Du 4 au 7 juin, quatre sessions de ventes se succèderont chez Dorotheum. Au programme : Art moderne (4 juin), Joaillerie (5 juin), Art d'après-guerre et contemporain I & II (5 et 6 juin), et enfin, Montres et horlogerie (7 juin). Bien que la quantité de lots soit impressionnante (plus de 3 000 lots sont proposés), chaque catalogue conserve une qualité exceptionnelle du début à la fin.
L’art moderne, d'après-guerre et contemporain sera représenté par des poids lourds du genre, comme entre autres, Warhol, Dubuffet, Balla, Cézanne, Masson, Ray, Mathieu et Fontana.

Andy Warhol, connu pour ses représentations à grande échelle de la légendaire Marilyn Monroe et autres célébrités, a jeté son dévolu sur le duo mère-fille Judy Garland et Liza Minelli, en créant une œuvre graphique où les deux divas restent figées dans un sourire permanent. À l’opposé des autres portraits signés Warhol, les sujets ne sont pas représentés en gros plan et n’occupent pas la majorité de la composition. Dans cette œuvre, 13 photos de Garland et Minelli sont mises en scène, agencées dans un collage rappelant un tableau d’affichage. Les deux femmes étaient des enfants-stars, qui ont connu la célébrité dès leur plus jeune âge, et ont soufferts des avec des effets négatifs de la vie hollywoodienne. En 1978, année de la création de l’œuvre, l’artiste et Minelli (deux bons amis) fréquentaient régulièrement le légendaire Studio 54 de New-York.

Peintures rupestres, graffitis, gravures d’enfants, œuvres de malades mentaux… quels que soient les qualificatifs donnés aux œuvres de l’artiste français Jean Dubuffet, il s’agit toujours d’une enquête archéologique sur l’âme humaine. Le « père » de l’art brut sera représenté lors de la vente avec trois œuvres viscérales et presque primitives.
Les figures inscrites dans le paysage de Bon espoir (paysage avec personnages) donnent l’impression que la Terre et ses habitants ne font plus qu'un. L’œuvre Tête est un dessin simpliste au langage universel, tandis que Buisson au papillon évoque immédiatement l’automne, avec ses feuilles brunes froissées, et sa surface ponctuée de matériaux organiques et de débris.

André Masson était un artiste extrêmement versatile, qui a traversé les mouvements du cubisme, du surréalisme et de l’expressionisme abstrait, sans jamais perdre son identité visuelle. Dès les années 1930, la peinture de Masson évolue vers les thèmes de métamorphose, de massacre et de violence. Son amour inconditionnel pour Nietzsche et Héraclites l’a poussé à explorer le pouvoir des mythes anciens. L’œuvre Le braconnier (1931), avec ses rythmes non-linéaires, ses marques de brûlé et ses apparitions géométriques irréalistes, s’inscrit dans cette exploration et dégage une impression de brutalité.

Le plasticien américain Man Ray, connu non seulement pour ses photographies et rayographes surréalistes, a également produit quelques collages psychédéliques. En 1919, Man Ray a réalisé dix collages pour la Daniel Gallery de New-York, sous la forme d’une porte tournante. La série, intitulée Revolving Doors, est, comme l’a déclaré l’artiste, un recueil d’abstractions pseudoscientifiques jouant avec la cinétique et la relation entre l’homme et la machine.
La série de collages s’est transformée en peintures à l'huile dès 1942, prenant des titres fantaisistes, tels que Concrete Mixer, The Meeting, ou encore Dragonfly. Revolving Doors II Long Distance, des formes colorées semblables à celles d’un dirigeable se superposent, symbolisant l’énergie illimitée de la sphère technologique.
Les ventes Dorotheum auront lieu les 4, 5, 6 et 7 juin, et comprendront non seulement les exceptionnelles œuvres d’art illustrées ici, mais également des bijoux, des montres et bien plus encore.

