C'était le meilleur et le pire des temps, le siècle de la sagesse et de la folie, l'ère de la foi et de l'incrédulité...
Selon Book Depository, le site britannique de vente de livres en ligne, Le Conte de deux cités de Charles Dickens serait le roman le plus vendu de tous les temps, avec plus de 200 millions d'exemplaires au compteur.
Le roman historique, publié le 21 novembre 1859, avait pour but de présenter au public l'image et l'idée que Dickens se faisait de la Révolution française de 1789, et d’associer deux villes qui lui étaient chères : Paris et Londres. D’abord publié en feuilleton hebdomadaire du 30 avril au 25 novembre 1859 dans la revue All the Year Round, le récit est un chevauchement de scènes se déroulant dans deux décors différents que l’écrivain anglais Chesterton décrit comme « excellemment construit ».

L'histoire a été adaptée dans des films, opéras, pièces de théâtre et comédies musicales. Si d'innombrables copies du roman ont été vendues au fil du temps, l’exemplaire le plus cher reste celui du libraire Peter Harrington de Londres, estimé à 330 000 euros. Cette édition comporte la signature de Dickens et l'inscription « À George Eliot. Avec beaucoup d'admiration et de respect. Décembre 1859. »
La copie la plus chère jamais vendue aux enchères est une édition originale Chapman and Hall de 1959 portant une dédicace de Dickens à Mme Cowden Clarke sur la page de titre : « Charles Dickens | À Mme Cowden Clarke | Cordialement | Décembre 1859 ». L’ouvrage a trouvé preneur chez Sotheby’s en septembre 2019 pour 117 300 euros, bien au-dessus de son estimation de 70 000 à 90 000 euros.

En 2008, Christie’s a proposé une rare édition Chapman and Hall de 1859 composée de 7 parties, toutes parées d’un frontispice gravé et de 14 planches d’Hablot K. Browne. L’ensemble a été adjugé pour 25 000 euros.

