« J’ai eu un pressentiment » confie Serena Urry, conservatrice en chef du Musée Cincinnati (États Unis) lorsqu’elle raconte comment lors d’un examen d’une œuvre de Paul Cézanne elle découvre que le tableau en cache un autre. Urry relève des craquelures révélant une couleur inhabituelle et demande alors des analyses au rayon X. Quelle belle surprise lorsque celle-ci découvre derrière cette nature morte de 1965, un portrait bien défini de l’artiste, qui selon les conservateurs pourrait être celui de l’artiste. Ayant réalisé un peu plus de vingt auto-portraits, majoritairement après les années 1860 et au crayon, cet auto-portrait figurerait alors parmi les premiers de l’artiste. Cézanne a alors une vingtaine d’année et travaille sous l’influence du style baroque espagnol de Delacroix et du style réaliste de Gustave Courbet. C’est seulement en 1872 qu’il se lancera dans l’aventure de l’impressionnisme aux côtés de Pissarro.
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Si les conservateurs n’ont pas encore réussi à déterminer pourquoi l’artiste aurait recouvert la toile, une telle pratique n’est pas rare à cette époque. Récemment, plusieurs musées ont fait des découvertes similaires sous des œuvres de Modigliani, Picasso ou encore Van Gogh.
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Plusieurs analyses seront réalisées pour déterminer les couleurs de la peinture notamment avec l'aide de technologies de pointe telles que l'imagerie multispectrale et la cartographie par fluorescence X. Les résultats pourraient bien mener à la publication d’un livre et éventuellement une exposition.
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