Galerie Dreyfus

La GALERIE DREYFUS, située à Bâle en Suisse, présente des oeuvres d'art ancien et moderne.

C'est un pan très large de l'Histoire de l'Art qui est présenté à la GALERIE DREYFUS, d'Antoine Le Nain à Donald Judd, en passant par Greuze, Renoir ou encore Pablo Picasso.

La galerie conseille les clients dans l’achat et la vente, l’estimation et l’expertise grâce à une expérience de longue date de ses dirigeants, membres de la Compagnie Nationale des Experts. 

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Pays
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En vente chez "Galerie Dreyfus"

JEAN-BAPTISTE COROT - Le fermier de Pithiviers

vers 1840 Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Au centre d’une plaine plutôt aride, un cavalier à l’arrêt, nous tourne le dos. Devant lui, s’éloigne une charrette de foin précédée de deux autres cavaliers. Au loin, la ligne d’horizon dessine une frontière bleutée entre la terre et le ciel auquel elle cède les deux tiers de la composition. Un ciel blanc, dont les nuages gris s’épaississent en gagnant de la hauteur. Enfin, plus haut à droite, deux moulins surplombent une masse rocheuse d’un blanc crayeux. C’est donc ce fermier à cheval, campé au premier plan, ancré au sol par la seule ombre du tableau et paré des seules couleurs vives, qui nous fait rentrer dans l’œuvre. Son orientation de biais, soulignée par le sillon du chemin, indique à notre regard la voie à suivre, d’abord vers la charrette où deux autres cavaliers nous ramènent vers la droite, puis jusqu’au fond, là où la ligne d’horizon se fait plus sombre et où l’on distingue un clocher, Pithiviers ? A droite, les moulins se font discrets presque ensevelis dans les cieux. Ce paysage aux accents désertiques, n’est pas sans nous faire penser à certains paysages orientalistes, comme ceux de Fromentin, que Corot aurait pu admirer au Salon. Jean-Baptiste Corot est (1796-1875) est un peintre paysagiste majeur du XIXe s. dont la longévité nous a laissé de nombreuses œuvres. Initialement destiné au commerce, il intègre à 26 ans l’atelier du peintre Michallon qui lui apprend les principes du paysage néoclassique et l’encourage à s’installer en plein air. De ses nombreux voyages en Italie, il rapporte des vues de Florence, Rome ou Tivoli, puis il parcourt la France à la recherche de paysages variés, s’intéressant aussi à l’architecture comme dans sa célèbre Cathédrale de Chartres, aujourd’hui au Louvre. Dilettante, il ne songe pas à exposer avant le Salon de 1835 où il rencontre un accueil favorable. Il séduit et déroute tout à la fois ses contemporains par ses thèmes classiques au traitement réaliste. Le Fermier de Pithiviers appartient à cette première époque à la palette claire et aux touches franches. A partir de 1850, il délaisse l’exactitude du « motif » pour remodeler ses paysages d’après son imagination s’orientant vers une peinture du « souvenir » des nombreux lieux parcourus. Gouvieux, près de Chantilly est caractéristique de cette période où sa touche devient plus légère, moins scrupuleuse à rendre la réalité. Riche et comblé d’honneurs, il se retire en 1874 à Coubron où il peint encore de nombreuses vues des forêts alentour comme ici, témoignage émouvant de sa créativité toujours vive.En savoir plus

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HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC - Portrait de femme

