Avis aux amateurs, la prochaine vente d’automobiles organisée par Cornette de Saint Cyr comprendra 68 lots aussi variés qu'exceptionnels. Parmi les 30 marques représentées, on retrouve pas moins de 9 Mercedes, 6 Porsche, 15 américaines (dont 4 pick-up), et une large sélection de Youngtimers.
À travers cette sélection, les experts ont allié qualité et variété avec brio, en proposant des modèles couvrant une large période de l’histoire automobile, de 1936 à 2005, pour des estimations démarrant à 5 000 euros jusqu’à 190 000 euros. Cette vacation, soigneusement pensée pour les collectionneurs chevronnés comme pour les amateurs, se tiendra le 3 juillet prochain et proposera pour la première fois de l’histoire du département une garantie mécanique aux acheteurs (sous conditions). Retrouvez cinq modèles incontournables.
Hotchkiss 686 PN Monte-Carlo, 1938

La marque Hotchkiss, réputée pour ses mécaniques fiables et endurantes, est la seule marque française à avoir inscrit son nom six fois au palmarès du Rallye de Monte-Carlo, bien que cet exploit ait été totalement oublié par la suite. La griffe Hotchkiss, injustement méconnue et sous-estimée, s’est illustrée au rallye pour la première en 1932 avec une AM, marquant la première victoire d’une longue série. La marque n’a cessé de faire évoluer la mécanique de ses modèle, si bien que dès 1936, elle présentait la 620, une voiture équipée du 6 cylindres de 20 CV fiscaux victorieux du Critérium Paris-Nice, soit la plus puissante équipée d’une boîte de vitesses à 4 rapports.
Cette rare version 686 PN (Paris-Nice) de 1938 n’aurait été éditée qu’en 20 exemplaires, dont seulement 9 sont aujourd’hui recensés. Acquise pour la première fois au Salon de 1938, elle a connu 6 propriétaires à ce jour, affiche 16 639 km au compteur et a participé à de nombreux rallyes et concours d’élégance. Un modèle rare à ne pas laisser passer.
Mercedes-Benz 280 SL, 1983
Les premières SL sont apparues dans les années 1950, avec les célèbres 300 SL dites « papillon », voitures de compétition et de route. Peu à peu, la marque s’est détachée de l’esprit sportif associé au sigle (SL voulant dire Sport Leicht, ou Sportive légère) au profit de modèles plus « bourgeois », comme les versions 230/250/280, allant même jusqu’à présenter des voitures plus statutaires, plus sobres, et par leur luxe et leurs dimensions, bien plus imposantes.
Ce modèle 280 SL a été mis en circulation pour la première fois le 27 juin 1983. Dans un remarquable état de conservation, à l’extérieur comme à l’intérieur, le véhicule affiche 13 234 km au compteur et n’a connu que deux propriétaires. Une superbe opportunité pour les collectionneurs de profiter des qualités de construction de Mercedes-Benz, du prestige des SL, et de l’économie du 6 cylindres de la 280.
Peugeot 205 Griffe, 1990

Retour en France avec l’écurie Peugeot et cette 205 Griffe à la teinte vert Fluorite métallisé. La Peugeot 205, apparue en janvier 1983, est resté dans la mémoire collective pour sa version sportive déclinée l’année suivante, la 205 GTI (le sigle GTI est d’ailleurs apposé sur les montants de custode). Il faudra attendre 1990, au Salon de Paris, pour voir apparaître la Griffe, une série limitée de la 1900 GTI de 130 CV, qui se distingue par sa couleur verte. Elle n’a été commercialisée qu’à 3 000 exemplaires, ce qui en fait la GTI la plus désirable de la marque.
Avec 200 000 km au compteur, cette 205 Griffe de décembre 1990 est proposée dans un état exceptionnel, avec son intérieur cuir et son toit ouvrant d’origine. Ce véhicule a fait la couverture d’un magazine spécialisé dans les youngtimer.
Porsche 912, 1967

Apparue en avril 1965, la Porsche 912 été conçue comme une version plus abordable de la 911, qui avec ses six cylindres à plat, avait été présentée au Salon de Francfort de 1963 pour un prix à la portée de peu d’acheteurs. Dotée du quatre cylindres 1582 cm3 de la 356 C, elle est destinée à conserver la clientèle de la 356, frustrée de ne pouvoir accéder à la prestigieuse 911. À l’extérieur, elle se différencie de la 911 seulement grâce à son sigle 912 doré, apposé sur le capot arrière. À l’intérieur en revanche, les équipements sont moindres, bien qu’il était possible de faire jouer les options.
Ce modèle de 1967 est une première version à empattement court et tableau de bord à cinq cadrans, peint en gris métallisé et doté d’un somptueux intérieur cuir rouge Cartier. Avec ses jantes tôles, gage de qualité d’une vraie 912, cette voiture mérite l’attention des amoureux de la marque.
Mercedes-Benz 190 SL, 1958
On termine avec un second modèle de la griffe allemande Mercedes-Benz, un cabriolet 190 SL. Souvent considérée comme la 300 SL du pauvre, cette voiture représentait à l’époque une alternative séduisante et raisonnable pour ceux qui n’avaient pas les moyens de s’offrir la très onéreuse « papillon ». Elle reste néanmoins une sportive bourrée d’atouts et de qualités. La 190 SL n’est entrée en production qu’en janvier 1955 et, à cause de l'absence de toit, a dû être repensée pour garantir la bonne tenue de route et l’endurance propre aux Mercedes-Benz. Plus confortable que performante (comparée aux autres modèles sportifs de l’époque), la 190 SL n’avait pourtant rien à envier aux autres : elle a connu une carrière prodigieuse aux États-Unis, où un nombre considérable des 25 881 exemplaires produits entre 1955 et 1963 ont trouvé preneur, et a achevé sa route en 1963 sans avoir connu de modification majeure.
Ce modèle est une version trois places d’origine française, qui roule régulièrement et dont l’état est irréprochable grâce à des restaurations récentes. Elle sera présentée avec un dossier historique retraçant ses 40 années de vie, et n’attend que de reprendre la route avec un nouveau passionné.
Retrouvez les 68 modèles d’exception sélectionnés par Cornette de Saint Cyr le 3 juillet à 15h.



