Galerie Dreyfus

La GALERIE DREYFUS, située à Bâle en Suisse, présente des oeuvres d'art ancien et moderne.

C'est un pan très large de l'Histoire de l'Art qui est présenté à la GALERIE DREYFUS, d'Antoine Le Nain à Donald Judd, en passant par Greuze, Renoir ou encore Pablo Picasso.

La galerie conseille les clients dans l’achat et la vente, l’estimation et l’expertise grâce à une expérience de longue date de ses dirigeants, membres de la Compagnie Nationale des Experts. 

Retrouvez ici le catalogue.

Pays
  • Suisse
En vente chez "Galerie Dreyfus"

GUSTAVE COURBET - Le Doubs à la Maison Monsieur

1875 Huile sur toile signée au dos. 50 x 61 cm. Cette œuvre est reproduite dans le livre Gustave Courbet, Peintre de l’art vivant de Robert Fernier aux éditions de la Bibliothèque des Arts de Paris. Huile sur toile signée au dos. 50 x 61 cm. Cette œuvre est reproduite dans le livre Gustave Courbet, Peintre de l’art vivant de Robert Fernier aux éditions de la Bibliothèque des Arts de Paris. Huile sur toile signée au dos. 50 x 61 cm. Cette œuvre est reproduite dans le livre Gustave Courbet, Peintre de l’art vivant de Robert Fernier aux éditions de la Bibliothèque des Arts de Paris. Huile sur toile signée au dos. 50 x 61 cm. Cette œuvre est reproduite dans le livre Gustave Courbet, Peintre de l’art vivant de Robert Fernier aux éditions de la Bibliothèque des Arts de Paris. Au fond d’une vallée, une grande bâtisse, presque écrasée par les hauteurs abruptes qui l’entourent, occupe le centre de ce paysage montagneux. Elle borde un petit lac où se reflète, plus ténue, sa façade blanche. De l’autre côté du lac, au premier plan, une barque est accostée à une rive herbeuse et ensoleillée par laquelle notre regard entre dans le tableau. La composition, parfaitement équilibrée, s’organise à partir de cet axe que tracent la barque, la maison et son reflet, seuls témoins d’une présence humaine dans ce paysage presque sauvage. Les versants des deux montagnes descendent vers la bâtisse comme les lignes de fuite convergeraient vers un point central. Aux cimes crénelées des sapins, à droite, correspondent les arêtes dentelées de la falaise, à gauche. A l’arrière, au centre, pointe une troisième montagne, bleutée, qui ferme l’horizon. Cet espace sombre et clos s’ouvre vers nous. Les couleurs sont saturées, à la minéralité des gris du flanc de la montagne, où affleure la roche, répondent les verts de la végétation. Sombres, virant au brun, pour les conifères, plus vif pour l’herbe du premier plan. L’étendue d’eau offre une synthèse de cette gamme par son miroir grisé aux reflets verdâtres. Gustave Courbet (1819-1877) est le chef de file du courant réaliste. Fils d’agriculteur, il est très proche de la nature. A Paris, il débute à 20 ans son apprentissage de la peinture dans l’atelier de Charles de Steuben et fréquente régulièrement le Louvre où il admire la peinture hollandaise et espagnole du XVIIe s., mais copie aussi Géricault. Il prend alors un atelier et se lie d’amitié avec les artistes Bohème, notamment Baudelaire. Après un voyage en Hollande où il découvre Rembrandt et Hals, il retourne chez lui à Ornans pour opérer un changement radical dans sa peinture qu’il qualifie luimême de « réaliste ». Son chef-d’œuvre, Un Enterrement à Ornans,aujourd’hui au musée d’Orsay, fera scandale au Salon de 1851, considéré comme trop réaliste voire socialiste. Désormais sa peinture choque, ses nus féminins, trop sensuels, sont jugés dégradants. Il n’abandonne pas cependant le paysage, parcourant le Languedoc, la Normandie et les Charentes où il peint et expose même avec Corot. Membre actif de la Commune de Paris en 1871, il est condamné à financer la reconstruction de la colonne Vendôme. Ruiné, il s’exile alors pour la Suisse où il reprend une activité prolifique et connait une notoriété internationale. Il doit alors s’entourer de collaborateurs pour répondre aux demandes. Le Doubs à la Maison Monsieurtémoigne de cette dernière période de sa carrière.En savoir plus

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CHRISTIAN GEIGER - Kimmy Sun et son petit frère Louli Cacahuete

