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Magazine/Art/Rencontre : Sam Taïr, l’ambition au service du marché des enchères

Rencontre : Sam Taïr, l’ambition au service du marché des enchères

C’est doté d’une passion pour l’histoire, d’une réelle envie de transmettre et d’un esprit entrepreneurial aiguisé que Sam Taïr a suivi une trajectoire remarquable, jusqu’à devenir le président du Groupe Rossini. Près de six ans après notre première rencontre, il nous parle de sa vision du métier, de sa philosophie d’entreprise et des tendances du marché.

21 octobre 2026La rédaction
Sponsorisé parRossini
Sam Taïr, Président du Groupe Rossini. Photo © Rossini (détail)

Sam Taïr, Président du Groupe Rossini. Photo © Rossini (détail)

En décembre 2020, Sam Taïr nous confiait ses ambitions après avoir repris une première maison de ventes. Près de six ans plus tard, ce nouvel ensemble, le Groupe Rossini qu’il dirige avec Louis Le Carréres, a généré plus de 20 millions d’euros de revenus en 2025. En réunissant Auctie’s et Rossini, cette emblématique maison de Drouot, les deux entrepreneurs ont associé estimation en ligne, présence sur le terrain et savoir-faire d’une équipe de spécialistes. Sam Taïr nous explique comment ce modèle accompagne les familles, révèle les objets et réunit autour d’eux des collectionneurs du monde entier.

Barnebys : Comment avez-vous découvert le métier de commissaire-priseur ?

Sam Taïr : Je me suis installé seul à Paris à l’âge de 17 ans pour étudier le design. Très vite, j’ai ressenti qu’il me manquait quelque chose que l’histoire, l’art et la création m’apportaient et ça tombait bien : Paris en déborde. Chaque rue, chaque musée, chaque monument est une invitation à s’émouvoir et raconte quelque chose : des siècles d’histoire de l’art à portée de main. Tous ces éléments m’ont rapidement subjugué. Le métier de commissaire-priseur s’est ainsi imposé à moi en rejoignant le bureau parisien d’un commissaire-priseur provincial installé depuis plus de 40 ans aux portes de la Sologne. En 2017, à 24 ans, j’ai repris cette maison de ventes. J’ai toujours été attiré par l’esprit d’entreprise ; mes origines libanaises s’expriment peut-être malgré moi.

Trois ans plus tard, quand je m’associe à l’entrepreneur Louis Le Carréres, ce partenariat ouvre un nouveau chapitre. Il nous permet d’unir nos forces. Nous partagions l’envie de développer l’activité avec des parcours différents, des compétences très complémentaires et une véritable vision internationale. Nous avons la même fougue d’entreprendre.

J’aime dire que nous sommes comme une paire de chenets d’époque : chacun tient debout seul, mais c’est ensemble que nous faisons le feu. C’est ce qui nous a sans doute permis de construire cette croissance rapide mais durable en 5 ans.

Exceptionnel ensemble comprenant l’échiquier, les pièces du jeu d’échecs et leur boîte, ayant appartenu au « Grand Philidor ». XVIIIe siècle, vers 1750. Adjugé à 83 720 euros, préempté par le Musée Carnavalet à Paris. Photo © Rossini

Quelle vision du métier de commissaire-priseur avez-vous ?

Le marché des enchères a longtemps vécu de rentes de situation ; nous ne voyons pas ce métier comme une charge transmise dans des dynasties, de génération en génération. Nous avons construit l’inverse : une entreprise commerciale, d’expertise pointue, évoluant dans un marché mondialisé en changement constant.

Avec Louis, nous considérons d'ailleurs presque une maison de ventes comme une entreprise industrielle : une forte expertise technique, un flux de marchandises et de stocks à gérer, des clients à écouter, satisfaire et fidéliser, une logistique forte et des outils à structurer et à améliorer sans relâche. C’est un Rubik’s cube qui nous passionne.

