Après avoir promu la vente d’une toile « authentique » de De Vinci sur le site Avito, un équivalent du site marchand eBay, le vendeur, un dénommé Dmitry, a déclaré avoir trouvé un acheteur. L’œuvre était mise en vente pour 72 millions d’euros dans une annonce comprenant plusieurs photos, ainsi que de la documentation. Postée le 1er août sur la plateforme de e-commerce russe, l’annonce a été retirée quatre jours plus tard.

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Le tableau aurait, selon Dmitry, été authentifié par la compagnie de restauration et de conservation d’œuvres d’art Atelje Catellani, basée à Stockholm. Un porte-parole de l’entreprise suédoise a déclaré que « personne n’est en droit de mettre la peinture en vente. Il n’existe pas de mandat, et personne n’a accès à l’œuvre ». La firme a par la suite communiqué qu’elle n’était pas dans l’obligation de partager d’autres informations.

L’annonce était ainsi formulée : « Attention : je vends la peinture originale de Léonard de Vinci « Jeune fille aux fourrures ». Emplacement : Allemagne…valeur estimée à 280 millions d’euros…prix demandé de 72 millions d’euros ». Le vendeur russe a refusé de divulguer l’identité de l’acheteur, et n’a pas non plus expliqué pourquoi la peinture se trouvait en Allemagne.

« Jeune fille aux fourrures », image via Historia.cat « Jeune fille aux fourrures », image via Historia.cat

Dmitry n’a donc pas opté pour une maison de ventes aux enchères pour assurer la vente du chef-d’œuvre, qui aurait pu (si l’œuvre est authentique) avoisiner la somme astronomique du Salvator Mundi, soit près de 450 millions de dollars. Après avoir été questionné sur son choix par The Art Newspaper, il répond simplement : « Pourquoi trouvez-vous cela bizarre ? J’ai été en mesure de le vendre sur Avito ».

Artsy révèle que l’œuvre serait la même que celle qui était en circulation il y a environ quatre ans : elle avait été signalée aux marchands et experts de De Vinci, et en particulier au consultant Todd Levin, qui avait été contacté par un Irlandais, Richard Lawler, certifiant qu’il souhaitait vendre non pas une, mais deux peintures de Léonard. L’expert du maître de la renaissance, Martin Kemp, avait révélé à l’époque que parmi les deux peintures de De Vinci qui semblaient circuler, l’une d’elles était un « portrait d’une jeune femme enveloppée dans une fourrure ».

Les autres annonces de Dmitry sur le site Avito, (qui offraient notamment des e-books et du matériel de formation professionnelle), ont aujourd’hui expiré.

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