Huile sur toile. 97 cm x 130 cm Christian Geiger est un artiste plasticien aux multiples talents. Formé à l’école des Beaux-Arts de Mulhouse, il s’intéresse dès 1986 à la peinture murale de grands formats y introduisant différents matériaux. Si son art se nourrit de l’œuvre de Rauschenberg et de Rosenquist, figures tutélaires du Pop Art, accumulant images et objets de la vie quotidienne, Christian Geiger développe un style qui lui est propre, empreint d’un onirisme proche du surréalisme. Jérôme Bosch des temps modernes, il introduit dans ses paysages hyperréalistes une vie parallèle où le rêve le dispute à l’absurde, créant des rencontres inopinées entre les objets. Il joue du trompe-l’œil pour mieux nous confondre. Dans ses villes parcourues de poissons ou de bulles, telles des cités englouties, la métamorphose qu’il opère est toujours teintée d’humour. Ses rues sont saturées d’affiches, réelles ou peintes, d’où la couleur jaillit, révélant soudain le geste de l’artiste au milieu d’un traité illusionniste. Grand observateur de la cité et des hommes, il nous apporte une vision sublimée du monde où l’œil reconnait ici ou là tel monument ou tel mobilier urbain, comme autant de références à un monde réel. Car s’il est originaire de Mulhouse, où il a son atelier, Geiger est aussi un globetrotter qui parcourt la planète, toujours curieux, ouvert sur le monde. C’est ainsi qu’il s’est découvert trois autres ports d’attache qui inspirent sa créativité, New-York, Venise et Saigon. Les photocollages qu’il crée usant de sa « technique mixte sur photo perso » nous transportent alors dans des univers hybrides et nous invite à un voyage dans une nouvelle dimension.En savoir plus

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JEAN-BAPTISTE COROT - Le fermier de Pithiviers

vers 1840 Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Au centre d’une plaine plutôt aride, un cavalier à l’arrêt, nous tourne le dos. Devant lui, s’éloigne une charrette de foin précédée de deux autres cavaliers. Au loin, la ligne d’horizon dessine une frontière bleutée entre la terre et le ciel auquel elle cède les deux tiers de la composition. Un ciel blanc, dont les nuages gris s’épaississent en gagnant de la hauteur. Enfin, plus haut à droite, deux moulins surplombent une masse rocheuse d’un blanc crayeux. C’est donc ce fermier à cheval, campé au premier plan, ancré au sol par la seule ombre du tableau et paré des seules couleurs vives, qui nous fait rentrer dans l’œuvre. Son orientation de biais, soulignée par le sillon du chemin, indique à notre regard la voie à suivre, d’abord vers la charrette où deux autres cavaliers nous ramènent vers la droite, puis jusqu’au fond, là où la ligne d’horizon se fait plus sombre et où l’on distingue un clocher, Pithiviers ? A droite, les moulins se font discrets presque ensevelis dans les cieux. Ce paysage aux accents désertiques, n’est pas sans nous faire penser à certains paysages orientalistes, comme ceux de Fromentin, que Corot aurait pu admirer au Salon. Jean-Baptiste Corot est (1796-1875) est un peintre paysagiste majeur du XIXe s. dont la longévité nous a laissé de nombreuses œuvres. Initialement destiné au commerce, il intègre à 26 ans l’atelier du peintre Michallon qui lui apprend les principes du paysage néoclassique et l’encourage à s’installer en plein air. De ses nombreux voyages en Italie, il rapporte des vues de Florence, Rome ou Tivoli, puis il parcourt la France à la recherche de paysages variés, s’intéressant aussi à l’architecture comme dans sa célèbre Cathédrale de Chartres, aujourd’hui au Louvre. Dilettante, il ne songe pas à exposer avant le Salon de 1835 où il rencontre un accueil favorable. Il séduit et déroute tout à la fois ses contemporains par ses thèmes classiques au traitement réaliste. Le Fermier de Pithiviers appartient à cette première époque à la palette claire et aux touches franches. A partir de 1850, il délaisse l’exactitude du « motif » pour remodeler ses paysages d’après son imagination s’orientant vers une peinture du « souvenir » des nombreux lieux parcourus. Gouvieux, près de Chantilly est caractéristique de cette période où sa touche devient plus légère, moins scrupuleuse à rendre la réalité. Riche et comblé d’honneurs, il se retire en 1874 à Coubron où il peint encore de nombreuses vues des forêts alentour comme ici, témoignage émouvant de sa créativité toujours vive.En savoir plus

