Sa dernière oeuvre polémique sur le sort des migrants datait de juillet dernier. À Vienne, Ai Weiwei avait installé 4000 gilets de sauvetage utilisés par des migrants en plein coeur des jardins du Belvédère.

L'installation « F Lotus » d'Ai Weiwei aux jardins du Belvédère, à Vienne, en Autriche Photo: Hans Klaus Techt/AFP/Getty Images L'installation « F Lotus » d'Ai Weiwei aux jardins du Belvédère, à Vienne, en Autriche
Photo: Hans Klaus Techt/AFP/Getty Images

Depuis maintenant plusieurs mois, l'artiste chinois a presque fait des oeuvres dédiées aux migrants sa signature.

Aujourd'hui, à l'occasion de l'ouverture de l'exposition Ai Weiwei Libero que le Palazzo Strozzi lui dédie à Florence, Ai Weiwei a dévoilé Reframe, sa dernière installation qui prend vie sur la façade du palais.

Image courtesy of Palazzo Strozzi Image courtesy of Palazzo Strozzi

Image courtesy of Palazzo Strozzi Image courtesy of Palazzo Strozzi

L'oeuvre, composée de vingt-deux canots de sauvetage, a pour visée de rendre hommage au travail des sauveteurs italiens qui tous les jours sauvent la vie de migrants proches de la noyade.

En effet, l'Italie subit une pression migratoire sans précédent. Les migrants arrivent par milliers par la Sicile, en vue de continuer leur périple vers les pays d'Europe du Nord. L'Italie n'est pour eux qu'un passage, et depuis que les postes aux frontières se sont multipliés, nombre d'entre eux tentent leur chance par la mer.

Ai Weiwei tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme avec sa dernière installation. "Si j'ai choisi Florence pour cette exposition, c'est aussi parce que l'Italie est le pays qui accueille le mieux les réfugiés. Jamais elle ne les rejette comme c'est le cas pour d'autres nations", a affirmé l'artiste.

Photo: Gianluca Moggi/New Press Photo Photo: Gianluca Moggi/New Press Photo

L'artiste chinois est souvent contesté pour ses prises de position sur le sort des migrants.

Pour Reframe, la page Facebook du Palazzo Strozzi s'est vue inonder de messages de protestations parfois violents. "Horreur", "vandalisme" ou encore "affront esthétique" font partie des critiques récurrentes.

Ai Weiwei, habitué aux accusations, a immédiatement répliqué: "Je ne m'attendais pas à de telles critiques mais c'est très bien ainsi, elles doivent faire parler de nous".

Ai Weiwei Libero, du 23 septembre 2016 au 22 janvier 2017 au Palazzo Strozzi. 

Commentaires