L’art du portrait: noblesse et douceur de vivre

Le siècle des lumières voit évoluer considérablement le rôle du portrait en peinture.

À l'origine purement officiel et politique, il devient plus léger, élégant et fantaisiste au cours du XVIIIe siècle.

Les portraits mythologiques des Mesdames de France par Nattier en offrent de brillants exemples. La pose est élégante et la fantaisie des accessoires s'ajoute à l'expression sereine et joyeuse du visage féminin.

On y observe également un goût croissant pour le mouvement et les couleurs gaies.

L'utilisation d'un fond neutre donne à l'ensemble de la composition une atmosphère plus détendue et intime. On entre véritablement dans l'intimité des appartements et les visages des personnages sont bien plus expressifs et vivants.

L'excellence des métiers d’art

Au XVIIIe siècle, les artisans réalisent des prouesses à la fois techniques et esthétiques.

Dans le domaine de l'horlogerie par exemple, les techniques progressent vite sous l’impulsion des Anglais et des Hollandais et c'est une véritable École horlogère de Paris qui voit le jour. Fruit de la rencontre de plusieurs métiers d'art, cet effort d’innovation touche non seulement à la justesse des mécanismes mais aussi à la simplicité et à l’esthétique.

Ce rare régulateur daté de 1780 est un bel exemple d'un chef d'oeuvre à la croisée entre le travail d'un maître horloger et d'un maître ébéniste.

Orné d'encadrements à décor de perles et feuillages en bronze finement ciselé et doré, son cadran est émaillé et signé Lepaute à Paris. Il indique les heures en chiffres romains, les minutes et les secondes en chiffres arabes ainsi que les quantièmes.

Le mouvement est signé Lepaute, horloger du Roi à Paris. Le meuble en acajou est estampillé Jean-François Leleu, reçu Maître le 19 septembre 1764.

Chinoiseries et Japonisme: le goût de l’époque

En 1688, Louis XIV amorce une première politique diplomatique qui amène à une série d’échanges intellectuels et artistiques entre la France et la Chine. Sous son règne se développe alors un goût français pour la Chine.

Cette attirance découle au XVIIIe siècle sur ce que l’on appelle "la chinoiserie" qui reflète un goût pour l’Orient fantasmé et son exotisme et qui apparaît dans la porcelaine, la soierie, la laque mais aussi les papiers-peints, comme ces rares compositions de lés en parfait état.

Dès la seconde moitié du XVIIe siècle, le Japon devient maître dans l'art du travail de la laque et les merveilles des artisans nippons sont très appréciées des Occidentaux.

La fermeture du commerce entre ces deux contrées raréfie l'offre de ces biens qui servaient à l'origine aux seigneurs Japonais à transporter leurs biens, vêtements ou armures.

Détournés de leur vocation première, ces objets trouvent dans les demeures aristocratiques une nouvelle place d'honneur, à l’image de cette rare paire de cabinets Japonais au décor à quartefeuilles de la période 1640–1730.

Tous les objets de la vente Aguttes seront exposés lors d'expositions publiques les dimanche 14 mai de 14h à 18h, lundi 15 mai de 11h à 18h et mardi 16 mai de 10h à 12h. Une belle idée de promenade dominicale!

La vente aura lieu le 16 mai à l'Hôtel des Ventes de Neuilly, 164 bis avenue Charles de Gaulle à Neuilly-sur-Seine.

Retrouvez sur Barnebys l'ensemble du catalogue.