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HUBERT ROBERT - La Promenade galante

vers 1775 Huile sur carton 23,5 x 30,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur carton 23,5 x 30,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur carton 23,5 x 30,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Dans ce parc aux épaisses frondaisons, des personnages évoluent par petits groupes, frêles silhouettes perdues dans l’immensité de la nature. Quelques arbustes plus sombres viennent rivaliser avec eux, ponctuant cette pelouse bordée de bosquets. Au fond de cette étendue, une statue sert de point de fuite à la perspective. Car ce parc est peint à l’instar d’une architecture comme le montre la ligne descendante des feuillages, à droite, qui tient lieu de ligne de fuite à cette « boite » végétale dont le fond se dessine sur un ciel nuageux. Si l’effet est rompu à gauche, au sol, des lignes de fuite bien réelles délimitent la pelouse convergeant vers la statue et le bouquet d’arbres au centre. Dans cette harmonie de verts et de bleus, les personnages sont des taches colorées, rouges, blanches, noires. Mais en seulement quelques coups de pinceaux, Robert arrive à leur donner la gestuelle de la conversation, qu’on imagine galante… Nous sommes au début du règne de Louis XVI et les parcs, lieux de sociabilité, changent d’aspect avec l’anglomanie et la recherche de plus de naturel dans leur agencement. Hubert Robert contribue à cette nouvelle mode des jardins anglais en dessinant celui d’Ermenonville ainsi que le Hameau de la reine à Versailles. Hubert Robert (1733-1808) est un peintre paysagiste français. Destiné à une carrière ecclésiastique, il développe de tels talents pour le dessin qu’il obtient d’étudier auprès de Slodtz. En 1754, il part pour Rome accompagnant l’ambassadeur de France où il reste onze ans. C’est alors la découverte de l’Antiquité, des ruines de Rome et de Pompéi. Il rencontre Piranèse dont les peintures d’architectures imaginaires l’impressionnent et Pannini qui invente le genre des caprices architecturaux, regroupant des monuments sur une même toile, dont Robert s’inspirera. De retour à Paris, il est reçu à l’Académie en 1766 avec un tableau de ruines. Peintre apprécié du roi pour lequel il exécute Les Principaux Monuments de Francemettant en valeur le patrimoine antique français, il reçoit différentes charges dont celles de dessinateur des jardins du roi et de garde des tableaux du Roi. Il participe à la commission du futur Museum élaborant des projets pour son installation dans la grande galerie du Louvre. Il collabore à la création du parc d’Ermenonville, premier jardin anglais en France, et à ce titre, Le parc à Ermenonville en constitue un précieux témoignage. On retrouve dans La Fontaine,au Louvre, une composition similaire, bien que plus dépouillée, avec cet arbre incliné au premier plan.En savoir plus

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JEAN-MARC NATTIER - Portrait de Victoire de France

1748 Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Cette jeune fille au regard langoureux et au sourire figé pose cependant d’une façon bien dynamique. Dans un cadrage resserré, elle occupe presque tout l’espace de la représentation. Ses bras s’écartent de son torse dans un mouvement chorégraphique. L’étoffe dorée qui lui barre le buste, et dont elle retient un pan de la main gauche, fait écho au ruban de dentelle qui virevolte à l’arrière de sa coiffure. Ainsi l’aspect apprêté de cette fille de monarque est-il légèrement chamboulé par cette mise en scène moins conventionnelle. Le fond offre un subtil dégradé de gris vert qui concentre notre regard sur le modèle. Si pas un bijou ne vient souligner le rang de cette princesse de sang, c’est pour mieux nous attacher à la somptuosité de sa robe de dentelles, véritable parure où le ruché le dispute au diamant. Le rendu de la qualité des matières, dans lequel Nattier est passé maître, a fait de lui le peintre officiel de la cour. Jean-Marc Nattier (1685-1767) est un portraitiste français majeur du Siècle des Lumières. Fils d’une mère miniaturiste et d’un père portraitiste, il remporte à seulement quinze ans, le premier prix de dessin de l’Académie dont il devient membre agréé en 1713. Après un séjour en Russie où il réalise le portrait de l’impératrice Catherine II, il revient à Paris où il se consacre à une carrière de portraitiste renommé. En 1748, il devient celui officiel de la famille d’Orléans puis de la famille de Louis XV dont il peindra les enfants, l’épouse, la reine Marie Leszczynska, et même la maitresse, la marquise de Pompadour. C’est cette même année qu’il peint Le portrait de Victoire de France,l’une des huit filles de Louis XV, à l’âge de quinze ans.En savoir plus