vers 1895 Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Cette femme qui nous sourit en nous fixant droit dans les yeux nous apostrophe. Loin de ces effigies distantes aux visages de trois quarts et le regard perdu, ce portrait nous est tout de suite sympathique grâce à l’expression avenante du modèle qui trahit une relation de complicité avec son auteur ou du moins une relation de confiance qu’il a su instaurer. A la position frontale qui permet ce tête à tête s’ajoute aussi la technique du fusain qui sait capter la singularité de ce visage. Le trait, précis quand il s’agit de cerner les détails de la physionomie, devient plus libre pour détacher la figure du fond par des hachures plus ou moins denses. Le rendu de la chevelure est particulièrement soigné. Le trait en suggère à la fois la masse, peignée, et les cheveux effrangés sur le front. La tête de la femme, au centre d’une composition centrifuge, reçoit un traitement particulier. Usant avec parcimonie de l’estompe, Lautrec élabore le modelé des chairs en jouant sur la réserve du fond pour ne pas saturer ses volumes. Le reste de la composition est plus graphique, plis de la robe et hachures du fond viennent s’achever dans la feuille blanche. Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) est un peintre « postimpressionnisme » français, illustrateur et lithographe. Il s’installe en 1882 à Montmartre où il fréquente la Bohème parisienne, dessinant dans les cafés et les maisons closes. Sans nécessité de répondre à des commandes, il choisit ces sujets, aimant portraiturer les femmes aux mœurs légères. Son modèle le plus célèbre est certainement La Goulue,danseuse du Moulin Rouge qu’il représenta à maintes reprises. Travaillant beaucoup aves des techniques sèches, pastel ou fusain, Lautrec a su rendre la dimension psychologique de ses modèles comme dans ce Portrait de femmeoù il cherche à saisir un visage avec bienveillance sans jamais juger. A son activité de peintre, s’ajoute celle de lithographe qui l’amena à réaliser de nombreuses affiches des lieux de plaisir de la Belle Epoque.En savoir plus

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ALBERTUS VAN DER BURCH - Scène de ports méditerranéens, animés de pêcheurs

Paire d’huiles sur cartons, l’un signé en bas au centre. 29 x 40 cm. Certificat d’Eric Turquin Expertise. Paire d’huiles sur cartons, l’un signé en bas au centre. 29 x 40 cm. Certificat d’Eric Turquin Expertise. Paire d’huiles sur cartons, l’un signé en bas au centre. 29 x 40 cm. Certificat d’Eric Turquin Expertise. Ces deux scènes marines en pendant se répondent en miroir. L’un des côtés, gauche ou droit, est occupé par une falaise au pied de laquelle prennent place des pêcheurs. Ainsi entre-t-on dans la composition par ses personnages aux couleurs vives, saisis avec naturel dans des scènes anecdotiques, pittoresques. A l’arrière-plan, la mer, avec des voiliers qui entrent ou sortent d’un port, est traitée dans une gamme chromatique plus atténuée pour suggérer l’éloignement. L’horizon, très bas, laisse une très large place au ciel qui occupe plus des trois quarts de la toile. C’est pour le peintre l’occasion d’y travailler la lumière qui filtre à travers les nuages, plus ou moins denses. Il semble nous proposer ici les deux termes d’une journée, une aube aux accents rosés dans un ciel gris pâle et un coucher de soleil dont la lumière orangée baigne les personnages dans un contre-jour. Albertus Van der Burch (1672-1745) est un peintre néerlandais de paysages et de scènes de genre. Il est l’élève de Jan Verkolje et d’Adriaen Van der Werff, membres de la Guilde de Saint Luc, corporation qui organise le marché de l’art aux Pays-Bas, garantissant aux artistes une certaine sécurité économique et des ateliers de travail. Les scènes de marines sont alors très en vogue dans la société hollandaise dont le commerce maritime est florissant avec une flotte qui sillonnent toutes les mers du globe. La mer devient le nouveau thème de prédilection, mettant en scène des navires par tous les temps. Le ciel y occupe toujours la majorité de la composition. Les bateaux sont alors la proie des éléments, en lutte contre l’immensité de l’océan, ce qui rend plus héroïque encore cette domination de la mer par les Pays-Bas. Mais la spécificité d’Albertus Van der Burch est précisément d’ajouter des scènes pittoresques dans ses marines d’où l’homme est habituellement absent. Dans ces Scènes de ports méditerranéens, animés de pêcheurs, il rassemble scènes de genre et marines traditionnelles, invitant le spectateur à découvrir quelque anecdote exotique, ici méditerranéenne, pour situer la scène et raconter une histoire.En savoir plus

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ALBRECHT KAUW - Allégorie de la Suisse

