Le 8 juillet, la maison de ventes parisienne Rossini vous propose un voyage entre l’Orient et l’Occident avec une superbe vente d’Arts décoratifs. Sur les 300 lots du catalogue, la moitié sera consacrée aux arts de la Chine, du Japon, du Viêtnam, de la Birmanie, du Népal, du Tibet, de l'Inde et de la Thaïlande, tandis que l’autre rassemblera des créations européennes du XXe siècle inspirées des traditions orientales.
Les formes de la nature, de la faune et la flore, les lignes courbes, les couleurs vives, ainsi que les techniques de laque et de céramique sont plusieurs caractéristiques qui unissent les créations de l'Est et de l’Ouest. La vente célébrera les échanges artistiques entre les deux continents et mettra en lumière le travail des artistes qui ont su trouver, dans l'une et l'autre culture, des sources d’inspiration.

L'artiste et designer Émile Gallé est aujourd'hui considéré comme l'un des pionniers du mouvement Art Nouveau en France. Féru de botanique, il a très souvent inclus des motifs floraux et végétaux dans sa verrerie, comme les délicates plantes des fonds marins visibles sur ce vase à col tubulaire. Le décor et le dégradé vert et rouge que l’on observe ici sont représentatifs du japonisme.

Originaire de la province de Há Noi, Nguyen van Binh a étudié la peinture et la technique de la laque à l'École des beaux-arts d'Indochine. Il enseignera ensuite sa spécialité, la laque traditionnelle, à l’école supérieure des Beaux-Arts du Viet Nam de 1955 à 1979. Ce panneau en laque illustre le paysage de la baie de Hạ Long, dans le nord-est du Vietnam, ainsi que le labeur des pêcheurs de la région. Le fond rouge vif est rehaussé par la laque, et la peinture est signée dans le coin inférieur droit.

Autre bel exemple de design Art Nouveau, ce lustre Hirondelles du verrier français René Lalique. Fabriqué en verre moulé blanc pressé satiné, ce luminaire de 1921 comporte douze « ailes », chacune ornée d’une hirondelle, et présente une monture en métal chromé. Lalique sera représenté à douze reprises lors de la vacation.

En provenance de la période Qianlong, en Chine, ce sceptre incurvé ou ruyi aurait servi lors de cérémonies pour invoquer le pouvoir et la bonne fortune. Fabriqué en laque, le corps est gravé des huit symboles bouddhistes sacrés, dont une fleur de lotus et un nœud sans fin, tandis que la base est décorée de pêches évoquant la chance et la longévité. L’extrémité est remplacée par une délicate plaque en jade de la dynastie Yuan ou Ming figurant une oie parmi des fleurs de lotus.

Moulé en bronze, le Couple de panthères du sculpteur animalier André Becquerel représente deux grands félins dans une scène paisible. Les formes sont stylisées, mais l’artiste a parfaitement souligné la musculature de ses sujets.

Alors que la passion de l'Occident pour la « chinoiserie » grandissait, les pièces en porcelaine devenaient de plus en plus populaires de par le monde. Le décor polychrome de cette plaque en porcelaine représente un petit pavillon dans un paysage montagneux parsemé de cascades. Le coup de pinceau délicat, la composition équilibrée et les motifs issus de la nature présents ici sont autant de qualités qui ont élevé l’art chinois au rang des plus appréciés au monde.
L'exposition est ouverte du 6 au 7 juillet de 11h à 18h, à la salle des ventes Rossini à Paris. Les visiteurs sont priés de porter des masques et de suivre les recommandations de distanciation sociale. La vente se tiendra le 8 juillet à 14h.


