Né en 1920 à Athènes, Ilias Lalaounis, descendant d'orfèvres et d'horlogers de Delphes, était peut-être prédestiné à une carrière dans la joaillerie. Néanmoins, c'est sa vision unique du bijou et son talent pour le design qui l'ont propulsé sur la scène internationale, gagnant le cœur de célébrités comme Jackie O, Elizabeth Taylor, Barbra Streisand ou encore Charlize Theron.

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Inspirés par l'art antique, les modèles de Lalaounis ont fait revivre l'utilisation abondante de l'or jaune 22 carats, alors que la plupart de ses contemporains se contentaient de mettre en valeur des pierres précieuses. Lalaounis a également re-popularisé des techniques ancestrales comme la granulation et le filigrane pour créer des pièces contemporaines qui gardaient un lien avec le passé, comme les civilisations byzantines et minoennes.

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Lalaounis commence sa carrière avec son oncle, avant de reprendre l'entreprise familiale en 1940 et de concevoir toute la collection de bijoux. En 1968, il se sépare de son oncle pour créer sa propre enseigne qui, de 1957 à 2001, a produit plus de 18 000 bijoux issus de 50 collections. Fort de son succès, il a étendu sa griffe à Athènes, Paris, Genève, New York, Hong Kong et Londres. Aujourd'hui, après son décès en 2013, ses filles sont à la tête de l'entreprise.
L'impact de Lalaounis sur le domaine de la joaillerie dans les années 1960 et 1970 a été incroyable. En 1970, sa collection « Blow Up » fait sensation alors qu'il drape ses mannequins de bijoux en or de la tête aux pieds ; un look que le marché de la joaillerie conservateur et obsédé par les diamants n'avait jamais vu auparavant.

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Profitant du succès de cette collection sensationnelle, Lalaounis organise une exposition internationale de bijoux à Athènes. Van Cleef and Arpels, Bulgari et Harry Winston figurent parmi les exposants, sans doute pour surfer sur la « révolution Lalaounis » et pour voir ce que le créateur réservait au public pour la suite.
En 1976, Lalaounis reçoit l'une de ses plus importantes commandes de sa carrière. Sa Majesté l'impératrice Farah d'Iran lui demande de créer une collection de bijoux et d'objets inspirés de l'art persan pour l'exposer au palais impérial de Téhéran. Suite à cela, le joaillier est chargé de concevoir la torche olympique des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone.

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Les contributions de Lalaounis à l'univers du bijou ne sont pas passées inaperçues. En 1986, il devient le seul joaillier à être intronisé à l'Académie des Beaux-Arts. Son musée éponyme a été fondé en 1994 à Athènes et expose plus de 3 000 pièces de sa main. Et aujourd'hui, ses bijoux audacieux, inspirés de l'Antiquité, atteignent des dizaines de milliers d'euros aux enchères.
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Version actualisée d'un article publié le 12 avril 2017



