Né le 7 mai 1966 de l’acteur mexicano-américain Anthony Quinn, Lorenzo a vu son enfance divisée entre l’Italie et les États-Unis. Il se lance dans un cursus à l’Académie des Beaux-Arts de New-York afin de devenir peintre surréaliste, mais c’est dans la sculpture qu'il trouvera sa voie, grâce à un projet d’étude qui s’avérera être sa première œuvre aboutie.
Quinn puise son inspiration chez les grands maîtres, comme Michel-Ange, Bernini ou encore Rodin, et cherche sans cesse à retranscrire des émotions authentiques. Ses idées s’impriment de manière fulgurante, son « inspiration vient en une milliseconde ». Cette urgence créative, il la doit surtout à son observation incessante de la vie quotidienne et de tout ce qui l’entoure.

Mais si les idées surgissent à profusion, un projet peut prendre plusieurs mois pour être finalisé, car son sens doit être clair et profond. Quinn conçoit chacune de ses œuvres à l’écrit, le texte poétique est ensuite retranscrit dans une pièce en trois dimensions, mais toujours en tant que partie intégrante de l’œuvre, et non comme une simple explication de son concept.
Lorenzo Quinn s'est surtout fait connaître avec ses sculptures ultra-expressives de mains humaines, une partie du corps qui selon lui, est lourde de sens.
Je voulais sculpter la partie du corps humain considérée comme la plus difficile et la plus exigeante d’un point de vue technique. La main possède beaucoup de pouvoir, celui d’aimer, de haïr, de créer, de détruire.
Le travail de Quinn est présent dans de nombreuses collections privées, tandis que plusieurs institutions ont eu recourt à son talent pour des commissions remarquables, comme The Tree of Life pour l’ONU, ou la sculpture commémorative de la basilique Santo in Pueda pour le Vatican. Pour la Biennale de Venise 2011, il présente This is not a Game, un projet comprenant d’une part un impact d’obus simulé sur un mur, et de l'autre un char soviétique entourés de soldats grandeur nature, manipulés par des mains géantes.

Sans oublier ses deux mains monumentales installées temporairement sur le Grand canal en 2017. Hautes de 8 à 9 mètres de haut, les deux membres émergeaient de l'eau pour soutenir le Palais Ca’ Sagredo Hotel. Intitulée Support, l'œuvre avait pour but d'attirer l'attention sur l'élévation du niveau de la mer qui menace de détruire l'architecture et le patrimoine de la ville.
Ses œuvres ont été exposées à l’international et plusieurs installations permanentes sont aujourd'hui visibles dans les espaces publics.


