C'est à l'issue d'une enquête ayant démarré en 2014 pour fraude d'oeuvres d'art que le marchand américain Eric Spoutz était arrêté et inculpé en février 2016.

Eric Spoutz donnant une conférence au Washington County Museum of Fine Arts en 2013 Courtesy of Natasha M. Spoutz, via Wikimedia Eric Spoutz donnant une conférence au Washington County Museum of Fine Arts en 2013
Courtesy of Natasha M. Spoutz, via Wikimedia

Accusé d'avoir vendu de faux tableaux de Joan Mitchell, Willem de Kooning, Robert Indiana et d'autres artistes de renom en produisant des documents de provenance falsifiés, il a aujourd'hui été condamné à 41 mois de prison -soit plus de trois ans d'incarcération. Le faussaire doit également s'acquitter d'une amende de 154 100 dollars et rembourser 1,45 million de dollars pour les "biens mal-acquis".

Se faisant appeler tour à tour Robert Chad Smith, John Goodman et James Sinclair, Eric Spoutz a notamment légué de nombreux tableaux à des institutions culturelles de renom comme le Smithsonian American Art Museum, le Los Angeles County Museum, le Museum of Fine Arts de Boston ou encore le Detroit Institute of Arts.

Ian Hornak, Angel Concert (1978) L'une des oeuvres plagiats donné par Eric Spoutz au Smithsonian Photo: courtesy Smithsonian American Art Museum et la Renwick Gallery Ian Hornak, Angel Concert (1978)
L'une des oeuvres plagiats donné par Eric Spoutz au Smithsonian
Photo: courtesy Smithsonian American Art Museum et la Renwick Gallery

En avril 2010, il a entre autres vendu deux faux pastels de Joan Mitchell pour respectivement 28 800 et 38 400 dollars alors qu'il était déjà accusé de fraude en 2005.

Le FBI a déterminé que Sppoutz avait utilisé une machine à écrire pour produire de nombreux faux documents, des correspondances avec les soit-disant propriétaires ou encore des factures de vente datées même d'avant sa naissance.

L'un des faux certificats émis par Eric Spoutz © artfakes.dk 2005 L'un des faux certificats émis par Eric Spoutz
© artfakes.dk 2005

Les acheteurs d'Eric Spoutz ne sont pas tous connus des autorités et il reste probablement des plagiats de grands maîtres en circulation sur le marché de l'art. Il reste à les trouver rapidement avant d'en perdre définitivement la trace.

Pendant son procès, Spoutz a fait part de ses remords. "J'ai trahi la confiance de mon secteur, de mes clients et de mes collègues" a-t-il regretté.

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