Des balançoires rassemblent les communautés à la frontière américano-mexicaine

Trois balançoires à bascule ont été installées à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis pour permettre aux petits et aux grands de jouer ensemble des deux côtés du mur.

Rael San Fratello, Teeter-Totter Wall, via Instagram @rrael
Rael San Fratello, Teeter-Totter Wall, via Instagram @rrael

L’installation Teeter-Totter Wall, comprenant trois balançoires à bascule roses placées en travers du mur américano-mexicain, a été inaugurée le 28 juillet dernier. Le projet permet aux enfants issus des deux pays de jouer en tandem malgré le mur qui les sépare. Conçu il y a bientôt 10 ans par Ronald Rael, professeur d’architecture à l’Université de Californie à Berkeley, et Virginia San Fratello, professeure associée de design à San Jose State, le projet est resté à sa phase de conception jusqu’à aujourd’hui. Le « climat propice » de ces derniers temps aurait été l’un des principaux facteurs de sa finalisation. 

Rael San Fratello, Teeter-Totter Wall, via Instagram @rrael
Rael San Fratello, Teeter-Totter Wall, via Instagram @rrael

« Cette frontière est un point d’ancrage pour les relations américano-mexicaines, et construire des murs altère ces relations », a déclaré Virginia San Fratello à Artnet News. « Le mur et la politique actuelle, visant à maintenir une frontière physique entre les deux pays, séparent non seulement des régions, mais aussi des villes, des quartiers, des familles, et plus récemment, des enfants de leurs parents ». 

Les trois balançoires ont été installées dans la région d’Anapra - l’une des plus pauvres du Mexique – à l’ouest de Ciudad Juarez, pendant une demi-heure, apportant un bref instant de bonheur pour les communautés. La couleur rose fluo des balançoires a été choisie pour casser l’austérité du mur de métal de Sunland Park. 

Conception de Teeter-Totter Wall, image via Instagram @rrael
Conception de Teeter-Totter Wall, image via Instagram @rrael

Le symbole d’unité véhiculé par le projet a attiré les éloges et l'attention des médias. « L'art à véritablement le pouvoir de faire changer les choses », a annoncé sur Twitter le Centre d'aide aux réfugiés et aux immigrants pour l'éducation et les services juridiques (RAICES). « Cette belle installation à notre frontière sud nous rappelle que : « Toute action initiée d'un côté a un effet direct sur l'autre». Nous sommes tous connectés. Nous sommes un ». 

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