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ALBERT MARQUET - Avenue de Versailles

1904 Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Une vaste perspective traverse de biais le tableau nous invitant à remonter le cours de cette avenue et à en chercher en vain l’aboutissement. En effet, cette dernière semble disparaitre totalement dans la toile dans un fondu où formes et couleurs perdent peu à peu de leur matière. La facture est ténue, les silhouettes en filigranes des immeubles qui bordent le seul côté visible de cette avenue ne sont perceptibles que par leurs fenêtres et leurs pignons gris. Les façades sont aussi claires que le sol… Seules taches colorées, les toits orangés et les feuillages ocre jaune des arbres qui déjà se dégarnissent, c’est l’automne. La touche est très présente, le trottoir n’est plus qu’un trait jaune plus ou moins appuyé. La grande économie de moyens avec lequel Marquet nous rend ici cette soirée automnale parisienne est caractéristique de sa manière sensible et délicate. Déjà les ombres des immeubles de gauche, invisibles, s’allongent zébrant l’avenue de bandes sombres. Le peintre se teint probablement à l’étage de l’un de ses immeubles pour capter ces dernières heures de l’après-midi Albert Marquet (1875-1947) est un peintre paysagiste français. En 1905, il participe à l’exposition des « Fauves » avec ses amis Matisse et Derain. Sensible aux rendus des couleurs selon les variations de la lumière, il peint de nombreuses séries d’un même sujet en fonction des heures de la journée, des saisons et du climat. Ainsi choisit-il Paris comme sujet de prédilection. De cette époque « fauviste » date l’Avenue de Versaillesoù la composition épurée témoigne de ses recherches chromatiques. La couleur construit l’espace. Après la première guerre mondiale, il voyage au Maghreb découvrant la lumière d’Afrique du Nord, mais aussi en Belgique et en Hollande avec un goût pour les ports et les paysages marins. Il rencontre Signac avec qui il aime peindre. En 1939, il s’établit sur les bords de Seine à La Frette, pour y peindre à loisir ce fleuve qu’il aime tant. De cette dernière retraite date Au bord de la Seine, la Frette,témoignant de son talent à représenter l’eau dans ses diverses occurrences, dense ou transparente, grâce à une appréciation très sensible des reflets lumineux.En savoir plus

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CHRISTIAN GEIGER - Little Bic Quincy Sun Station

Huile sur toile. 162 cm x 130 cm Christian Geiger est un artiste plasticien aux multiples talents. Formé à l’école des Beaux-Arts de Mulhouse, il s’intéresse dès 1986 à la peinture murale de grands formats y introduisant différents matériaux. Si son art se nourrit de l’œuvre de Rauschenberg et de Rosenquist, figures tutélaires du Pop Art, accumulant images et objets de la vie quotidienne, Christian Geiger développe un style qui lui est propre, empreint d’un onirisme proche du surréalisme. Jérôme Bosch des temps modernes, il introduit dans ses paysages hyperréalistes une vie parallèle où le rêve le dispute à l’absurde, créant des rencontres inopinées entre les objets. Il joue du trompe-l’œil pour mieux nous confondre. Dans ses villes parcourues de poissons ou de bulles, telles des cités englouties, la métamorphose qu’il opère est toujours teintée d’humour. Ses rues sont saturées d’affiches, réelles ou peintes, d’où la couleur jaillit, révélant soudain le geste de l’artiste au milieu d’un traité illusionniste. Grand observateur de la cité et des hommes, il nous apporte une vision sublimée du monde où l’œil reconnait ici ou là tel monument ou tel mobilier urbain, comme autant de références à un monde réel. Car s’il est originaire de Mulhouse, où il a son atelier, Geiger est aussi un globetrotter qui parcourt la planète, toujours curieux, ouvert sur le monde. C’est ainsi qu’il s’est découvert trois autres ports d’attache qui inspirent sa créativité, New-York, Venise et Saigon. Les photocollages qu’il crée usant de sa « technique mixte sur photo perso » nous transportent alors dans des univers hybrides et nous invite à un voyage dans une nouvelle dimension.En savoir plus

