Sade Marquis de Sade, La nouvelle Justine, ou les Malheurs de la Vertu

Le Marquis de Sade, de son vrai nom Donatien Alphonse François de Sade, compose le texte ci-dessus en 1787 alors qu'il est détenu à la Bastille. En 1791, ses écrits sont publiés par l'éditeur Girouard à Paris.

Six ans plus tard, il publie une nouvelle version révisée, sous le titre de La nouvelle Justine, qui a elle-même été plus tard complétée par une nouvelle extension sous le titre de L'Histoire de Juliette, sa soeur. En raison des images pornographiques qui illustrent les écrits et qui sont jugées comme obscènes, le texte est interdit en 17898 et Sade est emprisonné en 1801.

blog (1)

Les œuvres érotiques de Sade combinent la philosophie et la pornographie, et sont chargées d'images de fantasmes sexuels, dont certaines violentes et blasphématoires contre l'Église catholique. Sade croit en l'extrême et ultime liberté, sans aucune retenue pour la morale, la religion ou la loi. Le terme "sadisme" provient d'ailleurs directement de son nom.

Au total, Sade a passé 32 ans en prison ou dans des asiles d'aliénés. Ce sont pendant ces années d'incarcération qu'il a rédigé bon nombre de ses écrits.

Marquis de Sade, La Philosophie dans le Boudoir Marquis de Sade, La Philosophie dans le Boudoir

L'une des œuvres les plus célèbres de Sade s'intitule La philosophie dans le boudoir et date de 1795. Ce drame socio-politique, qui au moment de sa publication est considéré comme une œuvre de pornographie, met en scène deux protagonistes faisant valoir l'importance de la philosophie libertine en France.

L'oeuvre comprend l'un des pamphlets les plus acerbes de Sade: un texte prônant l'athéisme et la recherche du plaisir quel qu'en soit le prix, sans pour autant pouvoir être condamné par l'autorité.

John Cleland, Memoirs of a Woman of Pleasure. 2 John Cleland, Memoirs of a Woman of Pleasure. 2

Au cours de sa vie, Cleland n'a pas un sou en poche et c'est ce qui le mène à écrire Fanny Hill en 1748-1749, une œuvre décrivant les activités d'une prostituée à Londres. À l'origine publié, il est immédiatement supprimé et Cleland est appelé à comparaître devant la justice. Il plaide alors son extrême pauvreté et n'est finalement pas condamné. Il se fait remarquer par Lord Granville qui lui accorde une pension annuelle de 100 livres sterling. Il utilise cet argent pour devenir journaliste et dramaturge.

David Foxon, expert des œuvres de John Cleland, conclut que cette version de Mémoires d'une femme de plaisir est la deuxième édition connue de l'oeuvre datée de 1760.

Fanny Hill (ou Mémoires d'une femme de plaisir dans le titre original) est un roman érotique et épistolaire de John Cleland raconté du point de vue d'une femme prostituée du 18ème siècle en Angleterre. Le personnage principal de Cleland partage avec le lecteur ses aventures érotiques avec plusieurs hommes. Ce livre est l'une des oeuvres les plus opprimées de l'histoire littéraire du 18ème siècle. Ce n'est qu'en 1963 que le texte est entièrement acquitté par un tribunal de New York.

Ces oeuvres sont présentées dans une vente de la maison suisse Koller le 24 septembre 24. Du 19 au 24 septembre, des tableaux anciens, de la céramique, des bijoux et du mobilier passeront également sous le marteau de la maison. Consultez ici le catalogue complet ici.

Commentaires