1673 Huile sur panneau signé en bas au milieu. 96 x 131 cm. Provenance : Château de Königshof-Soleure. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas au milieu. 96 x 131 cm. Provenance : Château de Königshof-Soleure. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas au milieu. 96 x 131 cm. Provenance : Château de Königshof-Soleure. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas au milieu. 96 x 131 cm. Provenance : Château de Königshof-Soleure. Certificat de René Millet Expertise. Trois personnages surmontant des phylactères, rédigés en allemand, se répartissent l’espace de la composition. Ils dominent un paysage où évoluent des personnages aux proportions réduites. Dans le ciel, deux personnages ailés déroulent d’autres phylactères, en latin, tandis qu’un bras bande un arc au-dessus du personnage central prêt à lui décocher une flèche. Si les trois personnages sont des allégories en rapport avec la Confédération suisse, ils le font à des titres divers. La femme, à droite, Helvetia, est une allégorie « géographique », pacifique, qui présente, sur une table richement parée, les produits agricoles suisses auxquels font écho les moissonneurs à l’arrière-plan. A l’opposé, l’homme en armure, représente l’allégorie, militaire, de l’Autriche, puissant voisin de la Suisse. Enfin, au centre, l’allégorie politique de la Confédération suisse unie est incarnée par le personnage central tenant le drapeau de la Suisse, une croix blanche sur fond rouge, sur lequel est inscrit, Helvetia moderna. Le paysage montagneux du fond avec son lac a pour fonction d’évoquer la topographie de la Suisse. Les personnages sont traités avec beaucoup de soins dans les détails. Le paysage est aussi dépeint avec précision. Si le ciel et les lointains sont traités dans un camaïeu de gris, les trois personnages et leurs attributs sont de couleurs vives. Le rouge prédomine ponctuant le blason, l’étendard et enfin le drapé. Albrecht Kauw (1621-1681) est un peintre actif en Suisse. Installé à Berne, il est à l’aise dans tous les genres, portraits, paysages, « vues topographiques » ou encore nature mortes. Qualifié de peintre du vivant, il connaît un grand succès. Certaines de ces œuvres sont destinées à décorer les murs des châteaux et des bâtiments « publics ». Cette Allégorie de la Suisseest caractéristique de l’époque baroque par la mise en scène théâtrale de ces personnages auxquels sont associés les figures ailées sortant des nuées. Albrecht Kauw, dans une autre Allégorie de la Suisse de 1672 a choisi d’y confronter les aspects positifs et négatifs, y opposant la vision critique d’une Helvetia modernaà celle, idéale, d’une Helvetia antiqua(absente ici du tableau). Le rôle de ces représentations allégoriques est de renforcer l’entente au sein d’une élite, dans un pays composé alors de 13 cantons confédérés, et qui doit se prémunir de puissants voisins comme l’Autriche à la tête du Saint Empire dont la Suisse s’est retirée.En savoir plus

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JEAN-MARC NATTIER - Portrait de Victoire de France

1748 Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Cette jeune fille au regard langoureux et au sourire figé pose cependant d’une façon bien dynamique. Dans un cadrage resserré, elle occupe presque tout l’espace de la représentation. Ses bras s’écartent de son torse dans un mouvement chorégraphique. L’étoffe dorée qui lui barre le buste, et dont elle retient un pan de la main gauche, fait écho au ruban de dentelle qui virevolte à l’arrière de sa coiffure. Ainsi l’aspect apprêté de cette fille de monarque est-il légèrement chamboulé par cette mise en scène moins conventionnelle. Le fond offre un subtil dégradé de gris vert qui concentre notre regard sur le modèle. Si pas un bijou ne vient souligner le rang de cette princesse de sang, c’est pour mieux nous attacher à la somptuosité de sa robe de dentelles, véritable parure où le ruché le dispute au diamant. Le rendu de la qualité des matières, dans lequel Nattier est passé maître, a fait de lui le peintre officiel de la cour. Jean-Marc Nattier (1685-1767) est un portraitiste français majeur du Siècle des Lumières. Fils d’une mère miniaturiste et d’un père portraitiste, il remporte à seulement quinze ans, le premier prix de dessin de l’Académie dont il devient membre agréé en 1713. Après un séjour en Russie où il réalise le portrait de l’impératrice Catherine II, il revient à Paris où il se consacre à une carrière de portraitiste renommé. En 1748, il devient celui officiel de la famille d’Orléans puis de la famille de Louis XV dont il peindra les enfants, l’épouse, la reine Marie Leszczynska, et même la maitresse, la marquise de Pompadour. C’est cette même année qu’il peint Le portrait de Victoire de France,l’une des huit filles de Louis XV, à l’âge de quinze ans.En savoir plus

