Depuis plus de trente ans, la galerie Sagemonoya, basée à Tokyo, vend des netsuke et des sagemono anciens. Seule galerie japonaise spécialisée dans ce domaine, l’enseigne a décidé, pour le bonheur des collectionneurs, de collaborer avec Catawiki et de proposer 50 netsuke enchanteurs dans le cadre d’une vente en ligne intitulée « Netsuke Exclusifs - En direct du Japon ». Certains des exemplaires proposés sont non seulement esthétiques, mais aussi très rares : un mélange parfait pour les collectionneurs chevronnés et les acheteurs en herbe !

Les netsuke et les sagemono sont apparus au Japon au XVIIe siècle. Le kimono japonais traditionnel n'ayant pas de poches, les objets du quotidien étaient placés dans des petites boîtes dites sagemono, elles-mêmes suspendues à la ceinture (obi) du vêtement. Le Sagemono, que l’on peut traduire par « choses suspendues », pouvait avoir différentes fonctions, par exemple comme boîte à pharmacie (inrō) ou nécessaire d'écriture (yatate). Le netsuke, lui, était un objet complémentaire utilisé comme un fermoir.

Au cours de la période Edo (1600-1868), les netsuke sont devenus de petites œuvres d'art hautement décoratives qui permettaient aux maîtres sculpteurs japonais d’exprimer pleinement leur talent, en façonnant les détails les plus fous sur des surfaces de plus en plus petites. Les principaux matériaux utilisés étaient l'ivoire, la corne de cerf et le bois (surtout le buis et le bois de bruyère), mais aussi le métal et la céramique.

Ce nouvel artisanat a donné naissance à différents types de netsuke, comme les traditionnelles figures animales ou végétales (katabori), les masques, les sashi en forme de bâton ou les kagamibuta, qui ressemblent à un petit bol et sont accompagnés d’un couvercle métallique décoré. Les netsuke en forme de coquillage (anabori), d’apparence plutôt simples mais comportant des sculptures très détaillées à l'intérieur, étaient également très populaires.

Les thèmes utilisés pour sculpter les netsuke étaient très nombreux et comprenaient, entre autres, la flore et la faune, la mythologie, des scènes de la vie quotidienne avec une pointe d’humour, et même des scènes érotiques. Parmi les êtres mythologiques, les sept dieux de la fortune, favorisant la sagesse et la longévité, l'agriculture, la pêche et les domaines artistiques, étaient particulièrement populaires.

La vente orchestrée par Catawiki proposera principalement des netsuke de la période Edo, mais aussi des pièces de la dernière période Meiji (1868-1912) et de la période Taisho (1912-1926). Pendant la période Edo, qui porte le nom de l'actuelle ville de Tokyo, le Japon était largement isolé des influences extérieures. Seuls les Hollandais étaient autorisés à commercer à partir de l'île artificielle de Dejima, dans la baie de Nagasaki, car, contrairement aux Portugais expulsés qui étaient venus au Japon au milieu du XVIe siècle, leur seule intention était de collaborer et de faire des affaires.

La sélection de Catawiki comprend également un intéressant netsuke Saishiki en bois peint, datant du milieu de la période Edo et représentant un Hollandais debout tenant un coq. Parmi les autres lots phares, on retrouve des exemplaires symbolisant le dieu du tonnerre à cornes Raiden ou l'un des sept dieux de la fortune, Ebisu. Ebisu était un présage de bonne fortune dans les domaines du commerce et de la pêche. Dans le netsuke présenté chez Catawiki, il est justement accompagné d’un fugu, un poisson lui aussi un symbole de chance.
Les enchères sur les 50 lots de la vente en ligne « Netsuke Exclusifs - En direct du Japon » sont ouvertes jusqu'au 16 décembre à 20h00.
