"Ce mur est devenu un symbole de la douleur, un symbole où nous déplorons la vie de ceux qui n'ont pas été en mesure de le franchir" a expliqué l'artiste américano-mexicaine à Yahoo News.

Ana Teresa Fernández espère que le projet permettra de sensibiliser aux droits des migrants et des droits de l'Homme à l'échelle internationale. "Pour moi, la frontière, le mur de la frontière, est comme une pierre tombale" a t-elle expliqué.

Les polices mexicaine et américaine ont accordé peu d'attention aux peintures, qui couvrent de bleu toute la clôture. "On n'efface pas la frontière, on tire le ciel vers le bas pour l'utiliser", a déclaré Fernandez.

L'artiste avait déjà peint une section de la frontière à Tijuana en 2012 dans le cadre d'une performance vidéo. À l'époque, elle a dit que la frontière profitait surtout aux Américains et non aux Mexicains.