Le gramophone est l’un des premiers appareils qui permet de jouer mécaniquement des morceaux de musique sur des disques en métal, appelés disques « phonographiques ». Le gramophone découle du phonographe à cylindre conçu par Thomas Edison, et breveté par Émile Berliner.

Antique gramophone Odéon portable, en vente chez Catawiki

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Le nom est à l’origine une marque déposée mais sera remplacé majoritairement par la simple appellation de « phonographe », un terme qui s’étend à tous les appareils d’autrefois.

Le gramophone remplace donc le phonographe environ un siècle après la création de ce dernier, au XIXe siècle, pour être ensuite remplacé par les platines tourne-disques et les magnétophones.

La différence entre le gramophone et son prédécesseur se fait surtout par le support d’enregistrement : le phonographe lit des cylindres tandis que le gramophone joue des disques, qui au départ, tournent à 90 tours par minute. L’appareil est également doté d’une manivelle destinée à tendre le ressort moteur, une opération auparavant accomplie par une clé.

On note que les premiers gramophones, comme les « Victor V », disposent d’un cornet massif en guise de micro. Ce n’est qu’un peu plus tard, au cours des années 1910 et 1920, que les « phono-valises » et les « gramophones pique-nique » font leur apparition. Leur aspect change du tout au tout puisqu’ils sont compressés dans des petites valises ou mallettes facilitant leur transport.

L’amplification acoustique des phono-valises est assurée par une cavité conique placée à l’intérieur du boîtier, dont l’embouchure se situe entre le plateau et le couvercle.

Le gramophone pique-nique est démocratisé par l’essor de l’automobile et des sorties familiales. Doté d’un compartiment pour y ranger plusieurs disques et d’un petit réceptacle pour ranger les aiguilles de secours, son couvercle fait également office de pavillon.

Les disques compatibles à la lecture sur un gramophone comportent une gravure latérale sur la surface, et non une gravure en profondeur comme sur leur ancêtre le cylindre. Ils sont lus avec une aiguille, ce qui constitue une innovation majeure dans l’histoire des appareils de musique mécaniques.

À l’époque, Émile Berliner possède la « Gramophone Company », qui fabrique encore des anciens rouleaux en métal et dont le logo illustre un petit ange en train d’écrire avec une plume d’oie.

Disque phonographique, image via Wikipedia Disque phonographique, image via Wikipedia

Le célèbre chien « Nipper » arrive lorsque le parton de la firme souhaite donner à la compagnie une image plus accrocheuse et demande à son ami Francis Barraud de lui créer un nouveau logo. C’est le chien de ce dernier, Nipper, qui va lui inspirer le logo légendaire. Le petit animal, présent dans le studio de l’artiste pendant ses recherches, a pris pour habitude de tendre l’oreille vers le gramophone qui joue pour écouter les sons bizarres qui en émergent. L’artiste dit alors que son chien réagit aux éclats sonores comme s’il entendait « La Voix de son Maître ».

À partir de là, le destin de la marque est scellé. Le logo au chien Nipper est imprimé sur tous les disques pour gramophone et est accompagné de la fameuse appellation « His Master’s Voice » (la voix de son maître).

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