Le 10 avril, la maison Andreas Thies proposera sa soixante-dixième vente de militaria, dont le catalogue, de très haute qualité, comprend notamment des décorations et des médailles, mais aussi des armes à feu.

Parmi les ordres et décorations de cette vacation, commençons par signaler cette médaille française en or de l’Empire, datant de 1810. Décernée par la Société Médicale pour le mérite et les progrès en science et en médecine, elle reste aujourd’hui encore d'une grande rareté.

Quant à cette médaille, c’est le Maréchal Pétain lui-même qui l’a reçue après avoir été le « héros de Verdun » en 1917. Commandant en chef des forces armées françaises, élevé à la dignité de maréchal de France, Pétain est ensuite devenu le chef d’État du régime de Vichy, de 1940 à 1944.

L'ancien titulaire de cette distinction est également resté célèbre, puisqu’il s’agit du Prince Karl Alexander von Thurn und Taxis (1770-1827). L'Ordre de la Toison d'Or était à l'origine un ordre bourguignon, qui fut ensuite attribué à la Maison des Habsbourg. Il se poursuit ensuite en Espagne avec les Bourbons, après la guerre de Succession d'Espagne.

Voici désormais un bel exemple de l’Ordre de l'Aigle Rouge, datant du milieu du XVIIIème siècle. L’Ordre fut créé en 1734, par le margrave Friedrich Carl de Brandenburg-Bayreuth, et devint un ordre de chevalerie prussien en 1792.

La vente sera marquée par ce précieux étui à cigarettes qui demeure l’un des rares souvenirs de l'infortuné empereur mexicain, Maximilien Ier. On y trouve un poinçon autrichien, qui fait référence au pays de naissance de Maximilien, frère cadet de l'empereur d’Autriche François-Joseph Ier.
À côté, ce splendide bijou portugais de l'Ordre de Saint-Jacques de l'Épée date du XVIIIe siècle. Cet ordre de chevaliers fut fondé en 1290, avant de devenir un ordre militaire, puis civil en 1862.

Ce splendide ensemble de bureau du grand amiral Alfred von Tirpitz (1849-1930) promet d’être un moment fort de la vente. Composé d’un sceau et d'un ouvre-lettre en ivoire, et partiellement plaqués or, on y reconnaîtra les emblèmes de la marine et de la couronne impériales allemandes.

Soulignons également la présence de l'étendard du régiment prussien d’Uhlan n°10, qui fut en service de 1861 à 1918. Témoignage d’histoire exceptionnel, son état de conservation le rend d’autant plus remarquable.

Parmi les armes à feu de cette vente, certaines ne nécessiteront pas de permis, comme cette paire de pistolets à rouet. Objets artisanaux de haute qualité, ils furent fabriqués vers 1650-1660 par l'armurier Giovanni Battista Francino de Bescia.

On notera aussi la présence de ce fusil de chasse français, daté de 1857, et d’une étonnante qualité.

La maison de ventes Thies & Schmid, proposera aussi d’autres armes, nécessitant cette fois-ci un permis. Parmi elles, ce pistolet de police semi-automatique de la Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM) datant de 1921, ainsi qu’une arme semi-automatique de Mauser, Modèle 1932, dont le mécanisme de tir rapide a été modifié conformément aux exigences légales, et rendu inopérant.
La vente aux enchères aura lieu le 10 avril à partir de 13 heures à la maison de ventes Andreas Thies à Kirchheim unter Teck. En raison de la situation sanitaire actuelle, la présence du public est limitée, mais les offres peuvent aussi être soumises par écrit, par téléphone ou en ligne.