Le commissaire-priseur que nous incarnons chez Rossini est chef d'entreprise à l’international. Pour autant, nous conseillons et accompagnons chaque jour des vendeurs où qu’ils soient dans le monde, avec une neutralité propre à la régulation française de notre métier, à l’instar des avocats qui conseillent et défendent les intérêts de leurs clients.

Qu’est-ce que cela représente lorsqu’une famille vous confie un objet ?

Une chance, d’abord. C’est entrer dans une histoire qui a commencé bien avant nous et en être à la hauteur. Une personne vient avec un tableau, un bijou ou un ensemble d’objets historiques, mais aussi plein de souvenirs et de questions. Elle veut savoir ce qu’elle possède, ce qu’elle peut en attendre et à qui s’adresser.

Il faut d’abord l’écouter. Nous intervenons parfois au moment douloureux ou délicat d’une succession, d’un déménagement ou d’un projet important ; la confidentialité, la qualité des échanges et la neutralité du conseil comptent beaucoup.

Ce qui nous passionne, c’est la découverte qui suit. Une véritable chasse au trésor quotidienne. Un détail, une inscription au revers, un document conservé dans la famille peuvent changer notre compréhension d’un objet ou d’une œuvre. Puis, il faut reconstituer son parcours, trouver les collectionneurs auxquels il parlera, et savoir ensuite incarner cette histoire pour en obtenir un résultat qui nous rendra fiers. Nous avons la chance d’exercer un métier qui mêle l’histoire de l’art à des rencontres très personnelles et d’une belle richesse humaine.

Sam Taïr, Président du Groupe Rossini. Photo © Rossini

Vous avez racheté le Groupe Rossini en mars 2025. Pourquoi avoir ensuite réuni la maison Auctie’s et Rossini ?

Avec Auctie’s, nous avons inventé une manière accessible et ludique de faire découvrir les enchères et de démocratiser l’estimation gratuite. Nous nous sommes beaucoup investis dans les recherches documentaires et la rédaction des contenus, la technique et le traitement des demandes arrivant en ligne. Nous avons ouvert la voie, de nombreux confrères nous ont suivi.

La maison Rossini, quant à elle, possède une marque sérieuse, reconnue, un réseau de terrain et sa propre salle de ventes à Drouot. Le rapprochement avait un sens évident. Le rachat de Rossini en 2025, puis la réunion des deux maisons, nous ont permis d’associer ces forces.

Ainsi, une personne peut nous découvrir en ligne, rencontrer un spécialiste près de chez elle partout en France et dans plusieurs pays en Europe et bénéficier de toute l’organisation de Rossini pour réaliser sa vente aux enchères à Paris.

Notre modèle repose aussi sur des moyens intégrés : les spécialistes, la logistique et la communication travaillent ensemble. Nos investissements bénéficient ainsi à plus de 80 ventes aux enchères chaque année. Vendeurs et acheteurs y retrouvent in fine le bénéfice.

Nous avons conservé le nom Rossini parce qu’il porte une histoire et la confiance construite par les équipes au fil des années. Nous voulions prolonger ce travail. La relation personnelle avec le marché reste essentielle pour nous.

Vos résultats ont beaucoup progressé en très peu de temps. Comment l’expliquez-vous ? Qu’y a-t-il derrière une vente réussie ?

Il y a beaucoup de travail avant que le commissaire-priseur ne lève son marteau. Il faut examiner l’objet, établir ce que l’on sait de son histoire, s’intéresser à sa provenance, choisir sa présentation et intéresser les bons acheteurs où qu’ils soient. La Jeune Hollandaise de Tamara de Lempicka en est un bel exemple. Ce tableau de 1941, conservé dans la même famille depuis 1947, est apparu pour la première fois aux enchères chez Rossini le 3 juillet 2025. Il a atteint 1,18 million d’euros frais inclus. Sa provenance, ses expositions et sa bibliographie formaient un dossier très riche, qui a contribué à convaincre les collectionneurs dans le monde.

