Il y a maintenant 245 ans, le 4 juillet 1776, la Déclaration d’indépendance était signée, marquant la libération de l'Amérique du joug britannique. Cette fête patriotique a inspiré de nombreux artistes. Retour sur six peintures américaines célèbres dont les auteurs ont tenté de célébrer la liberté et la recherche du bonheur, les principes sur lesquels le pays a été fondé.
Emanuel Leutze, Washington Crossing the Delaware

S'étendant sur un mur entier du Metropolitan Museum of Art, Washington Crossing the Delaware (Washington traversant le Delaware) d’Emanuel Leutze représente un moment crucial de la guerre d'indépendance de l’Amérique, la journée du 25 décembre 1776. Avec le général Washington à la barre entouré d'icebergs et le drapeau américain derrière lui, ce tableau de 1851 est riche des couleurs patriotiques rouge, blanc et bleu.
Childe Hassam, The Avenue in the Rain

Accrochées dans le bureau ovale de la Maison Blanche, les peintures de drapeaux de Childe Hassam sont peut-être ses plus célèbres. Cette œuvre a été peinte en 1917, juste avant l'entrée de l'Amérique dans la Première Guerre mondiale, et montre des rangées de drapeaux américains suspendus sur une Cinquième Avenue pluvieuse.
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Le style impressionniste et la composition témoignent de l’influence de l’œuvre La Rue Montorgueil, réalisée par Monet en 1878. La création de l’œuvre d’Hassam s’est avérée particulièrement opportune pour la cause américaine, car le patriotisme a augmenté avec les soldats envoyés en Europe en avril 1917.
Albert Bierstadt, Among the Sierra Nevada, California

Aucun autre artiste n'a su capturer les paysages spectaculaires de l'Amérique comme Albert Bierstadt. Son œuvre s’est popularisée à la fin des années 1860 et dans les années 1870, alors que la guerre civile prenait fin et que l'industrialisation était en plein essor. À mesure que le paysage américain changeait, Bierstadt dépeignait les scènes romantiques et vastes de l'Ouest, des pics montagneux escarpés aux criques immaculées bordées de pins. Son tableau le plus célèbre, Among the Sierra Nevada, California, a été peint dans les années 1860 lors d'un voyage en Californie, puis exposé dans toute l'Europe l'année suivante, faisant découvrir au public européen la splendeur brute de l'Ouest américain. Elle constitue aujourd’hui l’une des pièces maîtresses du Smithsonian American Art Museum à Washington.
Grant Wood, American Gothic

Parmi les œuvres les plus reprises et les plus parodiées des États-Unis, on retrouve American Gothic (1930) de Grant Wood, un tableau considéré à la fois comme une célébration et une moquerie de la vie rurale américaine, dans le sillage du crash boursier de 1929 et de l’imminente Grande Dépression. L'œuvre, qui représente la sœur de l'artiste et leur dentiste local de l'Iowa, est devenue un symbole de la robustesse de l'esprit américain malgré les grands défis.
Edward Hopper, Nighthawks

Tout comme American Gothic, ce tableau, le plus célèbre d’Edward Hopper, se trouve aujourd'hui à l'Art Institute of Chicago. Le restaurant éclairé dans la rue sombre, vraisemblablement à New York, est caractéristique des scènes urbaines de Hopper qui capturent le quotidien des gens de l'époque.
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Souvent considéré comme une interprétation de l'aliénation et de la solitude ressenties dans les grandes villes pendant la Seconde Guerre mondiale, Nighthawks apparaît presque comme une capture de film, une image cinématographique de par ses couleurs et sa composition soignée.
Jasper Johns, Flag

Le drapeau américain est entré dans le vocabulaire de l'art moderne au milieu des années 1950 grâce à Jasper Johns, qui avait rêvé du drapeau après avoir quitté l’armée américaine. Cette peinture à l'encaustique (cire chaude) a été réalisée lors d’une résurgence de l'intérêt pour le symbole américain, avec les audiences McCarthy et le Flag Day. L'œuvre a été achetée par Philip Johnson à la galerie Leo Castelli et offerte au MoMA en 1968. Le drapeau deviendra ensuite un motif récurrent pour Johns, dont une version de 1958 a été vendue 110 millions de dollars en 2010.