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JEAN-HONORÉ FRAGONARD - La petite jardinière

vers 1750 -1760. Huile sur toile signée et monogrammée à droite. 98 x 85 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile signée et monogrammée à droite. 98 x 85 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile signée et monogrammée à droite. 98 x 85 cm. Certificat de René Millet Expertise. Assise au milieu d’un paysage bucolique, une fillette confortablement installée sur un talus, cueille une fleur qu’elle s’apprête à disposer dans une corbeille d’osier. Son attention est attirée ailleurs comme si elle était témoin d’une scène au-delà du cadre. Cette enfant, âgée de cinq ou six ans, est habillée comme une adulte, avec une robe à la française au corsage à large décolleté. Un chapeau de paille, rejeté en arrière, semble l’auréoler. Entre angelot et putto, la fillette appartient à un monde de l’enfance idéalisé qui vient agrémenter les scènes galantes de leurs ainés. Cette demoiselle doit probablement avoir un chérubin en pendant pour lui donner la réplique. Le format ovale de l’œuvre laisse envisager un panneau s’insérant dans le décor d’un salon. Les couleurs vives et chaudes de la robe sont rehaussées par la gamme plus pastel de la végétation qui l’entoure. Le bleu du ciel, parsemé de nuages blancs, prend des allures plus décoratives qu’atmosphériques. Tout est harmonieux et équilibré, de l’arbre incliné à l’arrière-plan qui répond au balancement de l’enfant, jusqu’à la forme arrondie de sa robe qui s’enchâsse dans l’ovale du cadre. Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) est un peintre majeur du XVIIIème siècle. Formé dans l’atelier de François Boucher, Fragonard s’initie au style rococo du maitre. Prix de Rome à 20 ans, il part en Italie en compagnie d’Hubert Robert et y découvre la peinture virtuose de Tiepolo. En 1765, il est reçu à l’Académie comme peintre d’histoire mais quitte ce grand genre pour se consacrer à une peinture plus galante voire érotique, plus en phase avec les goûts de la cour de Louis XV. La légèreté de sa touche, qui sait saisir l’instant fugace d’un regard ou d’un baiser, est toujours empreinte d’élégance et de retenue comme en témoigne la Coquette fixée.A la frivolité du sujet, s’ajoute une candeur, soulignée par des couleurs pastel. Les personnages, jamais grivois, incarnent plutôt l’innocence d’une enfance toujours latente. La Petite jardinièreappartient encore à cet âge tendre, spectatrice avant d’être bientôt actrice. Les paysages bucoliques aux verts tendres, parsemés de fleurettes, servent souvent d’écrin à ces idylles éphémères. Cette peinture de l’intime, destinée aux appartements privés, est très en vogue au milieu du XVIIIe s., fort appréciée du roi et d’une aristocratie libertine. Ces petits formats aux tonalités suaves siéent à merveille aux alcôves pour lesquelles elles sont destinées.En savoir plus

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MARIE LAURENCIN - Portrait d’Eliane de Beaumont avec son chien, Dudu

1944 Huile sur toile signée en haut à gauche. 46 x 38 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peinte par Daniel Marchesseau. Huile sur toile signée en haut à gauche. 46 x 38 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peinte par Daniel Marchesseau. Huile sur toile signée en haut à gauche. 46 x 38 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peinte par Daniel Marchesseau. Huile sur toile signée en haut à gauche. 46 x 38 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peinte par Daniel Marchesseau. La femme représentée dans ce portrait semble une apparition dans un miroir, tant ses traits diaphanes affleurent à la surface de la toile comme dans un halo de lumière. Un léger contour cerne çà et là le volume du visage et du buste. De rares couleurs rehaussent le camaïeu de gris qui s’étale en dégradé de bas en haut. Le brun jaune de sa coiffure et du pelage du chien réchauffe l’atmosphère froide du tableau, ainsi que quelques touches de rouge soulignant les paupières et les lèvres. Les yeux d’un bleu intense animent ce visage mélancolique, sans âge. Ce portrait de la comtesse de Beaumont privilégie l’intimité à la position sociale du modèle. Le style de Marie Laurencin, évanescent, doux et délicat, convient parfaitement à traduire la féminité et l’élégance discrète de cette femme du monde. La peinture chez Marie est d’abord un acte poétique. Marie Laurencin (1883-1956) est une portraitiste française, poétesse et illustratrice. Inscrite à l’école de Sèvres pour devenir peintre sur porcelaine ainsi qu’à l’Académie Humbert, elle rencontre Braque et Picabia. En 1907, elle expose pour la première fois au Salon des Indépendants en compagnie de Picasso et Derain, flirtant ainsi avec le cubisme avec son célèbre Groupe d’artistes,aujourd’hui au Musée de Baltimore. Sa notoriété monte alors en France, puis en Allemagne. Exilée en Espagne pendant la première guerre mondiale, elle fréquente le milieu Dada mais son style se montre peu perméable aux influences de ces artistes. C’est dans l’entre-deux guerres que sa carrière de portraitiste mondaine atteint son apogée. Son style singulier ne cherche pas tant la ressemblance du modèle qu’un masque reconnaissable de sa palette aux aplats de couleurs froides. Ses portraits, s’ils sont des objets à la mode, expriment aussi la recherche d’un éternel féminin. Ses clientes sont souvent ses amies et ce Portrait d’Eliane de Beaumonta été réalisé pendant la guerre alors que Marie Laurencin est réfugiée chez elle, témoignant d’une intimité entre les deux femmes.En savoir plus