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PAUL CÉZANNE - Les deux enfants

1858 -1860 Huile sur toile 55 x 45 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de la peinture de Paul Cézanne, édité par John Rewald des éditions Harry N. Abrams. Huile sur toile 55 x 45 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de la peinture de Paul Cézanne, édité par John Rewald des éditions Harry N. Abrams. Huile sur toile 55 x 45 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de la peinture de Paul Cézanne, édité par John Rewald des éditions Harry N. Abrams. Huile sur toile 55 x 45 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de la peinture de Paul Cézanne, édité par John Rewald des éditions Harry N. Abrams. Deux enfants assis à l’extérieur d’une maison caressent un lapin. Un second, blotti à côté d’eux, semble attendre son tour. La scène se passe au pied du perron d’une maison, dans une cour ombragée où l’on trouve un tonneau et probablement le clapier, derrière les enfants. Ces derniers, un frère et une sœur aux traits semblables, appartiennent, à en juger leur mise, à un milieu aisé. Les détails perceptibles de l’architecture dans leur dos laissent supposer une maison bourgeoise, avec une rampe en fer forgé et une tonnelle supportant une vigne vierge. Un coin de ciel bleu, en haut à droite, nous révèle une journée ensoleillée apportant sa lumière dans la cour. Si la palette aux couleurs brunes suggère la pénombre, les enfants aux teintes claires et vives sont éclairés de face en contradiction avec la source de lumière dans leur dos. L’intention du peintre n’est pas tant ici de respecter les règles d’une représentation réaliste que de nous dresser les portraits de deux enfants, probablement de sa famille, fixés dans un moment d’intimité. Paul Cézanne (1839-1906) est un peintre majeur du XIXe s., dont l’œuvre, controversée, constitue un tournant dans l’histoire de la peinture occidentale. D’abord destiné à une carrière juridique, il décide à 23 ans de devenir peintre et quitte Aix-enProvence pour s’installer à Paris où il est refusé à l’Ecole des Beaux-arts. Il fréquente les artistes Pissaro, Renoir, Monet avec lesquels il inaugure en 1872 la première exposition impressionniste en y présentant trois toiles, mal reçues par public. Admiré par ses pairs mais malmené par la critique, Cézanne, déçu, se détache du groupe impressionniste pour retourner dans sa Provence natale et continuer ses recherches formelles dans un style qui lui restera propre. Travaillant sur « le motif », il s’intéresse à la géométrie des volumes et aux rapports colorés dans ses natures mortes ou ses paysages. Sa série de vues de la montagne Sainte-Victoire reste son œuvre la plus célèbre. Ces Deux enfantsdatent des tous premiers pas de Cézanne en peinture alors qu’il suivait ses premiers cours à l’Ecole de dessin d’Aix-en-Provence. Si le style est encore naïf, on sent déjà néanmoins un sens aigu de l’observation. Sa tentative de clair-obscur trahit une admiration pour le style caravagesque d’une peinture religieuse présente dans les églises de sa ville natale. Toute sa vie, Cézanne, l’autodidacte, tirera sa peinture de l’observation des grands maitres en fréquentant notamment assidument le Louvre, « ce livre où nous apprenons à lire »En savoir plus

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PIETER COECK VAN ALST - Adoration des Mages

