Parmi la sélection de peintures, on retrouvera les œuvres notoires d’artistes modernes américains, français, grecs ou encore flamands. Columbus Circle, de Guy Carleton Wiggins, sera l’un des lots phares de la vente du 9 février. Artiste impressionniste américain né à Brooklyn, Wiggins a pris pour principale source d’inspiration la ville de New-York, qu’il dépeint dans de nombreuses toiles pendant l’hiver, mettant l’accent sur ses rues et ses gratte-ciels enneigés. L’œuvre de la vente a été réalisée en 1936, l’année où Wiggins est élu à la National Académie of Design, et il est fort possible, selon la maison de ventes, qu’elle ait été soumise lors de sa candidature pour intégrer la prestigieuse institution.

Georg (ou Georgios) Jakobides est un peintre grec qui a passé la plupart de sa carrière à Munich, où il ouvre son propre atelier et fonde une école pour femmes en 1878, qui a fonctionné jusqu’en 1898. Il prend pour thèmes principaux les scènes de la vie quotidienne, en particulier avec des enfants, des intérieurs, des natures mortes et des fleurs. Le tricot est une activité de l’époque qui revient souvent dans son œuvre, comme en témoigne cette huile sur panneau intitulée Little Girl Knitting. À son retour en Grèce, il s’illustre dans l’art du portrait et devient l’un des meilleurs portraitistes de son pays. Jakobies a laissé derrière lui un corpus d’œuvres impressionnant comprenant près de 200 tableaux.

L’huile sur toile Pink and Violet Mountains with Lake Front Houses est un paysage de l’artiste américain Edgard Payne qui, sous l’influence de l’impressionnisme français, a voyagé en Europe de 1922 à 1924 pour y peindre et y exposer. Payne a peint des bateaux de pêche en Bretagne, les Alpes en Suisse, et des paysages vénitiens. Il reçoit la Mention Honorable du Salon de Paris en 1923, et connaît une carrière prolifique dans son pays natal, en peignant notamment des Indiens à cheval, et des paysages montagneux de Californie.

Pour les Art décoratifs, Simpson a regroupé une gamme d’objets d’art et de mobilier important, à commencer par ce buffet en marqueterie d’ébène et de bois de rose attribué à Pottier & Stymus, un fabricant de meubles et de design américain actif pendant la période victorienne. Fondée à New-York par le français Auguste Pottier et William P. Stymus en 1859, la compagnie produit surtout des meubles de style Néo-Grecque, Renaissance Revival, Egyptian Revival et Gothique moderne.

Ces deux figures, réalisées d’après l’œuvre de Valentino Panciera Besarel, et présumées de la seconde moitié du XIXe siècle, auraient été commissionnées aux alentours de 1883 par Zacharie Olympe Hériot, un ancien maire de Essoyes, commune française située dans le département de l’Aube. Suite à l’acquisition du Château de la Boissière (Yvelines), Hériot avait entamé des travaux visant à reconstruire entièrement l'intérieur et les décorations du château, et aurait passé la commande dans le cadre du projet. Valentino Panciera Besarel débute en tant que sculpteur pour l’architecte Guiseppe Segusini et reçoit plusieurs commissions privées, si bien qu’en 1861, le Prince de Wales, le Consulat britannique, et le Roi d’Italie comptaient parmi ses clients les plus prestigieux.

On termine avec une exceptionnelle horloge de style Art déco de René Lalique. La pièce de verre dépoli, intitulée Deux figurines, présente deux jeunes filles vêtues de drapés tenant une guirlande de fleurs autour du cadran gravé de chiffres arabes. Elles se tiennent sur un socle en « cavet » (une moulure concave dont le profil est d’un quart de cercle).
Les catalogues des deux vacations comprennent également de l’orfèvrerie, de l’argenterie, des pièces archéologiques, et quelques belles bouteilles de grands crus (Petrus, Clos Vougeot, Vosne-Romanée…). À retrouver les 9 et 10 février chez Simpson Galleries.

