Georges Rouault voit le jour dans une cave du nº51 de rue de la Villette à Paris, lors d’un bombardement des Versaillais. Introduit à la peinture par son grand-père, il est admis à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1891 dans l’atelier de Jules-Élie Delaunay, puis dans celui de Gustave Moreau. Il y côtoie les fauves Matisse, Marquet, Henri Manguin et Albert Huyot, avec qui il lie de forts liens d’amitié, et expose à leurs côtés au Salon d’automne de 1905.

Ses œuvres abordent des thèmes liés à une critique sociale, il dépeint des juges, avocats, miséreux, émigrés, fugitifs, et dresse le portrait de la misère humaine de l’époque. La reconnaissance vient vers 1910, sa peinture éveille l’intérêt des marchands et des collectionneurs, à tel point qu’Ambroise Vollard lui achète l’ensemble de ses œuvres (770 au total) en 1917. Au décès de ce dernier en 1946, Rouault sera traîné en justice par les héritiers, mais le tribunal lui reconnaîtra la propriété de ses toiles.
La toile Paysage impressionniste d’Israël est datée de janvier 1948, année où Rouault brûle 315 de ses tableaux en présence d’un huissier. Épargnée par son auteur, on peut supposer que cette toile était assez importante pour être conservée.

La peintre, graveur et céramiste Seund Ja Rhee a intégré l’Académie de la Grande Chaumière en 1953, deux ans après son arrivée dans la capitale française, devenant la seule artiste coréenne de l’École de Paris. Elle étudie sous la direction d’Yves Brayer et Henri Goetz, et expose au Salon des surindépendants en 1959. Artiste très prolifique, Ja Rhee a réalisé plus de 1 000 peintures, 700 gravures, 250 céramiques et a bénéficié de 84 expositions personnelles et presque 300 de groupe. Cette œuvre datée de 1961 s’intitule Untitled Decorative Abstract et témoigne de l’influence du courant de l’Abstraction lyrique sur sa pratique.

Un exceptionnel vase de la griffe Daum Nancy cherche également preneur. Le décor orné de tiges de blé émaillées en brun-vert et d’épis émaillés dans des tons d'ambre comporte également petite libellule. Le fond violet marbré s’assombrit fortement vers le pied du vase, lui-même finement décoré de motifs végétaux. Cet objet virtuose d’une hauteur de 27 centimètres est une preuve supplémentaire du savoir-faire du célèbre atelier.

La marque Tiffany Studios est largement représentée avec 102 objets, dont plusieurs modèles de lampes de bureau (certains remontant aux années 1910). On retrouve, sur les précieux abat-jours en verre, les motifs de la libellule, du coquelicot et de la tulipe, récurrents dans les créations de l’enseigne.

À ne pas confondre, Tiffany & Co. Sera aussi de la partie, avec cette impressionnante bague sertie d’un saphir cabochon ovale pesant environ 10.60 carats. Un total de six diamants taille brillant entoure la gemme, pour un poids total de 0.30 carats.

Un bel ensemble de montre Rolex est également présenté, et notamment cette Rolex Daytona Oyster Perpetual pour homme Réf. 116520. Réalisé vers 2010, cet exemplaire n'a jamais été porté et vient avec sa boîte d’origine dans un état exemplaire.
Les enchères sont ouvertes, consultez l’intégralité du catalogue par ici. La vente se terminera le 12 décembre prochain.
Cet article est sponsorisé par Morphy Auctions.