vers 1540 106 x 90cm Certificat René Millet Expertise 106 x 90cm Certificat René Millet Expertise Ce triptyque nous présente trois épisodes de l’enfance du Christ. Entre une adoration des bergers sur le volet de gauche et la circoncision sur celui de droite, le panneau central, majestueux, nous montre, les rois Mages venant se prosterner devant l’Enfant Jésus. La scène est actualisée à l’époque du peintre, les personnages y sont vêtus à la mode de la Renaissance, dans le but d’actualiser le message divin. On reconnait sur les trois panneaux le couple familier de Marie, en bleu, et Joseph, en rouge. L’Enfant Jésus, bébé nu bénissant, semble perdu dans la composition fourmillante de détails où l’œil ne sait où se poser. Des architectures en ruine campent l’espace, avec des piliers richement sculptés et des fragments d’arcades qui répondent aux volutes du cadre du triptyque. Ces ruines sont caractéristiques du goût renaissant pour l’Antiquité, comme on en trouve dans la peinture italienne contemporaine. Elles témoignent d’une connaissance et d’une réinterprétation de ces modèles. La tradition flamande se perçoit, en revanche, dans le traitement soigné du paysage regorgeant de détails ainsi que dans la minutie du rendu des matières comme les étoffes précieuses des Mages ou les pièces d’orfèvrerie. La palette de couleurs vives déploie une gamme de rouges qui harmonisent les différents panneaux. Des jaunes dorés y répondent, soulignant l’aspect fastueux des scènes, tempérés par les gris-bleus des architectures. Ce retable, probablement destiné à la dévotion privée d’un riche commanditaire, respire l’opulence. Ce triptyque nous présente trois épisodes de l’enfance du Christ. Entre une adoration des bergers sur le volet de gauche et la circoncision sur celui de droite, le panneau central, majestueux, nous montre, les rois Mages venant se prosterner devant l’Enfant Jésus. La scène est actualisée à l’époque du peintre, les personnages y sont vêtus à la mode de la Renaissance, dans le but d’actualiser le message divin. On reconnait sur les trois panneaux le couple familier de Marie, en bleu, et Joseph, en rouge. L’Enfant Jésus, bébé nu bénissant, semble perdu dans la composition fourmillante de détails où l’œil ne sait où se poser. Des architectures en ruine campent l’espace, avec des piliers richement sculptés et des fragments d’arcades qui répondent aux volutes du cadre du triptyque. Ces ruines sont caractéristiques du goût renaissant pour l’Antiquité, comme on en trouve dans la peinture italienne contemporaine. Elles témoignent d’une connaissance et d’une réinterprétation de ces modèles. La tradition flamande se perçoit, en revanche, dans le traitement soigné du paysage regorgeant de détails ainsi que dans la minutie du rendu des matières comme les étoffes précieuses des Mages ou les pièces d’orfèvrerie. La palette de couleurs vives déploie une gamme de rouges qui harmonisent les différents panneaux. Des jaunes dorés y répondent, soulignant l’aspect fastueux des scènes, tempérés par les gris-bleus des architectures. Ce retable, probablement destiné à la dévotion privée d’un riche commanditaire, respire l’opulence. Ce triptyque nous présente trois épisodes de l’enfance du Christ. Entre une adoration des bergers sur le volet de gauche et la circoncision sur celui de droite, le panneau central, majestueux, nous montre, les rois Mages venant se prosterner devant l’Enfant Jésus. La scène est actualisée à l’époque du peintre, les personnages y sont vêtus à la mode de la Renaissance, dans le but d’actualiser le message divin. On reconnait sur les trois panneaux le couple familier de Marie, en bleu, et Joseph, en rouge. L’Enfant Jésus, bébé nu bénissant, semble perdu dans la composition fourmillante de détails où l’œil ne sait où se poser. Des architectures en ruine campent l’espace, avec des piliers richement sculptés et des fragments d’arcades qui répondent aux volutes du cadre du triptyque. Ces ruines sont caractéristiques du goût renaissant pour l’Antiquité, comme on en trouve dans la peinture italienne contemporaine. Elles témoignent d’une connaissance et d’une réinterprétation de ces modèles. La tradition flamande se perçoit, en revanche, dans le traitement soigné du paysage regorgeant de détails ainsi que dans la minutie du rendu des matières comme les étoffes précieuses des Mages ou les pièces d’orfèvrerie. La palette de couleurs vives déploie une gamme de rouges qui harmonisent les différents panneaux. Des jaunes dorés y répondent, soulignant l’aspect fastueux des scènes, tempérés par les gris-bleus des architectures. Ce retable, probablement destiné à la dévotion privée d’un riche commanditaire, respire l’opulence. Ce triptyque nous présente trois épisodes de l’enfance du Christ. Entre une adoration des bergers sur le volet de gauche et la circoncision sur celui de droite, le panneau central, majestueux, nous montre, les rois Mages venant se prosterner devant l’Enfant Jésus. La scène est actualisée à l’époque du peintre, les personnages y sont vêtus à la mode de la Renaissance, dans le but d’actualiser le message divin. On reconnait sur les trois panneaux le couple familier de Marie, en bleu, et Joseph, en rouge. L’Enfant Jésus, bébé nu bénissant, semble perdu dans la composition fourmillante de détails où l’œil ne sait où se poser. Des architectures en ruine campent l’espace, avec des piliers richement sculptés et des fragments d’arcades qui répondent aux volutes du cadre du triptyque. Ces ruines sont caractéristiques du goût renaissant pour l’Antiquité, comme on en trouve dans la peinture italienne contemporaine. Elles témoignent d’une connaissance et d’une réinterprétation de ces modèles. La tradition flamande se perçoit, en revanche, dans le traitement soigné du paysage regorgeant de détails ainsi que dans la minutie du rendu des matières comme les étoffes précieuses des Mages ou les pièces d’orfèvrerie. La palette de couleurs vives déploie une gamme de rouges qui harmonisent les différents panneaux. Des jaunes dorés y répondent, soulignant l’aspect fastueux des scènes, tempérés par les gris-bleus des architectures. Ce retable, probablement destiné à la dévotion privée d’un riche commanditaire, respire l’opulence. Pieter Coecke van Aelst (1502-1550) est un artiste flamand aux multiples talents, architecte, peintre, sculpteur, écrivain. Elève à Bruxelles de Van Orley, peintre officiel des Habsbourg, il entreprend un voyage en Italie entre 1521 et 1525 où il découvre les chefs-d’œuvre de l’Antiquité et se familiarise avec les idées de la Renaissance qu’il contribue à diffuser largement dans les Flandres. Il édite notamment une traduction en néerlandais du traité Sette libri dell’architetturade Serlio. En 1533, il visite même Constantinople et grave une série de planches sur le mode de vie des Turcs. Installé à Anvers, il dirige un atelier célèbre où l’on développe des activités aussi variées que la gravure, la sculpture, la peinture pour vitrail ou encore le dessin pour joaillerie ou tapisserie… Sa passion pour l’architecture se manifeste dans cette Adoration des Mages où piliers à l’antique et colonnes de porphyre structurent les scènes. Il peint ce thème à maintes reprises, variant chaque fois les compositions, comme l’attestent les versions du château d’Ecouen ou du musée des Beaux-Arts de Valenciennes.En savoir plus

