Nous avons déniché pour vous les lots incontournables qui seront présentés par la maison Koller lors d’un marathon de ventes qui se tiendra du 2 au 7 décembre.

Le design ouvrira le bal avec plusieurs pointures telles que Vladimir Kagan, Christopher Boots, Tapio Wirkkala, ou encore Pierre Guariche. Cette lampe dite Cerf-volant est emblématique de l’œuvre de Gariche, elle fait partie des luminaires qui ont été édités dès 1950 par Disderot et a été présentée à partir de 1983 dans la galerie d’Alan Grizot, le pionnier des arts décoratifs du milieu du XXe siècle.

La photographie clôturera la première journée avec une vacation où les grands noms de la discipline seront représentés. On retrouvera Bern Stern, André Kertész, Chen Jiagang, mais aussi Andy Warhol et son portfolio de 12 photographies originales datées de 1976-1979. L’ensemble provient de la Galerie De Pury & Luxembourg Art de Genève, et résume parfaitement l’une des citations célèbres de l’artiste : « On peut juger une fête selon le nombre de célébrités présentes ».

Le 3 décembre, journée consacrée à l’art asiatique, Koller fera défiler un total de 300 lots en deux sessions distinctes : la première proposera des objets d’art de Chine et de l’Himalaya, la seconde sera dédiée à l’art japonais, indien et de l’Asie du Sud-Est. Parmi les lots phares des deux sessions, on retrouve un Bouddha en bronze doré des XIVe-XVe siècles, et une représentation grand format de la divinité Vishnou (le deuxième dieu de la Trinité Hindoue) datée des Xe-XIe siècles.

La bijouterie et l’horlogerie seront à l’honneur dès le lendemain. Un bracelet Cartier composé de 4 rivières de diamants taille circulaire amovibles, ainsi qu’une montre Patek Philipe à calendrier perpétuel de 1998 constitueront deux des lots phares des remarquables catalogues.

Place à l’art moderne et contemporain dès le 5 décembre, pour une vacation comprenant, entre autres, les grands Robert Indiana, Miquel Barceló, Jean Dubuffet ou encore Man Ray. Deux toiles exemplaires de la peintre Tamara de Lempicka ponctueront la session. Ces deux natures mortes sont datées aux environs de 1942, quelques années après l’arrivée de l’artiste aux États-Unis avec son deuxième mari, le baron Knuffer. En 1941, le conflit mondial freine sa production et l’empêche d’exposer. Lempicka se retire dans sa maison de campagne du Connecticut, où elle consacre son temps à une série de natures mortes et dépeint les objets du quotidien. La représentation paisible de légumes, de fruits et de bouteilles lui permet de conserver une certaine tranquillité d’esprit malgré les bouleversements de l'époque. Comme en témoignent ces deux œuvres, la peintre porte une attention particulière à l’équilibre de ses compositions et, avec des contours nets, donne naissance à des objets aux formes arrondies qui conservent leur profondeur. Très attachée à l'idéal classique du genre, elle a souvent doté ses natures mortes de drapés et de trompes-l’œil.

Le célébrissime Fabergé sera représenté lors d’une vacation spéciale. Étuis à cigarettes, sculptures en cristal, guéridon, compas, boîtes à pilules… les objets les plus improbables et les plus rares crées par l’un des plus grands orfèvres de l’histoire seront à la portée des collectionneurs. Sir Ernest Cassell, un ami proche du roi Édouard VII et mentor de Winston Churchill, était l'un des clients les plus réguliers de Fabergé. Selon la maison de ventes, Fabergé n’aurait fabriqué que deux roulettes au cours de sa carrière, et cette dernière serait la seule ayant survécu à ce jour. La seconde est passée entre les mains de Léopold de Rothschild, du Lord Carnarvon, du roi d'Égypte Farouk I, de Wartski et enfin de Mme Henry Ford II, qui l’aurait oubliée lors d’un pique-nique sur une plage.

La session consacrée à l’art impressionniste comportera des chefs-d’œuvre de Picasso, Renoir, Chagall, Matisse, Édouard Vuillard ou encore du Douanier Rousseau. Cette nature morte de Paul Cézanne a été exécutée en 1879-1880, alors qu’il réside dans la petite ville de Melun près de la forêt de Fontainebleau, avec son épouse Marie-Hortense Fiquet et leur fils Paul. Contraint de rester à l’intérieur à cause des températures extrême de l'hiver, Cézanne consacre son temps aux natures mortes et réalise une vingtaine de tableaux en quelques mois seulement. Les nouvelles techniques picturales que Cézanne avait mises au point l’année précédente au cours de sa pratique intensive en plein air à l’Estaque se sont développées davantage lors de cette période. Cette série est l’un des témoins les plus importants du développement de la peinture de Cézanne.

C’est avec les estampes et l’art contemporain que cette semaine de ventes intensive touchera à sa fin, le 7 décembre. Les leaders de la vacation d’estampes ne sont autres qu’Andy Warhol, Robert Indiana, Lichtenstein et Ernst Kirchner. Un remarquable ensemble de 12 sérigraphies de Robert Indiana arborant son iconique LOVE en plusieurs couleurs sera présenté. Le portfolio est intitulé Book of Love et numéroté 50/200. Comme ses contemporains Warhol et Lichtenstein, Indiana appartenait à la première génération d'artistes pop. Il s’intéressait davantage à l’identité culturelle de l’Amérique, et plus particulièrement aux relations entre l’individu et les mutations socio-politiques des années 1960. Il s'est décrit comme le « peintre américain des signes ».

On termine avec le peintre, sculpteur et théoricien de l’art Jean Dubuffet, figure majeure de l'art du XXe siècle. L’œuvre Site avec 5 personnages a été réalisée à la fin de sa carrière. Datée de 1981, elle s’inscrit dans la période où Dubuffet a réintégré le vocabulaire plastique de ses premières œuvres dans sa pratique : la palette colorée des années 1960, un coup de pinceau expressif et des figures dessinées dans un style enfantin. Cette peinture fait allusion à son évolution artistique et relève à la fois de l’Art Brut et de ses débuts en tant qu’artiste.
Retrouvez le calendrier des ventes sur le site internet de la maison de ventes, ou découvrez l’intégralité des lots ici !
Cet article est sponsorisé par Koller.
