Spécialisé dans la joaillerie, la haute joaillerie et l’orfèvrerie, le cabinet d’expertise mené par Annabelle Cukierman collabore avec des maisons de ventes en France et à l’étranger et organise entre 20 et 30 vacations par an, contribuant ainsi à la diffusion de bijoux d’exception à l’international.
Passionnée et avide de connaissance, Cukierman a plus d’une corde à son arc : gemmologue diplômée et ancienne enseignante à l’Institut National de Gemmologie, elle a travaillé avec les plus grands professionnels du secteur et met aujourd’hui son expertise au service du marché de l’art, préférant le monde des enchères pour sa transparence. « Une vente aux enchères apporte de la transparence. Elle rassure le vendeur, qui connaît la valeur finale de sa pièce. L'acheteur dispose d'un maximum d'informations sur l’objet : son authenticité, sa description détaillée, parfois son origine, et une estimation qui sert de guide dans le processus d’acquisition », a-t-elle un jour déclaré dans une interview pour Rhetoric Art.
Dans un esprit favorisant le partage et la découverte, le cabinet s’adapte à chaque client et vogue au gré des ventes, facilitant l’apparition de nouveaux trésors sur le marché. Sa récente collaboration avec la maison Baron Ribeyre & Associés, dont la vacation est prévue pour le 15 juin prochain, promet de belles enchères. D’un collier Cartier en provenance de la famille Rothschild à un ensemble de créations René Boivin, voici ce qu’il faut savoir sur le catalogue.

Ce collier Cartier daté de 1925 sera l’un des incontestables lots phares de la session. Composé de platine et d’or jaune, le bijou est pavé de petits diamants taille ancienne, orné de turquoises, de corail et d’onyx, et retient un pendentif « pompon » en perles de turquoise. Si son originalité est au rendez-vous, son prestige l’est aussi : il a paré le cou de la célèbre philanthrope française Bethsabée de Rothschild, fille du banquier le Baron Édouard Alphonse James de Rothschild et sœur du Baron Guy de Rothschild.
La baronne s’est illustrée pour ses actions dans les domaines de la musique, de la danse et des sciences. En 1964, elle a créé avec la chorégraphe Martha Graham la compagnie de danse moderne et contemporaine Batsheva Dance Company, basée à Tel Aviv, qui se produit encore aujourd’hui. Ce bijou historique a fait partie de sa collection particulière, qui comprenait aussi des tableaux de maîtres, des objets décoratifs, de la porcelaine et des bijoux de style Renaissance.

Œuvre d’une autre enseigne de luxe, cette boîte à cigarettes porte le poinçon du maître Orfèvre August Hollming, qui a travaillé exclusivement pour la maison russe Fabergé à partir de 1900. Ce brillant artisan était spécialisé dans la conception de boîtes et petits bijoux. Cet exemplaire de 1899-1908 est en or jaune 14 carats, godronné à motif rayonnant, et retient un cordon de fils torsadés. Il comporte un compartiment latéral pour allumettes, un grattoir intérieur, un fermoir serti d’un saphir cabochon et porte la signature « Fabergé » en cyrillique.

Né en 1864 dans une famille de riches drapiers, René Boivin a fait ses premières armes comme apprenti chez son frère ciseleur. En 1890, à l'âge de seulement 26 ans, il a créé sa propre maison en rachetant trois ateliers de joaillerie parisiens, une acquisition rendue possible par son héritage familial. Ses bijoux s'inscrivent principalement dans le courant cubiste et art déco, mais son inspiration trouvait aussi ses fondements dans les bijoux antiques, qu'il appelait les bijoux « barbares ».
Son mariage en 1893 avec Jeanne Poiret, la sœur aînée du couturier Paul Poiret, allait permettre à sa boutique de survivre à sa mort prématurée, en 1917. C’est elle qui, grâce à la collaboration de Suzanne Belperron et Juliette Moutard (tour à tour), donnera un vent nouveau aux somptueuses collections de la maison. Les femmes ont su faire perdurer l’esprit de la marque Boivin à travers des créations devenues emblématiques, souvent tirées du monde végétal et animal. Le remarquable ensemble Boivin présenté ici comporte une bague modèle « Treillis » (vers 1950), une paire de clips d’oreilles en or jaune (vers 1945), un clip de corsage « feuille de platane » (vers 1945), et une large bague « jonc » centrée d’un diamant (vers 1940).

Côté horlogerie, on retrouve une Rolex modèle « Oyster perpetual GMT-Master » en acier. Datée de 1970, cette montre à mouvement automatique est pourvue d’un cadran noir et d’un guichet dateur à trois heures.
Ces quelques trésors, ainsi que l’ensemble du catalogue de joaillerie, ont été expertisés par Annabelle Cukierman pour Baron Ribeyre & Associés et seront présentés le 15 juin lors d’une vente à ne pas manquer.
Retrouvez toutes les informations relatives aux expertises du cabinet Annabelle Cukierman sur son site internet.



