Zaha Hadid est considérée comme l'une des plus grandes figures de sa discipline. Grâce à ses œuvres futuristes, caractérisées par des courbes dynamiques, des lignes fluides et des structures organiques, elle a révolutionné l'architecture moderne. Voici quatre choses que vous ignoriez peut-être sur l’architecte et urbaniste irako-britannique.
1. Le suprématisme était sa première source d’inspiration

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Ne souhaitant pas limiter sa créativité à un seul mouvement, Hadid n'a jamais adhéré à un style architectural spécifique. Au début de sa carrière, elle s’est intéressée à Kazimir Malevitch et au mouvement suprématiste. Inspirée par l'œuvre abstraite du peintre, qui se caractérisait par des motifs géométriques agencés dans une composition dynamique, Hadid a repoussé les limites de l’architecture traditionnelle : ses premières œuvres exploraient le potentiel du dynamisme et de la distorsion.
2. Non aux angles droits

La principale caractéristique de son architecture est sans doute la courbe. Ses bâtiments étaient « organiques », fluides, et donnaient l'impression d'être en mouvement, ce dont elle a fait sa signature. Surnommée la « Reine de la courbe », Hadid aimait tellement les formes ondulantes qu'elle n'a jamais conçu un bâtiment avec des lignes droites. Son professeur, l'architecte Elia Zenghelis, disait qu'elle « avait inventé les 89 degrés, car rien chez elle ne se pliait à 90 degrés. »
Le Centre Heydar Aliyev à Bakou, en Azerbaïdjan, en est un exemple : le bâtiment monumental a été conçu comme une vague qui balaie le sol et le matériau principal, du polyester renforcé de fibre de verre, confère à l'extérieur une apparence malléable. L’œuvre a également été conçue comme une réaction à l'architecture soviétique de la ville ainsi qu'à l’esthétique azérie traditionnelle.
3. Femme architecte parmi les hommes

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Au cours de sa carrière, Zaha Hadid s'est heurtée à la critique pour ses idées radicales, mais aussi et surtout car elle était une femme. Elle estimait que la profession, dominée par les hommes, n'était pas prête pour les créatrices de talent. À force de détermination et de travail acharné, elle a finalement réussi à devenir l'une femmes architectes les plus respectées.
Ses chefs-d'œuvre architecturaux lui ont valu plusieurs prix : en 2004, elle est devenue la première femme à recevoir le prix Pritzker et, six ans plus tard, elle occupait la 69e place de la liste Forbes des « 100 femmes les plus puissantes du monde ».
4. Elle a également conçu des meubles

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Hadid était non seulement active en tant qu'architecte, mais aussi en tant que designer d'intérieur et créatrice de meubles. En 2012, elle a conçu la série Liquid Glacial en collaboration avec la galerie londonienne David Gill. La série comporte des tables et des chaises en acrylique transparent coloré. Comme pour ses œuvres architecturales, elle a repoussé les limites de la matière et de la forme. Les formes incurvées de la série imitent la fonte des glaces. L'une de ces tables a été adjugée chez Sotheby's en 2018 pour la somme étonnante de 300 000 dollars (264 900 euros).
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