Tajan, en immersion dans la nature

Depuis toujours situé entre fonction et représentation, le mobilier prend la tangente vers une dimension plus humaniste, et grâce à des architectes de plus en plus inspirés par les formes naturelles, s’imprègne d’une sorte de poésie. Avec une vente articulée autour de deux créateurs alliant esthétique et écologie, Tajan encouragera ce dialogue entre Nature et Architecture. 

Tajan, en immersion dans la nature

Après des siècles passés à la conquête du strictement beau, de l’utilitaire, du fonctionnel, ou de l’opulent, les architectes et designers s’intéressent enfin à la qualité de vie de l’individu, et visent à lui communiquer une forme de pensée. Aujourd'hui, les matériaux les plus novateurs se confrontent aux matières traditionnelles, tandis que les œuvres s'inscrivent dans un univers où humanisme, esthétique et nature ne font qu’un. Comme l’a déclaré Tajan, « il s’agit, dans notre époque de mondialisation, de permettre un vivre­-ensemble en sauvegardant les identités culturelles de chacun. C’est seulement dans cette dimension multiculturelle que peut se construire un futur plus intelligent et humaniste. ». 

Maria Cristina Carlini, Fantasmi del Lago, 2002
Maria Cristina Carlini, Fantasmi del Lago, 2002

Le 28 mars prochain, la maison de ventes parisienne présentera deux artistes qui ont confronté la dimension plastique de leurs œuvres aux espaces naturels spécifiques sur lesquels elles ont été érigées. En se focalisant sur le travail de Maria Cristina Carlini et Giuseppe Rivadossi, Tajan invite les collectionneurs à interroger le rapport entre l’habitat et la nature. 

Les deux créateurs italiens partagent la même mission : remettre l’objet en lien avec l’habitation, et reconnecter l’habitation avec un environnement naturel. 

Maria Cristina Carlini, Bosco, 2019
Maria Cristina Carlini, Bosco, 2019

Maria Cristina Carlini est une artiste adepte de la matière, son exploration plastique s’étend de la céramique à la sculpture. Sa récente exposition itinérante à Cologne, Strasbourg et Zagreh, intitulée Terre, feu, fer, bois, témoigne de ses diverses recherches et comprend des sculptures en bois, en fer, ou en acier corten. 

Carlini consacre la plupart de son quotidien à la pratique céramique, qui a débuté dans les années 1970 à Palo Alto, en Californie. Après une brève expérience en tant qu’enseignante à Bruxelles, elle revient définitivement en Italie en 1978, pour y ouvrir son propre studio de création, à Milan. 

Maria Cristina Carlini, Verso L'Infinito, 2010
Maria Cristina Carlini, Verso L'Infinito, 2010

Dotée d’un esprit créatif authentique, Maria Cristina Carlini cherche à réintroduire la poésie et humanité dans les cités modernes. Au même titre que Rivadossi, elle tente de rapprocher l’homme de l’environnement, en réinventant son cadre de vie. Outre l’exposition dont elle bénéficiera à l’espace Tajan du 22 au 28 mars, l’artiste sera visible au Beffroi de la place du Louvre du 21 mars au 12 avril. 

Giuseppe Rivadossi, Madia Intaglia, 1978
Giuseppe Rivadossi, Madia Intaglia, 1978

Depuis les années 1960, l’espace domestique s’est imposé comme une préoccupation majeure pour Giuseppe Rivadossi. Le sculpteur et ébéniste considère cet espace comme un lieu de communication et « d’épanouissement de l’âme ». Son travail gravite autour des valeurs humaines les plus fondamentales, soient la mère, l’enfant, et l’habitation. Afin de respecter au mieux ses convictions, Rivadossi fusionne ses conceptions esthétiques et ses inspirations, dans des œuvres à l’aspect tridimensionnel et architecturé où se bousculent force, rythme et poésie. 

Giuseppe Rivadossi, Custodia Lombardia, 2016
Giuseppe Rivadossi, Custodia Lombardia, 2016

En tant que travailleur du bois, il consacre ses débuts à l’exploration de son aspect architectonique en tant que structure, pour s’orienter lentement vers l’exploitation des caractéristiques physiques du matériau. On retrouve dans ses créations, comme la chaise Fiorita de 1992, les résultats de ses années de recherches. Les montants du dossier de ladite chaise prennent la forme d’un tronc qui se disperse, tandis que les surfaces de ses autres pièces son texturées, travaillées en pointe de diamant, ou couvertes de rainures. 

Roberto Giulio Rida, Ciuffi, 2017
Roberto Giulio Rida, Ciuffi, 2017

Le talent virtuose de Carlini et Rivadossi sera rejoint par d’autres créateurs qui de par leurs œuvres, répondent à cette problématique humaniste et environnementale, tels que Gregory Nangle, Roberto Giulio Rida, Roland Mellan, Claude Nicolet, Santo Cinalli, Werner Neumann, Brigitte Moreau Serre, ou encore Philipp Aduatz.

La vente se tiendra à l’Espace Tajan et Tajan Online le 28 mars à 18h. 

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