Un mystère qui refait surface dans les années 1970
Tout commence alors que Madonna publie à Noël dernier sur son compte Instagram une photo d’elle dans l’escalier de sa demeure. Derrière elle, une œuvre magistrale interroge, il semblerait que ce soit un tableau de Jérôme-Martin Langlois (1779-1838) peint en 1822, intitulé Diane et Endymion. Alors que la ville d’Amiens se fait bombarder en 1918, la majeure partie des tableaux du Musée des Beaux-Arts sont sauvés, sauf quinze qui manquent à l’appel. Si tout porte à croire que ces œuvres furent réduites en fumée, un jeune historien de l’art, aujourd’hui conservateur au Musée du Louvre (Jacques Foucard) entreprend des recherches dans le courant des années 1970s. Sa curiosité s’arrête particulièrement sur une scène des Métamorphoses d’Ovide réalisée pour une commande royale en 1817 pour décorer la salle de Diane à Versailles. Ce tableau, c’est Diane et Endymion peint par Jerôme-Martin Langlois. L’œuvre restera dans les collections du roi Louis XVIII jusqu’à repasser en 1873 dans les mains de l’État pour être exposé au Musée d’Amiens. Mais le tableau disparaît à nouveau de l’inventaire du Musée dès 1911… Oublié ou détruit ? L’enquête de Foucard penchera finalement pour la seconde option.
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Une œuvre jumelle vendue aux enchères
Quelle surprise alors de retrouver en 1989 en vente chez Sotheby’s un tableau de Diane et Endymion qui ressemble en tout point à la toile manquante. Pas sur néanmoins qu’il s’agisse du tableau du Musée d’Amiens puisque quelques détails comme la taille (celle de chez Sotheby’s a trois centimètres de moins sur la hauteur) et le revers du tableau de chez Sotheby’s ne concordent pas (le tableau n’a ni cachet au dos, ni signature, ni date). Identifié comme une copie ancienne, voire un autographe selon le Louvre (Le Figaro), le tableau est acheté 1,3 million de dollars par la reine de la pop, Madonna.
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« Diane et Endymion » une affaire qui traîne
L’affaire ne fait pas de vague jusqu’à un reportage dans Paris Match de 2015 où l’on voit la chanteuse américaine posant dans sa cage d’escaliers devant le dit tableau. Le Musée d’Amiens porte alors immédiatement « plainte contre X » pour le vol des quinze tableaux disparus en 1918, dont Diane et Endymion. Si l’affaire piétine depuis 7 ans (on ne sait même pas si la plainte fut envoyée à l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, et même si Madonna est au courant de l’affaire !) elle refait surface contre toute attente à Noël dernier, alors que Madonna poste sur son compte Instagram une photo d’elle devant une toile magistrale représentant le couple mythologique. Le Figaro publie alors une enquête le 9 janvier alertant Brigitte Fouré, la Maire d’Amiens.
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Une demande directe de la Maire d’Amiens
La magistrate s’adresse alors directement à la star internationale via une vidéo publiée sur son compte Facebook pour obtenir un prêt. Celle-ci étant déterminée à montrer au public cette œuvre, même sinon identifiée, d’importance culturelle majeure dès 2028. Date de la candidature d’Amiens au titre de Capitale européenne de la culture.
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Suite au prochain épisode...
L’enquête pourrait bien se poursuivre et nécessiter des analyses supplémentaires si toutefois un nouvel élément venait asseoir l’hypothèse de l’existence du tableau. Une piste qui reste en suspens suggère la possibilité que l’œuvre ai été tronquée pour dissiper la date, la signature et le cachet au dos du tableau… Suite au prochain épisode !
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