Le plat de Vincennes du service « bleu céleste » de Louis XV raconte une autre forme de transmission. Redécouvert par mes soins lors d’un inventaire, il a été ensuite préempté par le Château de Versailles en avril 2025 pour plusieurs centaines de milliers d’euros. De même, en mars 2026, le jeu d’échecs personnel de Philidor, transmis par descendance, a rejoint les collections du musée Carnavalet après une adjudication de 65 000 euros sous notre marteau. On imagine ce que peut représenter, pour une famille, de retrouver son souvenir de famille dans un musée, et destiné à être partagé avec le public. Pour notre métier, c’est le Graal !

Toutes ces histoires donnent du sens aux chiffres. Ils traduisent la pertinence de notre modèle, la qualité de notre accompagnement, et consacrent les efforts réalisés depuis toutes ces années et la confiance induite qui nous est portée par nos clients. En 2025, nous avons dépassé 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, sur plus de quatre-vingts ventes aux enchères sur l’année. Rossini est la 9e maison de vente française indépendante. Cela nous engage chaque jour à être à la hauteur de cette confiance témoignée et à donner le meilleur de nous-même.

Tamara de Lempicka (1894-1980), Jeune Hollandaise, 1941, huile sur toile rentoilée, signée en bas à droite, 63,5x56 cm. Adjugée à 1,18 million d’euros frais inclus. Photo © Rossini

Faut-il posséder une œuvre exceptionnelle pour venir vous voir ? Et comment se déroule une première vente ?

C’est assez simple. Il suffit de se poser une question sur un objet. Certains clients arrivent avec un dossier complet ; d’autres avec une simple photographie prise dans la maison de leurs parents. Nous sommes là pour les aider à comprendre ce qu’ils possèdent. Il faut aussi, parfois, savoir expliquer qu’un objet n’a pas le marché que son propriétaire imaginait. C’est la neutralité que notre métier oblige. Une estimation doit pouvoir toujours se justifier. Les estimations en vue de vente sont gratuites et confidentielles. Le premier échange peut avoir lieu en ligne, dans nos bureaux ou lors de nos nombreuses journées d’estimation.

Une succession contient souvent plusieurs catégories d’objets. Nos départements permettent de regarder l’ensemble, puis de solliciter les compétences appropriées au besoin. Quelle que soit sa valeur, un objet estimé mérite un conseil sérieux. Nous adaptons les moyens déployés bien sûr, en conservant la même attention à la personne qui nous le confie. Le vendeur doit pouvoir décider en connaissance de cause. Cela suppose d’expliquer l’estimation, le calendrier proposé, les frais applicables à la vente. L’organisation du transport et du stockage doit aussi être claire. Nous voulons que chacun comprenne ce qui sera fait pour son objet et le montant susceptible de lui revenir.

Après la vente, la prise en charge se poursuit jusqu’au règlement, selon les conditions convenues et après encaissement du paiement de l’acheteur. L’adjudication est un moment important ; la qualité de l’accompagnement se mesure sur l’ensemble du parcours.

Votre stratégie est fortement axée sur la modernisation et la digitalisation des maisons de ventes, et plus généralement du secteur des enchères. Est-ce toujours le cas, et que pensez-vous du chemin parcouru jusqu’à maintenant ?

Plus que jamais, le digital est au cœur de notre stratégie depuis le premier jour, et il le restera. Cette orientation doit beaucoup à mon associé, Louis Le Carréres, dont cela été la première vie. Une conviction nous guidait : une maison de ventes ne doit plus être limitée par les murs de sa salle.

Nous recevons aujourd’hui des centaines de demandes d’estimation par jour, venues du monde entier et nos acheteurs le sont d’autant plus. Aujourd’hui, la salle s’est agrandie aux dimensions du monde.

