Du 14 au 18 juin, Uppsala Auktionskammare organisera une vente aux enchères internationale de qualité où trois catalogues fantastiques seront présentés : Bijoux et montres le 14 juin, Classique les 15-16 juin et Art Asiatique les 17-18 juin. Vous y trouverez notamment des montres Rolex, des meubles français de qualité muséale et des œuvres de Francesco Guardi et John Bauer.

La Rolex Daytona, créée en 1963, a été spécialement conçue pour les pilotes de course. C’est un modèle qui peut, entre autres, mesurer le temps d'arrêt et le temps moyen, et a été baptisé d'après l’un des plus célèbres circuits de courses automobiles, Daytona, en Floride. Aujourd'hui, la Daytona fait partie des montres les plus recherchées de la marque, et cet exemplaire particulier possède un élégant cadran bleu profond.

Le règne de Napoléon III a constitué une période particulièrement glamour dans l'histoire des arts décoratifs en France. Les classes bourgeoises souhaitaient se remémorer l'apogée de la cour française, et c'est ainsi que de nouveaux styles sont devenus populaires. Ces deux cabinets ont été fabriqués à Paris au début des années 1860, mais leur conception est fortement influencée par le langage austère du néoclassicisme. Le traitement est sophistiqué, avec des placages d'ébène et des détails en laque de Chine. Leur haute qualité et leur style distinctif suggèrent qu'ils pourraient avoir été fabriqués par le célèbre ébéniste Charles-Guillaume Winckelsen.

L'idéal stylistique de la décoration intérieure du XVIIIe siècle favorisait les proportions légères et aérées. Les miroirs, qui reflètent la lumière et donnent une impression d'espace, sont donc devenus extrêmement importants. Ce lot est un exemple particulier de la fin de la période Rococo. La décoration élégamment ornée du cadre comprend deux dragons, une précieuse et surprenante touche « exotique ». Ce miroir a été fabriqué à Paris dans les années 1830 et aurait été suspendu au-dessus d'une cheminée ou d'une table console. Contre toute attente, ce n'est pas dans la dorure que réside toute sa valeur : le verre du miroir est également très précieux, comme le voulaient les goûts de l’époque.

L'Empire a été proclamé d'après le régime de Napoléon Ier en France au tournant du siècle XIXe siècle. Symboliquement, ce régime impérial voulait rompre avec tout ce qui appartenait au précédent, et a basé sa personnalité et sa cour sur les empereurs romains. Ces candélabres incarnent le langage classique de l’époque Empire. Deux nymphes drapées dansent sur des socles, tenant dans leurs mains une torche et une corne à boire. Ce modèle particulier a été commandé par la cour impériale pour le château de Fontainebleau, et il a été exécuté par Claude Galle ou Pierre-François Feuchère.

Cette tapisserie tissée, probablement réalisée en Flandre par Jacob van der Borcht, faisait à l'origine partie d'une série intitulée L'homme qui pisse. Ne vous laissez pas décourager par ce nom peu élégant, car il s'agit d’une pièce d’artisanat exquise. Les scènes festives de la vie quotidienne de ce type ont une longue tradition dans l'art flamand. On pense que ce motif a été repris d'une peinture de David Teniers le Jeune. D'autres papiers peints de la même série sont représentés dans les collections de musées du monde entier.

Francesco Guardi était l'un des artistes les plus influents de Venise au XVIIIe siècle. Contrairement à son contemporain Canaletto, Guardi utilisait un traitement plus sommaire et plus expressif. Guardi est surtout connu pour ses représentations de la ville et de la société contemporaine, c'est pourquoi cette peinture au motif historique est remarquable : Alexandre le Grand vient de vaincre Darius III Kodomannos, et de s'emparer de sa femme Stateira II. Sisigambi, la mère de Darius, supplie à genoux Alexandre de la lui rendre. Cependant, elle se trompe lorsqu'elle s'agenouille devant l'homme au casque, car Alexandre se tient derrière lui en robe rouge. Le tableau reprend le motif d'une œuvre célèbre d'Angelo Trevisani qui se trouve dans la collection du Musée national.

Ici, John Bauer a illustré la scène finale d’une histoire d'Emil Linder datée de 1915, intitulée « Le violoniste qui récupéra le soulier d'or de la madone ». L'histoire se déroule au Tyrol, où un pauvre joueur tombe amoureux d'une image de la Vierge Marie. Pour exprimer son amour, il joue pour elle, et elle est tellement impressionnée par la musique qu'elle s'anime et lui donne sa chaussure en or. Les villageois l'accusent de vol, mais pour prouver son innocence, il joue une deuxième fois pour la Madone et elle lui donne sa deuxième chaussure. C'est ce moment de rédemption que Bauer a choisi d'illustrer ici. La majestueuse jeune fille permet au ménestrel d'embrasser son pied délicat. Bien que nous reconnaissions le langage plastique et les silhouettes stylisées de Bauer, nous sommes loin de ses forêts du Småland. Dans ce tableau, il s'est probablement inspiré de la campagne italienne, où il a voyagé en 1908, et de l’iconographie de la Renaissance. La Madone, en particulier, semble avoir été influencée par les fresques de Fra Angelico. Le tableau a été exposé au Musée du comté de Jönköping et à la Waldemarsudde du Prince Eugène.
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