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CHRISTIAN GEIGER - Little Lion Avenue de Maître Sunny Kim Carambar

Huile sur toile. 130 cm x 197 cm Christian Geiger est un artiste plasticien aux multiples talents. Formé à l’école des Beaux-Arts de Mulhouse, il s’intéresse dès 1986 à la peinture murale de grands formats y introduisant différents matériaux. Si son art se nourrit de l’œuvre de Rauschenberg et de Rosenquist, figures tutélaires du Pop Art, accumulant images et objets de la vie quotidienne, Christian Geiger développe un style qui lui est propre, empreint d’un onirisme proche du surréalisme. Jérôme Bosch des temps modernes, il introduit dans ses paysages hyperréalistes une vie parallèle où le rêve le dispute à l’absurde, créant des rencontres inopinées entre les objets. Il joue du trompe-l’œil pour mieux nous confondre. Dans ses villes parcourues de poissons ou de bulles, telles des cités englouties, la métamorphose qu’il opère est toujours teintée d’humour. Ses rues sont saturées d’affiches, réelles ou peintes, d’où la couleur jaillit, révélant soudain le geste de l’artiste au milieu d’un traité illusionniste. Grand observateur de la cité et des hommes, il nous apporte une vision sublimée du monde où l’œil reconnait ici ou là tel monument ou tel mobilier urbain, comme autant de références à un monde réel. Car s’il est originaire de Mulhouse, où il a son atelier, Geiger est aussi un globetrotter qui parcourt la planète, toujours curieux, ouvert sur le monde. C’est ainsi qu’il s’est découvert trois autres ports d’attache qui inspirent sa créativité, New-York, Venise et Saigon. Les photocollages qu’il crée usant de sa « technique mixte sur photo perso » nous transportent alors dans des univers hybrides et nous invite à un voyage dans une nouvelle dimension.En savoir plus

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JEAN-HONORÉ FRAGONARD - La Coquette fixée

