À l'automne 1621, Antoine van Dyck quitte sa ville natale d'Anvers pour l'Italie afin d’y étudier les maîtres de l’époque. Peintre au talent reconnu très tôt, Van Dyck avait été nommé maître par la Guilde Saint-Luc quelques années auparavant, à l'âge de seulement 18 ans, et avait déjà plusieurs années de formation avec Pierre Paul Rubens à son actif.
Son Portrait équestre de l'empereur Charles Quint, une toile réalisée vers 1620, est connu comme le plus ancien de ses portraits équestres et aurait été inspiré, d’après certaines théories, par Le Portrait équestre du duc de Lerma (1603) de Rubens, une œuvre elle-même interprétée d’après un tableau du Titien, l’Empereur Charles Quint après la bataille de Mühlberg (1548).
On ne sait pas si Van Dyck a peint ce portrait à Anvers ou lors de son séjour dans la Botte, mais l'œuvre est documentée en Italie depuis plus de 300 ans et est aujourd'hui exposée au Musée des Offices à Florence.

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Pour réaliser le portrait de Charles Quint, Van Dyck a d’abord produit une grande étude à l'huile d'un cheval blanc andalou, qui sera mise en vente le 3 décembre chez Christie's à Londres dans le cadre de la « Old Masters Part I Sale », avec une estimation entre 2 et 3 millions de livres sterling (entre 2,4 et 3,5 millions d’euros).
Au cours du XIXe siècle, l’étude a fait partie de l'importante collection de Thomas Gambier, aujourd'hui conservée pour l'essentiel au Courtauld Institute de Londres. Sa dernière apparition aux enchères remonte à l’an 2000 chez Christie's, où elle a atteint 773 750 livres sterling (environ 1,26 million d’euros).

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L’estimation, désormais nettement plus élevée, s'explique par une découverte de taille faite lors d’une restoration après la vente : un paysage à la peinture à l'huile avec la rive arborée d'un lac dans lequel un chien s'abreuve. Jusqu'à ladite restauration, l'œuvre était dissimulée au dos du tableau équestre par une toile supplémentaire. On sait avec certitude qu'Antoine van Dyck a peint d’autres paysages, mais aucun n'a été conservé jusqu'à aujourd'hui, ce qui fait de cette découverte une véritable sensation.
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Clémentine Sinclair, directrice du département des tableaux de maîtres anciens chez Christie's Londres, a déclaré : « Nous sommes très heureux que cette œuvre impressionnante de l'un des plus grands artistes du baroque septentrional soit à nouveau proposée à la vente chez Christie's après plus de 20 ans. Entre-temps, l'arrière de la toile originale a révélé le seul paysage à l'huile encore existant de Van Dyck ».
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