Le scandale a commencé avec une jeune artiste américaine, Tuesday Bassen, connue pour ses dessins, badges, logos et autres créations originales.

Artiste indépendante, Tuesday Bassen expose régulièrement ses œuvres sur les réseaux sociaux. Sur Instagram, elle cumule plus de 150 000 followers qui likent chaque jour ses créations. Jusqu'au jour où ses fans avertissent l’artiste que ses dessins sont copiés par le géant espagnol Zara.

Image via le compte Instagram de Tuesday Bassen @tuesdaybassen Image via le compte Instagram de Tuesday Bassen @tuesdaybassen

Lorsqu'elle partage son scepticisme sur Instagram, le cas prend une toute autre ampleur.

Un autre artiste américain Adam J. Kurtz crie au scandale lorsque lui aussi réalise que plusieurs vêtements Zara sont ornés de logos semblant avoir été directement inspirés de ses créations. "Environ douze personnes m'ont rapidement contacté avec d'autres exemples de plagiat" a-t-il expliqué aux journalistes de Artnet News.

Adam J.Kurtz contre-attaque en réalisant un panel de tous les logos semblant avoir été plagiés par Zara.

Une vingtaine d'artistes pour plus de 40 logos plagiés, selon Adam J.Kurtz Image via le compte Instagram de Adam J.Kurtz @adamjk Une vingtaine d'artistes pour plus de 40 logos plagiés, selon Adam J.Kurtz
Image via le compte Instagram de Adam J.Kurtz @adamjk

Depuis, les avocats des artistes se mobilisent pour obtenir gains de cause. Les articles ont été retirés de la vente, mais Zara rejette en bloc la réclamation des artistes, dont celle de Tuesday Bassen. Selon le géant industriel, les dessins de l’artiste ne seraient pas identifiables comme tels.

L'artiste Tuesday Bassen avec l'un de ses dessins qu'elle dit plagié par Zara Image via le compte Instagram de Tuesday Bassen @tuesdaybassen L'artiste Tuesday Bassen avec l'un de ses dessins qu'elle dit plagié par Zara
Image via le compte Instagram de Tuesday Bassen @tuesdaybassen

Pourtant, un blog spécialisé dans la législation de la mode, The Fashion Law, prend parti pour l'artiste. Le site stipule qu'il existe bien une loi permettant la réutilisation de designs basiques, mais celle-ci ne peut pas s’appliquer aux œuvres défendues ici qui présentent des détails facilement reconnaissances (typographie, couleurs, écritures).

Sur Instagram, Tuesday Bassen exprime sa colère et sa déception. L’artiste semble cependant prête à continuer la procédure pour que justice soit faite. À tous ceux qui demandent comment ils peuvent l’aider, elle invite à taguer et à dénoncer #Zara sur les réseaux sociaux.

Image via le compte Instagram de Tuesday Bassen @tuesdaybassen Image via le compte Instagram de Tuesday Bassen @tuesdaybassen

Cet exemple montre bien combien le droit d'auteur sur internet est compliqué et facilement menacé.

En octobre 2015, le géant américain Forever 21 était lui-aussi accusé d'avoir plagié un artiste américain du nom de Sam Larson.

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