Cette confiance-là ne se décrète pas : elle se gagne par le travail accompli, la rigueur de l’expertise et la qualité de l’accompagnement et des résultats de vente. Car l’écran ne remplace jamais l’essentiel : l’œil de l’expert, le conseil, la relation humaine et notre capacité à raconter et à faire vivre des histoires. Il permet simplement de les rendre accessibles partout, à tout moment.

Louis Le Carréres, Directeur général de Rossini. Photo © Rossini

Comment allez-vous chercher vos acheteurs, y compris à l’autre bout du monde ?

Paris est notre point d’ancrage. Les collectionneurs étrangers y trouvent une légitimité naturelle du marché de l’art, des lieux, des professionnels et une expérience de la vente. Les projets que nous envisagions à l’étranger en 2020 nous ont aussi conduits à mesurer la force de cette implantation. Il nous arrive fréquemment d’avoir sur un même tableau ou sculpture, des acheteurs en Chine, aux États-Unis, au Moyen-Orient, en Europe qui s’affrontent.

Si publier un catalogue donne naturellement de la visibilité à nos ventes, nous nous attachons à comprendre quels acheteurs peuvent s’intéresser à chaque œuvre, à leur raconter l’histoire, à répondre à leurs questions et à leur donner les éléments nécessaires pour enchérir. Nous investissons beaucoup pour cartographier, connaître le marché et les collectionneurs, les toucher, et créer du lien en continu avec eux.

Nous organisons également des rendez-vous dans d’autres lieux lorsque le contexte s’y prête. Le 11 juillet 2026, par exemple, nous avons tenu la première vente aux enchères dans un Musée en France, à la célèbre Villa Kérylos, à Beaulieu-sur-Mer pendant la semaine des grandes ventes à Monaco, autour de la joaillerie, de l’horlogerie et de la maroquinerie. Les expositions et les conférences qui la précédaient permettaient de rencontrer les amateurs et de partager les connaissances de nos spécialistes. C’est une manière de faire découvrir les objets et de donner envie de les regarder autrement.

Votre modèle reste très numérique. Quelle place y gardent l’œil et l’expertise ?

Le numérique facilite le premier contact et permet de diffuser une vente très largement. Il nous aide aussi à mieux organiser l’information et le suivi des dossiers. Nous utilisons l’automatisation et l’intelligence artificielle pour alléger certaines tâches et dégager du temps pour les équipes pour qu’elles se focalisent sur l’essentiel. Ce temps doit servir à examiner les objets, approfondir les recherches et parler aux clients. Le digital nous permet de partager notre savoir au-delà de nos frontières, et c’est une sensation profondément enrichissante. Nous ressentons une immense fierté lorsque des œuvres nous arrivent d’Australie, de Nouvelle-Calédonie, du Brésil ou du Kenya pour être présentées aux enchères à Paris. Derrière chacun de ces envois, il y a des clients qui ne nous ont jamais rencontrés, et qui nous ont pourtant confié leurs biens.

Cette confiance-là ne se décrète pas : elle se gagne par le travail accompli, la rigueur de l’expertise et la qualité de l’accompagnement et des résultats de vente.

Comment accompagnez-vous la transmission des collections et l’arrivée de nouveaux publics ?

Une transmission oblige souvent une famille à reconsidérer ses objets. Les enfants peuvent aimer d’autres époques ou avoir une autre manière de vivre. Notre rôle est de les aider à prendre leurs décisions, puis de retrouver les amateurs auxquels les pièces correspondent. C’est aussi pour cela que la polyvalence de Rossini est utile.

Nous voulons faire découvrir les ventes publiques à de nouveaux acheteurs, aux novices des enchères. Les conférences et les journées d’estimation y contribuent. À Biarritz, en juin dernier, nos spécialistes ont par exemple consacré une journée aux pierres de couleur et aux bijoux signés, avec des échanges ouverts au public. Expliquer pourquoi un objet intéresse les collectionneurs, c’est déjà commencer à transmettre le goût de collectionner.

