Le 22 juillet, Tajan orchestrera deux vacations incontournables dédiées à la haute joaillerie et à l’horlogerie. La première retracera les grandes évolutions du bijou à travers les âges, en proposant une sélection de trésors gothiques anciens, art déco, ainsi que des créations des années 1940 à nos jours, tandis que la seconde proposera un extraordinaire modèle Rolex Comex à l’histoire fascinante.
Bijoux Anciens
Les experts de Tajan ont concocté une ingénieuse vente où les plus belles créations de chaque époque et chaque style seront mises en lumière, à commencer par les bijoux gothiques et anciens. Ce sont les musées français qui ont réussi à remettre le style gothique médiéval au goût du jour, après plusieurs siècles de dédain. Les intellectuels français et britanniques du XIXe se sont rapidement réapproprié les codes décoratifs de cette époque, relançant le Néo-Renaissance et le Néo-Gothique dès 1830, notamment avec la bijouterie Charles Wagner. Les grands noms qui ont suivi ce revival ont ensuite réussi à remettre ces bijoux au sommet de la tendance tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle.

Le catalogue comprend, entre autres, un collier à pampilles amphores de 1860 qui illustre à merveille ce retour à l’antique. Il est à mettre en corrélation avec la Collection Campana, une collection d'objets d'arts regroupée au XIXe siècle par Giampietro Campana consacrée principalement aux bijoux étrusques et grecs et achetée en 1861 par Napoléon III.
À noter également, un camée des années 1860 à la finesse remarquable. Ce petit trésor démontre une utilisation du rapport de couleurs des deux couches peu commune, et illustre la préciosité de la glyptique de l’époque Napoléon III.
Bijoux de créateurs
Cette section sera notamment menée par un ensemble de créations René Boivin, emblème de l’orfèvrerie française. La maison a été dirigée, après la mort prématurée de son créateur, par un atelier constitué de femmes qui ont apporté différentes vagues d’inspiration aux collections, allant du monde marin au monde végétal, en passant par un bestiaire varié. Trois lots de la marque seront proposés, dont une bague jonc, un collier de boules de mandarin en jade et un rare pendentif lion de 1962.

La grande Suzanne Belperron sera également représentée avec un collier et un bracelet d’améthystes datant des années 1970.
Bijoux Art Déco
L’art déco, vague esthétique qui a déferlé sur la création au début du XXe siècle, n’a pas épargné la joaillerie et nombreux sont les trésors qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui. Tajan fera honneur à cette bouillonnante période avec un merveilleux sautoir bayadère des années 1910 se terminant par un pompon de perles fines. Le terme Bayadère fait référence à un style de collier tressé composé de brins de perles ou de cordes. Le style remonte au XVIIIe siècle mais a été particulièrement populaire autour de 1900, alors que le collier torsadé type a été complété d’un pendentif ou d’un pompon. D’abord offerts aux demoiselles d’honneur, les colliers bayadère sont devenus des cadeaux lors des mariages Belle Époque, à la mode au tournant du XXe.

Le catalogue regorge des créations art déco les plus variées, comme une importante bague saphir coussin Ceylan pesant 21,70 carats, un pendentif en onyx d’environ 1 carat, ou encore une montre de col Cartier des années 1915-1920 entourée de diamants.
Années 1935-1940
Cette partie du catalogue comprendra une magnifique paire de clips volutes des années 1930. Œuvres d’un orfèvre français, les clips sont composés d’un grand enroulement de rubans stylisés et sont richement parés de diamants tailles baguette et brillant.

Mention spéciale pour une bague de la maison Boucheron, une magnifique chevalière asymétrique ornée de diamants taille brillant, rehaussée de lignes de diamants baguettes et épaulée de diamants baguettes et taille brillant.
Années 1950-1960
La décennie suivante sera ponctuée par deux grandes signatures : Jean-Claude Champagnat et Vassilakis Takis.

Avec l’illustre Madame Grès et Christian Dior pour admirateurs, le créateur Champagnat s’est imposé comme le véritable bijoutier de la haute couture parisienne. Travaillant dans le milieu de la mode des années 1950 à 1970, il est connu pour l’indéniable originalité de ses créations et mérite amplement l’attention que lui portent les collectionneurs aujourd’hui. Ce collier des années 1955 peut être considéré comme une remise en vedette du col « claudine », et se décline à la manière d’une collerette de dentelle.

Vassilakis Takis est un artiste qui a su transposer sa pratique dans le monde de l’orfèvrerie, créant des bijoux en rapport avec son œuvre de lumière cinétique et de magnétisme. Il a sublimé le corps des femmes avec des bijoux qui, disait-on, paraissaient être moulés à même le corps. En témoigne ce collier rigide torque des années 1950 laissant presque transparaître le mouvement de la main de l’artiste, dont les diamants parsemés apportent un subtil éclat.
Seventies
Les exubérantes années 1970 se caractérisent par des bijoux colorés, imposants et dont l’originalité n’est plus à prouver. Ce segment du catalogue comporte une paire d’émeraudes de la Maison Fred, une griffe qui a séduit de plus en plus de célébrités au fils des ans. Cet élégant appairage d’émeraudes de transparence aussi identique que possible démontre le talent de Monsieur Fred Samuel, qui dans les années 1990 venait encore à sa boutique principale.

Particulièrement étonnant, un ensemble de l’artisan maître joaillier Franck Mico, un créateur et restaurateur de bijoux anciens installé dans le Marais. L’atelier travaille les bois précieux et mélange, au gré des demandes de ses clients, les pierres précieuses, l’or et le platine dans des bijoux sur-mesure.
Bijoux Modernes
Du côté de la création contemporaine, on retrouve une bague et un pendentif panthère signés Cartier. Les deux têtes de félins sont stylisées dans un arrangement géométrique, portent des yeux en tsavorites et un museau en onyx.

Une sélection de bagues sera également présentée, ainsi qu’une section dédiée à ces messieurs comprenant des boutons de manchettes et des portes-mines.
Horlogerie
Tajan aura l’honneur de proposer, lors de sa vacation d’horlogerie, un modèle extraordinaire : une Rolex Comex ayant appartenu au plongeur de la Marine nationale Jean-Bertrand Bory. Ce dernier a intégré la Marine à l’âge de 16 ans en qualité de matelot, gravissant les échelons au fil du temps pour devenir Plongeur Profond et d’essai au GISMER (Groupe d’intervention au GISMER).

Bory a participé à la plongée expérimentale ENTEX X à -250 m en mars 1986, mais aussi et surtout à la première plongée test HYDRA VI à la Comex en 1986, qui a effectué un record à -520 m avec de l’hydrogène pendant 33 jours.
La montre présentée ici, une Rolex dite « Triple 6 » produite en 1982, a été conservée précieusement par la veuve de Bory pendant près de 30 ans, depuis son décès en plongée en 1990 lors d’une mission de travaux sous-marins au large de l’île de Kharg, en Iran (Bory avait alors 33 ans).

Contrairement à beaucoup de montres-outils, qui ont été portées au quotidien et révisées, cette Comex est restée dans son état de 1990 et n’a jamais été portée depuis. Une belle opportunité pour les fans de Rolex et de plongée sous-marine d’acquérir un petit morceau d’histoire.
La vacation comporte un total de 123 lots, avec des modèles de Vacheron-Constantin, Omega, Audemars Piguet, Cartier ou encore Jaeger-LeCoultre.
En attendant le 22 juillet, retrouvez tous les lots de Tajan sur Barnebys !



