Le catalogue extensif, qui sera présenté sur deux jours, recueille plus de 500 lots aux estimations variables, allant de 100 à 10 000 dollars. Une belle opportunité pour les nouveaux collectionneurs, les amateurs de design et les chineurs.

Parmi cette sélection cosmopolite, on retient notamment la présence d’un grand nom du design français : Jacquart Adnet, un créateur connu pour son mobilier de cuir, mais aussi pour son titre de Directeur de La Compagnie des Art Français, alors qu’il n’avait que 28 ans.

Ce fauteuil, réalisé aux alentours de 1950, se compose de daim, de cuir ainsi que d’une structure de fer. Après avoir exposé à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes en 1925, Adnet était l’un des premiers designers persuadés que le métal et le verre allaient intégrer la structure des pièces de mobilier.

Plusieurs pièces de Matali Crasset, la designer industrielle innovante et moderne, seront également présentées. Crasset joue avec les concepts de modularité (on lui doit notamment un canapé modulable et transportable), d’appropriation et de flexibilité. Le miroir « Diamonds are a Girl’s Best Friend #2 » possède un support en acajou aux formes géométriques et des panneaux asymétriques en cuir rouge. L’estimation est fixée entre 6 000 et 8 000 dollars.

Toujours par Crasset, voici deux appliques murales, également titrées « Diamonds are a Girl’s Best Friend », aux lignes rappelant celles du miroir et dont l’estimation avoisine les 3 000 dollars.

Une superbe chaise de Louis Durot en polyuréthane laqué ponctuera la vente. « L’Aspirale chair », datée vers 1970, sera présentée par les experts de Wright Auction avec une estimation de 1 000 à 1 500 dollars. Louis Durot est un designer et chimiste français qui sera introduit à son matériau de prédilection, la mousse polyuréthane, lors de son année en tant qu’assistant de l’artiste César. Son œuvre s’inscrit dans l’esthétique Pop et ses sculptures aux formes organiques explorent les thèmes de l’érotisme et du fétichisme. Il reste à ce jour le directeur de « recherche polyuréthane » chez Soprema.

Les lots 278, 279 et 280, de créateurs inconnus, sont attribués à l’histoire du Design français. De très belles pièces de mobilier et ornementales dont les estimations varient de 500 (rocket) à 2 000 dollars pour le lot le plus cher (paire de tabourets).

L’objet qui clôturera cette première journée de ventes est signé par la luxueuse marque Louis Vuitton. Réalisé aux cours des années 2000, ce magnifique globe de table en plastique blanc comporte une petite fleur rouge sur la partie supérieure, et passera sous le marteau avec un prix de départ de 300 dollars.

Ces lots impressionnants n’éclipsent par pour autant les autres grands noms du Design présents au sein du catalogue, tels que Joe Colombo, Vito Acconci, Charles et Ray Eames, Arne Jacobsen ou encore Poul Henningsen.

La deuxième journée d’enchères débutera avec une chaise du designer et architecte Vico Magistretti, un contemporain de Gio Ponti et Piero Portaluppi, ses camarades de classe à l'École Polytechnique de Milan. Magistretti a collaboré pendant de nombreuses années avec Artemide, ses chaises robustes et modernistes en plastique ont voyagé dans le monde entier et ont été exposées dans les plus grands musées. Cette chaise Gaudi, pièce issue de cette collaboration, sera présentée aux enchères avec une estimation de 700 à 900 dollars.

Toujours dans l’esprit moderniste, Wright proposera plusieurs pièces du grand Mies Van Der Rohe, comme cet ensemble de quatre coussins « Barcelona » conçus pour le pavillon allemand de l'Exposition Universelle de 1929.

On retrouvera dans la vente trois lots importants signés Marco Zanuso, gagnant de nombreux Compasso d'Oro (prix de Design italien) et co-éditeur du magazine Domus. Ces meubles, tous fabriqués en 1951 pour Arflex, appartiennent à la période qui précède la longue collaboration entre Zanuso et l'Allemand Richard Supper, la relation professionnelle a perduré de 1957 à 1977.

Ces photographies de 1944 ont été prises par Carlo Mollino, « l’enfant terrible » du design de la seconde moitié du siècle dernier. Mollino se démarque rapidement de l'austérité du modernisme en créant des pièces uniques inspirées de ses passions personnelles : les formes du corps féminin (beaucoup de ses meubles sont dits « érotiques »), l'aviation et l'automobile.

La vente aux enchères « Mass Modern » de Wright Auction se tiendra les 9 et 10 août : découvrez l'intégralité du catalogue sur Barnebys !

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