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BALTHASAR VAN DER AST - Nature morte, pêches, prunes, poires et raisins

1630 Huile sur panneau signé en bas à gauche. 48 x 63 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas à gauche. 48 x 63 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas à gauche. 48 x 63 cm. Certificat de René Millet Expertise. De belles grappes de raisins aux grains mordorés reposent dans une assiette d’argent. Leurs rameaux emplissent tout le haut de la composition, présences vivantes rappelant le cep d’où elles ont été fraichement cueillies. En contrebas, posées à même la table, dont on voit le rebord, sont disposées des poires, des pêches et enfin des prunes. A l’arrière, une grappe d’un raisin noir vient se dissimuler derrière les prunes aux mêmes tonalités, comme si elle s’était échappée de l’assiette. Le peintre semble opérer ici à une hiérarchie dans l’ordonnancement des fruits, conférant au produit de la vigne la place noble, au centre dans une pièce d’argenterie, probablement pour le symbole eucharistique qu’il représente. Le réalisme avec lequel il représente ces fruits confère à cette nature morte une présence particulière loin d’être seulement décorative. La palette chaude des couleurs accroche une lumière tantôt reflétée sur la peau lisse du raisin et des prunes tantôt absorbée par le duveté des pêches. Le fond sombre et neutre renvoie aux fruits comme seuls protagonistes de cette scène. Balthasar Van der Ast (1593-1657) est un peintre néerlandais de natures mortes. Il se forme auprès de son beau-frère, le peintre Ambrosius Bosschaert, et s’établit à Utrecht puis à Delft où il se spécialise dans le genre de la nature morte auquel il aime associer parfois coquillages exotiques ou porcelaines de Chine, témoignages de la puissance économique de la Hollande de par les mers. Ses compositions placées sur un entablement au fond neutre en renouvellent le genre. Ses rares peintures sont conservées notamment au Louvre, Corbeille de fleurset au Rijkmuseum. La nature morte est un genre très prisé au XVIIe s. en particulier dans les Pays-Bas protestants qui privilégient ces sujets pour leur symbolique cachée, religieuse ou morale quand ils s’orientent vers les vanités.En savoir plus

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NICOLAS LANCRET - Fête Champêtre

Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Une assemblée dans un parc. Tandis qu’un couple enlacé déambule lentement à l’orée d’un bois, un homme agenouillé à droite sous les arbres déclare sa flamme à une jeune femme assise en lui offrant un bouquet de fleurs champêtres. Derrière, sous les frondaisons, deux autres femmes, l’une surveillant la scène, un chaperon (?), l’autre occupée à cueillir des fleurs. Un épagneul indifférent à l’action se tient au milieu des personnages. Parmi les arbres, on distingue la silhouette d’un grand vase de pierre, nous suggérant que nous sommes dans un parc. Au fond, derrière le premier couple, un vaste paysage s’étend jusqu’à des montagnes au loin. Le ciel est d’un bleu serein. Les couleurs pastel de cette scène sont aussi très suaves : roses, jaunes, orangés, qu’on retrouve plus saturés pour le couple principal. Les personnages baignés de lumière évoluent dans un univers idéalisé, une campagne d’opérette propre à cette peinture pastorale destinée à décorer de petits cabinets privés. Nicolas Lancret (1690-1743) est un peintre de genre français. Doté d’un grand talent de dessinateur, il choisit la peinture plutôt que la gravure à laquelle on le destinait. Dans l’atelier de Gillot, il se lie d’amitié avec Watteau qui influence à la fois son style et le choix de ses sujets, l’invitant à peindre hors de l’atelier paysages et scènes de la vie quotidienne. Entré à l’Académie en 1719, il se spécialise dans les scènes de genre et plus encore dans les fêtes galantes,genre spécialement inventé par l’Académie pour Watteau. Cette Fête champêtrecompte parmi les nombreux tableaux qu’il fit dans ce style pastoral pour le décor d’appartements aristocratiques, y compris pour ceux du roi Louis XV comme la série des Quatre saisons, exécutée pour le château de La Muette aujourd’hui au Louvre. Sa peinture libre et joyeuse témoigne de l’insouciance d’une société aristocratique qui s’adonne aux plaisirs de la galanterie, de la bonne chère, … des plaisirs de la vie. Mais Lancret bien que n’ayant jamais quitté Paris est aussi un admirateur des maitres anciens, notamment hollandais, dans la lignée desquels il inscrit ses scènes de genre observées avec précision. C’est encore un grand amateur de théâtre qui sait distribuer les rôles à ses personnages peints.En savoir plus

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CHRISTIAN GEIGER - Mademoiselle Tao – Laetello Ciboulette

Huile sur toile. 130 cm x 195cm Christian Geiger est un artiste plasticien aux multiples talents. Formé à l’école des Beaux-Arts de Mulhouse, il s’intéresse dès 1986 à la peinture murale de grands formats y introduisant différents matériaux. Si son art se nourrit de l’œuvre de Rauschenberg et de Rosenquist, figures tutélaires du Pop Art, accumulant images et objets de la vie quotidienne, Christian Geiger développe un style qui lui est propre, empreint d’un onirisme proche du surréalisme. Jérôme Bosch des temps modernes, il introduit dans ses paysages hyperréalistes une vie parallèle où le rêve le dispute à l’absurde, créant des rencontres inopinées entre les objets. Il joue du trompe-l’œil pour mieux nous confondre. Dans ses villes parcourues de poissons ou de bulles, telles des cités englouties, la métamorphose qu’il opère est toujours teintée d’humour. Ses rues sont saturées d’affiches, réelles ou peintes, d’où la couleur jaillit, révélant soudain le geste de l’artiste au milieu d’un traité illusionniste. Grand observateur de la cité et des hommes, il nous apporte une vision sublimée du monde où l’œil reconnait ici ou là tel monument ou tel mobilier urbain, comme autant de références à un monde réel. Car s’il est originaire de Mulhouse, où il a son atelier, Geiger est aussi un globetrotter qui parcourt la planète, toujours curieux, ouvert sur le monde. C’est ainsi qu’il s’est découvert trois autres ports d’attache qui inspirent sa créativité, New-York, Venise et Saigon. Les photocollages qu’il crée usant de sa « technique mixte sur photo perso » nous transportent alors dans des univers hybrides et nous invite à un voyage dans une nouvelle dimension.En savoir plus

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ANTOINE LE NAIN - Trois femmes avec trois enfants