Grand plat ovale en porcelaine de Vincennes de 1755, issu du service « Bleu Céleste » commandé par Louis XV. Adjugé à 260 000 euros, préempté par le Château de Versailles le 18 avril 2025. Photo © Rossini

Quelles sont vos prédictions pour le marché des enchères dans les années à venir ?

J’observe les tendances de fond, et certaines se dessinent déjà très nettement. Le monde est aujourd’hui traversé par de nombreuses instabilités, et il le sera probablement plus encore demain. Tensions géopolitiques, incertitudes économiques, recompositions politiques : nos repères vacillent.

Or, l’histoire du marché de l’art le montre : le marché des enchères se nourrit, hélas, de ces périodes troublées. Quand l’avenir devient incertain, chacun repense à son patrimoine. Certains choisissent de vendre, d’autres d’acheter. Les vendeurs sont plus nombreux, les acheteurs aussi, car les objets précieux restent une valeur refuge. Une œuvre, un objet, un bijou ont quelque chose que les placements financiers n’auront jamais : ils sont tangibles. On peut les toucher, les transmettre, vivre avec eux au quotidien. Leur valeur ne disparaît pas du jour au lendemain derrière un écran. C’est souvent dans ces moments d’incertitude que le marché est le plus en ébullition : les œuvres changent de mains plus vite, et la demande se fait plus forte que jamais.

Je pense aussi que le marché va continuer à se transformer en profondeur. Les catégories se diversifient : à côté des tableaux et du mobilier, les bijoux, l’horlogerie, le design et les objets de collection attirent un public de plus en plus large. Les acheteurs, eux, deviennent plus nombreux, plus exigeants. Ils veulent de la transparence, des provenances documentées et des expertises solides. C’est une excellente nouvelle pour les maisons qui travaillent avec rigueur.

Enfin, Paris a une carte majeure à jouer. Sa place au sein du marché européen s’est considérablement renforcée ces dernières années, et elle attire aujourd’hui des vendeurs et collectionneurs du monde entier. C’est à nous, maisons de ventes françaises, de saisir cette opportunité et de prouver que nous maîtrisons notre partition. Nos obligations et nos lois sur le marché de l’art, plus exigeantes que dans bien d’autres pays, sont un véritable gage d’excellence.

Les enchères existent depuis l’antiquité. Elles ont traversé les crises, les guerres et les révolutions, et elles traverseront aussi celles de demain. Car le besoin de beauté, de transmission et de sens, lui, ne connaît pas de crise.

Quelle maison Rossini voulez-vous construire dans les prochaines années ?

Nous voulons devenir une maison de dimension européenne, capable d’être présente auprès des vendeurs et de défendre leurs objets sur un marché international.

Pour cela, nous poursuivrons les investissements dans les équipes, les outils et la communication. Notre trentaine de collaborateurs, épaulés par des experts indépendants, sont au cœur de ce projet. Nous continuons de travailler sur les possibilités de rapprochement avec d’autres acteurs établis avec qui cela fait sens. Notre expérience avec Rossini nous a appris combien ces éléments comptent. Nous pouvons apporter des moyens communs, des outils numériques, un maillage international et des méthodes de travail nouvelles, tout en préservant la qualité de la relation locale.

C’est ainsi que nous envisageons la croissance : une famille doit pouvoir rencontrer près de chez elle un spécialiste qui comprenne ses objets, puis bénéficier des compétences et de la capacité de diffusion de tout le groupe pour en obtenir le meilleur. Notre ambition européenne se construit à partir de ce besoin très concret.

Je souhaite enfin que les vendeurs gardent le sentiment d’avoir été bien accompagnés, et que nos équipes continuent à prendre plaisir à chercher, à apprendre et à transmettre. Les objets et nos clients, nous réservent encore beaucoup de surprises, je le sais. C’est ce qui nous donne envie d’ouvrir les portes de Rossini chaque matin.

Découvrez tous les lots actuels de Rossini ici. Toutes les informations sur le calendrier, les spécialités et les services de Rossini sont à consulter sur le site de la maison de ventes.

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