vers 1755 Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Trois jeunes gens batifolent dans un parc au pied d’un vase sculpté. La jeune fille, assise au centre, est ballottée entre ses deux prétendants. À droite, l’enserrant par la taille, le premier soupirant l’attire à lui pour lui susurrer quelque mot doux à l’oreille, cependant qu’elle se retourne vers le second, à gauche, afin de le gratifier d’une couronne de fleurs. Ce dernier, l’air langoureux, tient dans ses bras une cible dont le cœur est percé de deux flèches. A leurs pieds gît un carquois rempli de flèches. Cette scène galante, au-delà des gestes explicites, est connotée de symboles érotiques comme les flèches décochées par l’Amour dans le cœur de la jeune femme ou le vase central, axe de symétrie phallique, dominant la scène. Jusqu’aux couleurs suaves des vêtements masculins – rose orangé, corail- qui sertissent la pureté du blanc de la robe. Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) est un peintre majeur du XVIIIème siècle. Formé dans l’atelier de François Boucher, Fragonard s’initie au style rococo du maitre. Prix de Rome à 20 ans, il part en Italie en compagnie d’Hubert Robert et y découvre la peinture virtuose de Tiepolo. En 1765, il est reçu à l’Académie comme peintre d’histoire mais quitte ce grand genre pour se consacrer à une peinture plus galante voire érotique, plus en phase avec les goûts de la cour de Louis XV. La légèreté de sa touche, qui sait saisir l’instant fugace d’un regard ou d’un baiser, est toujours empreinte d’élégance et de retenue comme en témoigne la Coquette fixée.A la frivolité du sujet, s’ajoute une candeur, soulignée par des couleurs pastel. Les personnages, jamais grivois, incarnent plutôt l’innocence d’une enfance toujours latente. La Petite jardinièreappartient encore à cet âge tendre, spectatrice avant d’être bientôt actrice. Les paysages bucoliques aux verts tendres, parsemés de fleurettes, servent souvent d’écrin à ces idylles éphémères. Cette peinture de l’intime, destinée aux appartements privés, est très en vogue au milieu du XVIIIe s., fort appréciée du roi et d’une aristocratie libertine. Ces petits formats aux tonalités suaves siéent à merveille aux alcôves pour lesquelles elles sont destinées.En savoir plus

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FRANÇOIS BOUCHER - La belle villageoise

vers 1756 Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Dans l’intérieur sombre d’une cuisine, une mère de famille s’affaire autour de ses trois enfants. Au premier plan, divers objets négligemment disposés par le peintre situent la scène, bassine de cuivre, cruche en terre, chou, navets… qui ne sont pas sans évoquer son contemporain Chardin. A l’arrière-plan, on distingue quelque rare meuble ; un jambon pend du plafond. Si tout est ici modeste, les personnages sont néanmoins de bonne mise et semblent poser comme pour un portrait de famille. Entre la scène de genre et l’allégorie familiale, Boucher choisit un décor rustique pour nous conter une saynète où les enfants tiennent le premier rôle. Assis sur un coffre au centre de la composition, l’un d’entre eux nous fixe de son regard angélique comme pour nous distraire de la dispute qui s’est déroulée. A ses côtés, son frère garde jalousement un chat fixant le petit dernier qui, penaud, se détourne de la scène, bientôt consolé par sa mère. Celle-ci, la belle villageoise, tient le second rôle, celui de l’arbitre. Boucher accorde au monde de l’enfance une attention toute particulière caractéristique de cette deuxième moitié du XVIIIe s. gagnée aux idées rousseauistes. François Boucher (1703-1770) est l’un des peintres français emblématiques du siècle des Lumières. Sa peinture galante qui privilégie l’érotisme des personnages à l’héroïsme des sujets aura les faveurs de la cour et notamment celles de Mme de Pompadour qui lui commandera de nombreux portraits. Nommé Premier peintre du roi Louis XV en 1765, au firmament de sa carrière, Boucher a commencé son apprentissage chez son père puis dans l’atelier du graveur Jean-François Cars auprès duquel il se familiarise avec l’oeuvre de Watteau. Mais c’est avec François Lemoyne, grand décorateur de Versailles, qu’il apprend la peinture et s’initie aux subtilités du style rococo. Après un séjour en Italie, il est reçu à l’Académie royale de Peinture et de sculpture en 1734 avec Renaud et Armide, aujourd’hui au Louvre. Au-delà de la peinture d’histoire, dont les scènes mythologiques sont prétextes à des aventures galantes, Boucher balaie un vaste répertoire allant de la scène pastorale au portrait de cour, en passant par la scène de genre familiale privilégiant l’intime comme avec cette Belle Villageoise auquel Le Déjeuner du Louvre, plus citadin, pourrait faire pendant. Le style de François Boucher se caractérise par une touche vive, lumineuse et colorée. Sa peinture dénuée de mélancolie, évoque un univers joyeux délaissant les tourments de la vie pour ne s’arrêter que sur ses plaisirs. Le quotidien idéalisé auquel il nous convie est celui que perçoit une société privilégiée encore épargnée par les tourments révolutionnaires à venir.En savoir plus

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