vers 1640 Huile sur panneau. 29,5 x 36,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau. 29,5 x 36,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau. 29,5 x 36,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Trois femmes posent en compagnie de trois fillettes ou du moins de trois enfants vêtus de robes, comme les portaient alors indifféremment garçons et filles jusque vers l’âge de six ans. Ces trois enfants sont ici les personnages principaux de la scène bien que relégués sur la droite. Elégamment habillés de robes de belle étoffe portées sur une chemise blanche dont les revers dépassent des manches, on dirait de petits adultes en réduction ; le premier enfant arbore même un plastron festonné. Figés dans leur trois poses similaires, bras le long du corps, ils nous fixent prêts à faire la révérence. En comparaison les trois adultes sur la gauche sont plus ternes, probablement les domestiques de ces enfants, nourrice et gouvernante. Deux des femmes sont assises, une troisième évolue dans l’ombre à l’arrière. On ne devine rien de cette pièce dont le fond sombre nous ramène au premier plan. A la blancheur de la nappe où sont disposés un plat et un pain. Si la gamme de couleurs est assez restreinte avec une dominante de bruns et de gris, le blanc y joue un rôle particulier, soulignant la présence de chaque personnage avec plus ou moins d’intensité, selon leur importance sociale. Mais c’est bien le rouge qui nous indique ici les personnages dont on souhaite fixer le portrait, ces trois enfants d’une riche famille bourgeoise du XVIIe s. Antoine Le Nain (1588 – 1648) est un peintre français réputé pour ses peintures de genre dites réalistes. Elevé dans un milieu rural auquel il resta toujours attaché, Antoine est l’ainé de deux frères, Louis et Mathieu, avec lesquels il peindra toute sa carrière. En 1629, les trois frères ouvrent un atelier parisien et connaissent les faveurs du public grâce aux scènes de genre dans lesquelles ils se spécialisent. Si la peinture du quotidien est alors en vogue en Europe, le style des Le Nain se différencie du caravagisme ambiant, par une simplicité des mises en scène et une palette colorée sobre, valorisant des camaïeux de gris-bruns comme dansTrois Femmes avec trois enfants.Ils s’attachent à rendre l’intime, la chaleur d’un foyer, privilégiant l’expression des visages à la proportion des personnages, rendus parfois maladroitement. Cette œuvre attribuée à la seule main d’Antoine est plutôt rare, probablement parce qu’il s’agit de la commande particulière d’un portrait de groupes.En savoir plus

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JEAN FRANÇOIS DE TROY - L’adoration des Bergers

vers 1730 42 x 35 cm Cette oeuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Leibault. 42 x 35 cm Cette oeuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Leibault. Une nativité dans la pénombre d’une étable. Au centre, la Vierge emmaillote l’Enfant Jésus, posé sur une meule de foin en guise de table à langer. Elle présente à la vue des participants son petit corps dont irradie une vive lumière, éclairant les visages des témoins de cette scène sacrée. A gauche, Joseph, toujours bienveillant, s’accoude à la meule, drapé dans un manteau jaune qui prolonge la couche de l’enfant. A cette intimité, se joint une famille de bergers qui se tient sur la droite. Une fillette agenouillée offre une assiette de fruits, sa mère, à ses côtés, l’enlace. Enfin deux hommes, l’un tenant une lanterne, le second un mouton sur les épaules, font leur entrée. Au sommet de la pièce, à gauche, parmi des nuées deux anges à mi-corps prient les mains jointes. Si de l’enfant émane une quiétude, sa naissance semble susciter l’agitation. A l’arrivée précipitée des bergers fait écho celle, surnaturelle, des anges. Les obliques tracées par les nuées, la poutre ou le torse nu du berger sont autant de lignes qui dynamisent la composition. Le clair-obscur enfin contribue au mystère de la Nativité. La lumière divine de l’enfant supplante celle plus atone de la lanterne du berger, véhiculant ainsi le message sacré de la nouveau Testament, repoussant les ténèbres. Jean-François de Troy (1679-1752) est un peintre d’histoire. Fils du portraitiste François de Troy, il part séjourner en Italie pendant sept ans où il découvre Véronèse et Titien. Reçu à l’Académie de peinture et de sculpture en 1708, comme peintre d’histoire, il exécute alors de grands formats traitant de sujets religieux ou mythologiques. Il est cependant à l’aise dans tous les genres, des scènes galantes, prétextes à représenter des nus féminins, aux portraits de cour. Il excelle aussi dans la peinture de société et participe à la décoration des appartements royaux de Fontainebleau avec notamment Un Déjeuner de chasse,aujourd’hui au Louvre. Directeur de l’Académie de France à Rome, il encourage la carrière de jeunes artistes dont celle de Vien, futur tenant du néoclassicisme. L’Adoration des bergers résume bien le « syncrétisme » de tous les genres de JF de Troy. Le style, à la fois enlevé et structuré de cette scène de genre sacrée, a retenu la leçon des maitres italiens. Au-delà des angelots empruntés à Raphaël, l’atmosphère caravagesque traduit une influence du Guerchin dans le traitement des chairs.En savoir plus

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