Gustave Caillebotte (1848-1894) fut à la fois un peintre reconnu et un généreux mécène du mouvement impressionniste.

Gustave Caillebotte, Portrait de l’artiste, c. 1892, Musée d’Orsay, Paris Gustave Caillebotte, Portrait de l’artiste, c. 1892,
Musée d’Orsay, Paris

Issu d'un milieu aisé - sa famille fit fortune dans l'industrie textile et dans l'immobilier parisien-, Gustave Caillebotte est l'élève de Léon Bonnat qui le prépare au concours de l'École des Beaux-Arts de Paris.

Il y fera la connaissance d'autres peintres reconnus de son époque, parmi eux Edgar Degas, Claude Monet ou encore Pierre-Auguste Renoir avec qui il organisera en 1874 la première Exposition des Impressionnistes.

Son père meurt cette meme année laissant deux millions de francs que se partageront Gustave Caillebotte et sa famille. Ce leg mettra Gustave Caillebotte à l'abris de problèmes financiers pour le reste de sa vie.

Photographie de Martial et Gustave Caillebotte, c. 1886 Image via Dickinson Photographie de Martial et Gustave Caillebotte, c. 1886

Riche et généreux, Caillebotte supportera toute sa vie durant ses amis peintres impressionnistes, en leur achetant leurs oeuvres au prix fort ou en supportant leurs frais d'exposition.

Au total, Caillebotte co-organisera et co-financera pas moins de cinq expositions impressionnistes au cours desquelles il présente également ses propres oeuvres, suite au refus d'exposer ses toiles au Salon Officiel de 1875.

En effet, lorsque soutenu par son ami Renoir il souhaite exposer ses oeuvres et en particulier les Raboteurs de parquet, Caillebotte s'y voit l'accès refusé. Cette toile fait aujourd'hui partie des grands chefs-d'oeuvres exposés au Musée d'Orsay à Paris.

Gustave Caillebotte, Les Raboteurs de Parquet, 1875 Musée d’Orsay, Paris Gustave Caillebotte, Les Raboteurs de Parquet, 1875
Musée d’Orsay, Paris

En 1881, Caillebotte achète avec son frère une maison de campagne au Petit-Gennevilliers où se trouve le Cercle de la Voile de Paris et où il réalisera nombre de ses oeuvres pittoresques.

Ingénieur de formation, Gustave Caillebotte passe également de nombreuses heures dans son atelier naval où il se passionne à perfectionner des bateaux. En vrai régatier, il dessine et construit de nouveaux modèles innovants avec lesquels il remportera de nombreux titres.

Gustave Caillebotte, Plans pour Vol-au-Vent, publiés dans Le Yacht, 2 Mai 1896 Gustave Caillebotte, Plans pour Vol-au-Vent, publiés dans Le Yacht, 2 Mai 1896

Caillebotte se met naturellement à peindre des canotiers et des voiliers. Les scènes nautiques sur la Seine à Argenteuil et sur l'Yerres sont particulièrement présentes et représentatives de son oeuvre. C'est l'une d'entre elles que la galerie Dickinson présentera lors de la première édition de TEFAF New York.

Gustave Caillebotte, Voiliers sur la Seine à Argenteuil, 1886 Gustave Caillebotte, Voiliers sur la Seine à Argenteuil, 1886

Cette composition parfaitement équilibrée représente des bateaux de plaisance amarrés sur la Seine à Argenteuil.

La toile est travaillée par touches épaisses et serrées, dans un style très différent des effets plus fluides de Monet ou de Renoir.

Détail de Gustave Caillebotte, Voiliers sur la Seine à Argenteuil, 1886 Détail de Gustave Caillebotte, Voiliers sur la Seine à Argenteuil, 1886

Détail de Gustave Caillebotte, Voiliers sur la Seine à Argenteuil, 1886 Détail de Gustave Caillebotte, Voiliers sur la Seine à Argenteuil, 1886

Son souci du détail, son travail autour de la lumière ainsi que ses notes colorées font bien de Caillebotte un des peintres majeurs du mouvement impressionniste.

L'oeuvre de Gustave Caillebotte "Voiliers sur la Seine à Argenteuil" sera exposée du 22 au 26 octobre à TEFAF New York sur le stand de la galerie Dickinson (stand 62).

Retrouvez plus d'informations sur www.simondickinson.com.

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