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31ème VENTE GARDEN PARTY - Dimanche 16 juin 2019 Château d'Artigny
Vente terminée

À propos de l'objet

Paul Victor GRANDHOMME (Paris, 1851 - Saint-Briac-sur-Mer, 1944) Andromède, 1899 Émail peint signé en bas à droite "Grandhomme Pix Elleur" et daté 1899. Haut 22,5 Larg. 14,5 cm. Dans un encadrement en velours noir. 32 x 23,5 cm. Provenance : d'après la tradition familiale, ancienne collection Alfred Lamouroux (1840-1900) viceprésident de la commission du Vieux Paris (1897-1900) ; par héritage, collection particulière, Berry. Enamelled portrait of Andromeda by Grandhomme in homage to Moreau and Puvis de Chavanne, 1899. GRANDHOMME LE DERNIER ÉMAILLEUR DE GUSTAVE MOREAU L'art de l'émail célébré à Limoges au XIIe siècle se renouvelle pendant la Renaissance avec de nouvelles techniques de peinture, le développement de la grisaille et des sources iconographiques inspirées de la mythologie. Peu à peu délaissé voire abandonné, il est ravivé au XIXe siècle, sous l'impulsion notable de la manufacture nationale de Sèvres et l'intérêt scientifique de Claudius Popelin (1824-1892). À Paris, Paul Victor Grandhomme (1851-1944) porte cet art aux nues en célébrant les courbes des femmes. Formé dans l'atelier de l'orfèvre Auguste Mollard (1836-1916), il fournit les bijoutiers parisiens, comme Boucheron, de petites plaques émaillées à sertir et réalise des tableaux sur émail d'après d'autres artistes, tel Michel-Ange (1) en 1874. Après 1877, il s'associe à son ancien élève Alfred Jean Garnier (1848-1908). Ensemble, le duo reçoit la médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris en 1889 ; leur production est qualifiée " d'une grande valeur artistique et exécutée avec une étonnante perfection (2) ". Grandhomme et Garnier œuvrent en 1891 pour Paul Victor Galland (1822-1892) à notre Diane au bain, d'après le travail du " Tiepolo français du XIXe ". Dans un contrapposto apparent, cette figure s'inspire directement des œuvres de la Renaissance italienne. Fréquentant Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898), Grandhomme est surtout le dernier émailleur à collaborer avec le maître symboliste Gustave Moreau (1826-1898). Notre Andromède datée de 1899 est un hommage aux deux peintres disparus l'année précédente, dont il utilise le répertoire iconographique. Dans la mythologie, Andromède est exposée nue sur un rocher par sa mère, suscitant l'appétit d'un monstre marin, avant d'être sauvée de justesse par Persée qu'elle épousera. Grandhomme réutilise ce sujet en 1900 en collaboration avec l'orfèvre Jules Brateau (1844-1923), réalisant un spectaculaire coffret sur fond or (vente Sotheby's, 1850-1950 : Design Masterpieces from the Polo Collection, Londres, 24 février 2016, n°151). Le musée des Arts décoratifs, à Paris, conserve un autre écrin intitulé " Le Secret " (Inv. 17461) ayant appartenu à Georges Berger, président de l'Union centrale des Arts décoratifs de 1891 à 1910. (1) Livret du Salon de 1874, http://salons.musee-orsay.fr/index/notice/216113?offset=0, consulté le 18 avril 2019. (2 ) Exposition universelle de Paris, 1889, Rapports du jury international, groupe III, p. 297
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