Chaque année, les espaces du domaine du Château de Versailles, modèle d'excellence de l'art baroque et classique, s'ouvrent à l'art contemporain. Depuis 2008, les artistes contemporains s'y succèdent: Jeff Koons, Xavier Veilhan, Takashi Murakami, Joana Vasconcelos ou encore Anish Kapoor.

Cette année, c'est finalement l'artiste danois Olafur Eliasson qui a été choisi. L'exposition, qui se déroulera tant dans le château que dans les jardins, devrait se tenir de juin à novembre.

"Avec Olafur Eliasson, les astres peuvent se rencontrer, l'horizon se dérober, et toutes nos perceptions se brouiller. L'homme des lumières va faire danser les lignes chez le Roi Soleil" a déclaré Catherine Pégard, présidente du château de Versailles.

En 2015, Anish Kapoor avait suffisamment échaudé les esprits, avec notamment sa sculpture Dirty Corner plusieurs fois vandalisée. Avec Oliasson, l'institution limite grandement les risques de polémiques. L'artiste danois, plus consensuel, propose un art accessible qu'on pourrait qualifier de "décoratif".

Il est surtout connu pour ses installations spectaculaires, comme la très populaire The weather project (2003) dans le Turbine Hall de la Tate Modern à Londres, qui a été vue par plus de deux millions de personnes.

Avec sa dernière installation en France à l'occasion de la COP21, Eliasson a abordé le thème du changement climatique avec Ice Watch, douze énormes fragments de glacier Groenlandais, formant une horloge éphémère sur la Place du Panthéon.

En janvier 2016, Eliasson a reçu le prestigieux World Economic Forum Crystal Award, un hommage au travail accompli avec Little Sun, une lampe à énergie solaire visant à fournir une lumière propre et bon marché aux populations dépourvues d'électricité.