. J.-C. présente des sourcils très arqués, d’une protection nasale et d’un protège-nuque évasé.
Les casques chalcidiens doivent leur nom aux casques représentés sur des vases en poterie de la ville de Chalcis, dans l'Eubée. Ce type de casque de la Grèce antique était une forme plus légère et moins restrictive du casque corinthien. Les paragnathides (protège-joue) à charnière étaient pensés pour s'adapter étroitement au visage et avaient tendance à s'incurver vers le haut en direction de l'œil, où de grandes ouvertures circulaires offraient un champ de vision plus large que les casques corinthiens.

Nous terminons avec ce cratère à cloche en terre cuite des Pouilles de 400-300 av. J.-C., qui présente un pied à socle, un corps en forme de cloche inversée, deux anses tournées vers le haut et une lèvre évasée. L'un des côtés est décoré d'un homme nu et lauré tenant un instrument de musique, le bras gauche reposant sur la cuisse gauche. Le personnage masculin n'est pas le dieu Dionysos lui-même, car il ne possède pas ses attributs iconographiques traditionnels (le thyrsos - un bâton en forme de pomme de pin -, une coupe à boire également appelée kantharos, ou la couronne de feuilles de lierre), mais pourrait faire partie du thiase, le groupe de créatures qui accompagnent et servent Dionysos, souvent représentés comme des fêtards ivres. Cette interprétation est renforcée par l'iconographie visible de l'autre côté du corps du vase, qui représente une femme semi-nue, couronnée et assise, tenant un tambourin et une phiale prête à recevoir le vin.
L'utilisation de la peinture blanche pour les détails, tels que les bijoux de la femme et les éléments du décor, indique que ce récipient a été peint en Grande Grèce (les colonies grecques du sud de l'Italie). Les cratères à cloche comme celui-ci sont apparus pour la première fois au début du Ve siècle et les seuls qui subsistent sont décorés de figures rouges. Les récipients de ce type ont été nommés en raison de leur forme de cloche et comportent généralement de petites anses horizontales retournées à mi-hauteur du corps, comme dans le présent modèle. Les cratères servaient à diluer le vin dans l'eau et étaient généralement posés sur un trépied dans la salle à manger, où le vin était mélangé pendant un banquet (symposium).
La vente aux enchères d'antiquités et d'art ancien de Pax Romana aura lieu le 26 juillet. Le catalogue de 418 lots peut être consulté dès maintenant.



