Dans la nuit du 27 au 28 juillet, deux voleurs se sont introduits dans un appartement situé au premier étage d’un immeuble du Ve arrondissement, s’emparant de huit œuvres et de 3 000 euros de bijoux. La propriétaire, une Britannique de 75 ans, a été victime du préjudice alors qu’elle dormait paisiblement dans sa chambre, fenêtres ouvertes, et ne s’est aperçue du vol qu’au petit matin en découvrant ses murs vides.
Les malfaiteurs auraient escaladé la façade pour empocher leur butin, sans réveiller l’hôte. Consciente de la valeur de sa collection, celle-ci avait fait installer un système d’alarme, qu’elle avait néanmoins désactivé car elle ne le jugeait pas nécessaire en sa présence. Les autorités ont été prévenues à son réveil, à 9h27.

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Parmi les huit tableaux manquant se trouvent deux compositions de Pierre Soulages, peintre abstrait et maître de l'Outrenoir qui a fêté son centenaire en décembre dernier.
Une analyse approfondie a été effectuée pour relever d’éventuelles traces des cambrioleurs sur les lieux, tandis que les caméras de surveillance de la rue ont été sollicitées par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Paris. Les criminels courent encore.
Pierre Soulages, particulièrement connu pour son travail avec l’Outrenoir, est l’un des principaux représentants de la peinture informelle. Passionné par le contraste et l’opposition des textures et des couleurs, il a choisi l'abstraction car il a confié ne pas voir l’intérêt de passer « par le détour de la représentation ». « Je ne représente pas, je présente. Je ne dépeins pas, je peins », disait-il. Le record de l’artiste a été décroché en novembre dernier chez Tajan à Paris, avec une toile de 1959 adjugée à 9,6 millions d’euros.
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